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Rejet du Règlement Google Books : tout le monde a perdu ?
Le pacte avec le diable était-il comme la démocratie, la pire et la meilleure des solutions ?
Par Clément S., le jeudi 24 mars 2011 à 12:31:11 - 1 commentaire
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C'est qu'entre temps, depuis 2009 que le Règlement a été mis en cause, quelques 6500 auteurs ont choisi de retirer leurs oeuvres de la bibliothèque de Google, avant l'échéance fixée à 2010. Ursula Le Guin avait estimé que l'accord, passé entre l'Author's Guild et Google relevait d'un « pacte avec le diable », et nombreux, finalement, sont les auteurs qui ont exprimé un désaccord farouche.
Pour le juge, le règlement révisé allait « tout simplement trop loin », et l'avance que Google pouvait prendre dans ce domaine était bien trop importante pour laisser-faire. Sans pour autant condamner la constitution d'une bibliothèque universelle numérique, dont la vocation même ne peut être qu'encouragée.
Simplement, à bien y regarder, il semble que les auteurs soient massivement ceux qui se sont opposés à ce projet.
Reste que pour le moment, personne n'a réellement gagné. Et si en France, on salue la décision du juge, pour autant, il faudra encore attendre le 25 avril pour voir ce qui sortira de la réunion réunissant les différents acteurs. Et avant tout de savoir si les parties feront appel de la décision du juge.
Or, ces semaines à venir vont particulièrement compter, puisque, finalement, depuis des années, Google numérise à tout va sans qu'aucun cadre ne le permette. Ainsi, des plaintes pourraient tout à fait jaillir, là où l'on ne les attend pas. Une version plausible, bien que l'ensemble des acteurs concernés doit se sentir passablement épuisé par des mois de réflexion et de tentatives pour avancer, qui ont abouti à un échec cuisant.
Finalement, on pourrait presque considérer qu'avec ce refus, tout le monde a perdu. Si le monde de l'édition a grandement évolué depuis les premiers temps de ce conflit, aujourd'hui, tout un chacun a plus que jamais conscience du coût réel de la numérisation. Pour preuve, en France, 500.000 oeuvres seront numérisées par la BnF avec l'argent public - ce qui devrait permettre une économie d'échelle assez grande pour les éditeurs.
Ainsi, il est difficile de nier les avantages évidents qu'aurait apportés une résolution approuvant le Règlement. (via Publishers Weekly)
Par Clément S., le jeudi 24 mars 2011 à 12:31:11 - 1 commentaire
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Publié par James
Je n'ai pas les moyens de courir les librairies, non plus que les bibliothèques ; je n'ai nul désir d'imprimer à tout va ce que Google a numérisé ; je suis un fureteur qui se régale à domicile et qui n'a aucun sentiment de culpabilité en lisant, nul sentiment de flouer auteur ou éditeur .
Qui sont donc ceux qui veulent freiner le travail de Google Books ?
A qui va profiter cet arrêt ?
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