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Prix littéraires : tous corrompus, tous pourris !
Je tiens à assurer que cette remarque péremptoire n'engage nul autre que celui qui l'a proférée. En la lisant, vous cautionnez et approuvez vous-même...
Par Clément S., le lundi 26 novembre 2007 à 16:00:00 - 0 commentaire
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La problématique posée reste celle de ce meilleur livre de l'année, élu dans « le bruit et la fureur médiatique » alors que tout part à vau l'au... La crise des prix (littéraires, hein, pour ce qui est du logement, Sylvie n'est s'est guère exprimée) « tient de ces fausses questions ». Tout réside plutôt dans le paradoxe de ce que les Goncourt voulant sortir de la « littérature industrielle » ont créé un prix qui ne fait qu'y replonger. Et de pointer du doigt les vils éditeurs qui se font la guerre des cent mille, depuis presque Cent ans...
Il est de même pour le prix Médécis, daté de 1958, qui avait pour vocation de sortir de l'oubli un livre alors ignoré. Tout est récupéré par un système qui « en l’institutionnalisant et le médiatisant, étouffe le ferment de rébellion qui initialement l’habite ».
Trois points marquent la réussite d'un prix, selon Mme Ducas : l'adaptation à une culture de masse (ou massive...), la production littéraire galopante et « les réalités marchandes » qui touchent çà la culture. Car finalement, d'autres médias sont depuis entrés dans la course à partir des années 70, tel le livre Inter : à travers eux, les médias se posent en détenteur « de goût », celui de leurs auditeurs, tout particulièrement.
Pour autant Sylvie ne conteste pas qu'une autorité sache apprécier la valeur d'une oeuvre. Quelle que soit la confrérie réunie pour en décider, elles participent toutes à « à cette croyance collective en l’efficace du relais institutionnel et du jugement critique pour consacrer l’excellence littéraire ». Réduits cependant au rôle d'indics, dans la foule des productions, ils assistent au « hit-parade ou au Top 50 ». La valeur n'attend pas le nombre des ventes alignées, mais le marché fait force de loi.
Les élites abattues, au profit « d'une adhésion participative » façon Star Académy - ou presque - la littérature consommable possède désormais sa date de péremption. Définitivement sans conservateur.
Sources :
Humanité
Par Clément S., le lundi 26 novembre 2007 à 16:00:00 - 0 commentaire
Mots clés :
prix -
Goncourt -
Académie -
littérature
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