Le monde de l'édition > Justice > Actualité
Google : La Martinière veut 15 millions €, la France incompétente ?
On n'a pas fini avec cette affaire, personne le lâchera - à raison - quoi que ce soit.
12

Alors pour taper fortement sur les doigts de la firme californienne, ce sont 15 millions € que Me Yann Colin a hier réclamé de dommages-intérêts au TGI de Paris.
Frapper fort contre Google
Dans ce procès, la SGDL a rejoint le SNE et le groupe La Martinière, et leur avocate, Me Maïa Bensimon, pointe : « Cette numérisation systématique peut faire ressortir des œuvres dont les auteurs ne souhaitent plus la diffusion. »
L'accusation a clairement accusé un système « illégal, dangereux et dommageable aux éditeurs » alors que Google gagnerait selon les estimations de l'avocat 21,8 milliards $ en chiffre d'affaires. Voilà pourquoi une astreinte a été ajoutée : 100.000 € par jour de retard, mais surtout infraction constatée. « Il faut une astreinte lourde parce que face à Google, il faut avoir des arguments convaincants », ajoute-t-il, propos rapportés par l'AFP.
Outil de recherche documentaire, pas une bibliothèque
Contre-attaque de la défense : Me Alexandra Neri revient sur une définition du service Books : « Google recherche de livres n'est pas une bibliothèque, mais un outil de recherche documentaire. » D'autant que seuls des extraits de textes - 20 % selon ce qui se fait actuellement - équivalant au droit de citation, seraient gratuitement accessibles. « La numérisation des livres ayant lieu aux États-Unis, la loi américaine s'applique ». Un argument aussitôt dénoncé par l'avocat de La Martinière qui a « demandé au tribunal de régler le problème pour la France », ajoute-t-elle.
Mais le plus impressionnant, c'est cette réflexion qui va faire se dresser les cheveux sur la tête du président Eyrolles qui hier disait aux Échos : « Mais il est impossible, dans notre pays, qu'on donne raison à Google. » (lire l'interview, pas bien passionnante au demeurant)
La France incompétente à juger ?
L'avocate aura en effet lâché une bombe en douceur ayant « contesté la compétence de la justice française pour juger du dossier Google ». Et de dénoncer également « le fantasme général selon lequel Google fait de l'argent sur le dos des auteurs et des éditeurs ». En outre, elle tient à rappeler que, la numérisation se faisant sur le sol américain, la loi américaine s'applique : virevolte de l'avocat de La Martinière demandant « au tribunal de régler le problème pour la France ».
Le verdict sera rendu le 18 décembre prochain. En cas de rejet, le SNE a d'ores et déjà annoncé qu'il ferait appel.
Par Nicolas G, le vendredi 25 septembre 2009 à 11:45:39 - 0 commentaire
Mots clés :
Google -
Martinière -
millions -
France
Reportages
"Bob Stein : lecture, écriture, 'Il nous faut construire un écosystème neuf'"
Penseur - panseur - de l'édition numérique
Interviews
"Nicci French : « Si on commence à se sentir en sécurité, il est temps d'arrêter »"
Pour la sortie de Lundi Mélancolie, Nicci French laisse pénétrer une intimité du double, de la fragilité et de la solitude. Avec ce qu'il faut d'humour.
Interviews
""Satellite Sisters est mon premier vrai thriller de science-fiction" (Maurice G. Dantec)"
Le retour d'un grand auteur
Interviews
"Jean-Daniel Magnin : "Je suis passionné par la question du monstre""
L'homme qui voulait écrire Matrix sans le voir...
Précédentes Suivantes
Suivez-nous
Communiqué
Festival Bulles Zik : Soirée Rock Strips à l'Atelier d'en face avec Brunner, Singeon et Driangag
Rencontres / Débats - Jeudi 31 mai 2012 à 20h00 - A la librairie Vincent Brunner, Singeon et Driangag...
Profitez d'un vaste réseau de diffusion pour communiquer sur votre actualité, vos événements et vos parutions !
En savoir +
Sondage






























Publier un commentaire