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Espresso Book Machine : retour d'expérience
What else ?
Par Clémentine Baron, le mercredi 03 août 2011 à 17:00:04 - 1 commentaire
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Cette gigantesque imprimante permet de réaliser des livres papier à partir de fichiers numériques, en quelques minutes seulement. Rick Anderson, bibliothécaire de l'Utah, utilise l'appareil depuis déjà deux ans, il explique dans un article intitulé "The Good, the Bad and the Sexy : Our Espresso Book Machine Experience", les avantages et les inconvénients de l'appareil.
Le bibliothécaire raconte qu'en 5 minutes environ, l'Espresso book machine peut imprimer un livre de 300 pages. Il précise que 45 machines ont été vendues dans le monde, dont une douzaine à des bibliothèques. Le marché prévoit également de s'ouvrir aux librairies indépendantes qui en auraient les moyens (notre actualitté).
Sexy sushi
Dans un premier temps, Anderson avoue qu'il trouve cette machine terriblement sexy, précisant qu'en tant que bibliothécaire sa conception du terme sexy « est peut-être inférieure à la moyenne ». Quoi qu'il en soit, la bécane rutilante sent le progrès à plein nez et ça, ça plait.

« En libérant les éditeurs de la tyrannie du tirage et les bibliothèques de la pratique généralisée du gaspillage [...] l'EBM pourrait augmenter considérablement l'efficacité des deux secteurs en permettant à une bibliothèque ou à une librairie de donner aux chercheurs exactement ce dont ils ont besoin en quelques minutes, tout en réduisant la déforestation, les émissions de carbone provenant des camions de livraison et les le double fléau des retours de livres. »
Hormis quelques problèmes dus au climat (l'électricité statique ambiante dans cette région du globe ne permettait pas aux pages de se positionner correctement et l'on obtenait un gros paquet de feuilles chiffonnées), la machine est plutôt satisfaisante.
3 millions de livres
Son avantage principal réside dans la base de données de 3 millions de titres tombés dans le domaine public. D'un autre côté, ces livres sont donc très anciens et assez peu demandés. Le catalogue manque cruellement de livres plus récents et les éditeurs ne réagissent pas assez rapidement. Cela s'explique par le peu de machines disponibles dans le monde et qui ne justifient donc pas (encore) de gros investissements de la part des éditeurs.

Un autre défaut réside dans l'interface, où les métadonnées sont « d'une qualité abominable » et proviennent pour la plupart de Google Books. Les chercheurs ne sont donc jamais certains d'obtenir le résultat escompté.
Option papeterie
Anderson ajoute par ailleurs que la machine a très rapidement trouvé un autre usage, à savoir l'impression de livres blancs avec une couverture imprimée, illustrée grâce à la banque d'images de la bibliothèque. Ces ouvrages vierges et personnalisables se vendent comme des petits pains, pour la maudite somme de 7 dollars.
Par Clémentine Baron, le mercredi 03 août 2011 à 17:00:04 - 1 commentaire
Mots clés :
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bilan
Publié par Patrick Altman
L'Express Book Machine ne descend pas de la lune, ni du cerveau d'ingénieux bricoleurs.
La base xerographique est une machine de Xerox, modéle 4112, dont le moteur imprime 110 pages par minute.
Il y a longtemps que Xerox s'est positionné sur le marché de l'impression à la demande.
110 pages minutes est par ailleurs une vitesse que les copieurs Xerox atteignaient au début des années 1980.
La machine est donc une adaptation de la Xerox 4112 par la société Book On Demand qui a développé un logiciel plus spécifiquement adapté au marché des livres : Express Net.
A suivre...
Patrick Altman
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