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La fin des retours d'invendus et des avances aux auteurs
Harper Collins s'apprête à jeter une sorte d'énormissime pavé dans la mare du livre. On parlerait même de bloc de granit...
Par Clément S., le vendredi 04 avril 2008 à 10:30:28 - 0 commentaire
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Il faut faire des sacrifices... et des économies
L'étonnement est grand au sein de l'industrie, suite à cette annonce qui suit de près le départ de Robert S. Miller de la maison Hyperion (section adulte de Walt Disney), dont il est le fondateur, pour cette nouvelle entité, encore sans nom. « L'idée est de prendre toutes les choses qui sont mauvaises dans notre secteur et de tenter de les changer », explique Miller, qui se réjouit de ce nouveau départ pour lui.
Le nouveau groupe diffusera également des livres numériques et audio, a déclaré Jane Friedman, présidente et dirigeante chez HC. Actuellement, reconnaît-on, avances et retours d'invendus sont de plus en plus difficiles à assumer tandis que le public lit de plus en plus en ligne. « Nous souhaitons leur apporter l'information qu'ils veulent, dans n'importe quel format », précise Jane.
Un problème généralisé
Récemment, Barnes & Noble a déclaré des soucis financiers. Il en est allé de même pour Borders Group, qui a annoncé son intention de se vendre. L'époque est donc trouble. Mais les auteurs de best-sellers sont arrivés à un point où ils font des demandes d'avances considérables, et les éditeurs réalisent finalement peu de bénéfices malgré des succès importants. Sans compter les auteurs qui en bénéficient également et qui n'ont encore rien prouvé de leur valeur. Des investissements à long terme, dont on ignore tout du retour.
Tout le monde s'interroge
Pour Jennifer Rudolph Walsh, agent littéraire (paresseuse ?), le projet est un peu en avance. « Je ne suis pas critique à ce sujet, et plutôt ouverte aux idées, mais je pense qu'il est trop tôt pour dire quelle est la validité de celui-ci. Le discours semble clair et intéressant, mais comment cela peut-il bénéficier à l'auteur et comment trouver les lecteurs ? »
De l'autre côté de la branche, Robert P. Gruen, de Borders Group déclare : « Nous sommes généralement favorables à toute sorte d'idées qui offre une solution potentielle face au système de retour d'invendus qui ne fonctionne pas très bien pour notre industrie dans sons ensemble. »
En vertu des pouvoirs qui leur sont conférés, les libraires outre-Atlantique, outre-Manche et en Europe peuvent en effet renvoyer les exemplaires invendus aux frais des éditeurs. Les économies réalisées pour le nouveau groupe sont ainsi considérables. Et donneront sûrement des idées...
Sources :
NY Times
Par Clément S., le vendredi 04 avril 2008 à 10:30:28 - 0 commentaire
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