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Les mesures contre le piratage d'ebook dégoûteront les lecteurs

Et réduiront le travail des auteurs à néant.

Par Clément S., le jeudi 26 mars 2009 à 17:24:13 - 5 commentaires

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Passer du livre papier au livre numérique n'ira pas sans peine, moins pour les éditeurs que pour les lecteurs, voire les auteurs. Mais les premiers ont probablement de quoi ennuyer fortement les autres, du fait des mesures présumées de protection contre le piratage dont les ebooks pourront être truffés.

Vive le verrou bien fermé !

Si le SNE a annoncé avec la force de l'ignorance que six copies pourraient être effectuées, le système de contrôle des DRM, fait chaque jour des malheureux.

Naomi Novik avait acheté un livre d'Isaac Asimov, en version numérique, sans savoir que ce dernier disposait de verrous. Lectrice, mais également auteure, elle s'est confrontée à toutes les peines du monde en tentant de transférer son fichier. Aujourd'hui que ses livres sont disponibles en version électronique, elle se souvient de cette expérience désastreuse : « Quand vous avez une version DRMisée qui empêche les gens de [copier coller] des parties du texte, c'est très frustrant pour l'amateur qui a acheté le livre. »

Protéger ? Ou alièner ?

Pour Evan Schnittman, d'Owford Press University, ces verrous protègent éditeurs et auteurs, et tout le drame du piratage de la musique est de n'en avoir pas truffé plus vite ses fichiers. La situation serait selon lui très différente aujourd'hui si dès le premier album numérisé, on avait investi dans le DRM.

Du côté du meilleur créateur de DRM, Amazon, qui a lié ses fichiers à un matériel unique, son Kindle, et a exclu les autres formats qui n'en possédaient pas, il semblerait que peu de clients se sont plaints de ces verrous. Aucun des acheteurs d'ebook sur Kindle n'a donc eu à faire face à une panne de la liseuse, sans quoi, les plaintes auraient afflué. Sans Kindle, inutile de tenter de lire son ebook en effet.

L'auteur, plus perdant encore

Que tout le monde ne soit pas d'accord sur la réalité des DRM, c'est un fait, mais Novik, elle, reste sur son expérience malheureuse de lectrice. « Le plus grand danger pour la plupart des auteurs, des romanciers, n'est pas que quelqu'un vole votre travail et le transmette, c'est que personne ne s'y intéresse. » Du fait justement des DRM. Nous l'avons déjà dit, non seulement les éditeurs y perdraient leurs auteurs, qui préféreront passer par des solutions d'auto-édition plutôt que de supporter les DRM, mais en outre, un auteur veut avant tout être lu....

L'industrie n'en est plus réellement à ses débuts dans le domaine, mais elle aura tout à gagner, une fois encore, à prendre en compte ces propos...

Sources :
Public Broadcasting



Par Clément S., le jeudi 26 mars 2009 à 17:24:13 - 5 commentaires

Mots clés :
verrous - auteurs - ennuyer - lecteur

Réactions

Publié par bruno

 

Je serais honnête avec vous la première chose que je fais quand j'ai des DRMs .... je les fais sauter. Car c'est plus qu'enervant de ne pouvoir profiter de son achat à cause de ses verrous.

Ces protection sont très facile à faire sauter... ça n'ennuie que les lecteurs honnête les DRMs. Les autres trouveront toujours moyen de passer outre.

Oui car le problème des DRMs, c'est qu'il faut qu'elles soient forcement interprétée par la carte graphique à un moment donné, donc récupérable quelque soit la qualité de la protection.
Ils utilisent des algo reversible, en général il suffit d'attendre quelques jours, voir semaines pour trouver un programme capable de les faire sauter.

Ces maisons d'editions se font avoir par les sociétés informatique qui leur vendent des verrous très coûteux, elles n'ont qu'a dire ce que le client veut entendre, pour vendre des prestations chères.
Il est très facile d'utiliser le levier de la peur quand on a à faire à des gens dépassés par la technologie. (c'est triste mais véridique)

Écrit le 26/03/2009 à 18:58

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Publié par Bruno

 

Pardon pour les fautes d'orthographes. J'ai été un peu vite en besogne.

Écrit le 26/03/2009 à 18:59

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Publié par Patrick Altman

 



Cette phrase est en exergue du premier article critique sur le "livre électronique" que j'avais écrit et paru dans "Libération" en avril 2000.
10 ans plus tard, le diagnostic n'a pas vieilli.
voir : http://www.freescape.eu.org/biblio/article.php3?id_article=22 />
A suivre...
Patrick Altman

Publié par Alcor

 

Si les réticences sont si grandes, je me demande si les lecteurs fous ne vont pas redécouvrir les quantités monumentales de livres du domaine public qui ont été numérisés et qui sont totalement libres, eux, et garants de qualités parfois oubliées.
Et on n'a pas tant de temps que ça à consacrer à cette activité. Celui qui lit l'ancien n'a pas le temps de lire le nouveau...
Ce sera autant de clients de moins pour le commerce du secteur qui va se tirer une balle dans le pied en freinant ainsi sa propre consommation.

Écrit le 27/03/2009 à 09:03

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Publié par diego

 

Ils vont faire la même erreur qu'avec les vidéos et les musiques... tant pis pour eux !



http://www.digg-france.com/CULTURE/PROTECTION-DES-EBOOKS-RAISON-DUN-ECHEC-ANNONCE-ET-PIRATAGE-DES-LIVRES-ELECTRONIQUES

Écrit le 27/03/2009 à 11:08

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