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Les bonnes idées et les ratés de l’édition

La semaine des écrivains s'est achevée aux États-Unis, et devinez de quoi on a parlé ? Des droits d'auteurs...

Par Jubop, le vendredi 21 mars 2008 à 07:00:00 - 0 commentaire

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Le directeur de la publication de Scribe, Henry Rosenbloom s’est retrouvé coincé durant le festival de la Semaine des Écrivains d’Adelaide sur la question des droits d’auteurs territoriaux de la publication. Il affirmait qu’ils limitaient les publications locales en insistant sur les droits du Commonwealth quand ils ont acheté des livres américains pour le marché britannique et non des titres australiens ayant déjà été édités en Grande-Bretagne.

Le vieux débat sur les droits mondiaux refait surface

Toutefois, selon plusieurs éditeurs de Melbourne, l’argument de Rosenbloom est bien dépassé. Sandy Grant, patron de Hardie Grant, explique que les choses ont grandement changé il y a déjà 10 ans et que les droits « ont été dans une direction : la mondialisation. Pendant des années, détenir des droits mondiaux était la seule stratégie à long terme sûre et cela s’accélère avec le développement du numérique, les lois de l’Union européenne ainsi qu’Amazon etc. »

Cette tendance a été alimentée par les multinationales de l’édition s’internationalisant et l’idée que l’Australie devrait être considérée à part « défie les mouvances et la logique ». Il se demande ce qu’il se passerait si le gouvernement australien ouvrait le marché du livre de la même façon qu’il l’a fait pour la musique et les logiciels et rappelle la grande idée des États-Unis l’année des éditeurs états-uniens de ne plus vendre les droits britanniques et du Commonwealth et que la Grande-Bretagne et l’Europe deviennent des marchés libres.

Les livres sont-ils mauvais pour nous?

On se demande comment ils ont pu avancer ce chiffre : l’industrie de l’édition états-unienne serait responsable de l’entrée dans notre atmosphère chaque année de 12,4 millions de tonnes de dioxyde de carbone. Cette statistique est probablement la grande trouvaille de Tendances environnementales et impacts climatiques : découvertes de l’industrie du livre aux États-Unis qui est sorti la semaine dernière. Sans surprise, le fait d’abattre des arbres pour produire du papier a un impact important sur l’industrie du carbone.

Priorité au néerlandais

Le roman de Tim Winton Respiration est très attendu pour sa sortie en mai. Cependant, si vous parlez néerlandais, vous pouvez vous le procurer dès maintenant puisqu’il est sorti en Hollande la semaine dernière. La plupart des Néerlandais parlent anglais, mais il semble qu’il y ait un effort commun pour protéger la publication en néerlandais des éditions exportées de Grande-Bretagne et des États-Unis en sortant les livres quelques mois en avance. Les derniers essais de Jonathan Franzen par exemple furent publiés avant leur sortie aux États-Unis.

Pourtant, l’édition néerlandaise de Respiration n’est pas la seule à être sortie en avance. L’écrivain irlandais Colm Toibin et l’ancien directeur de la publication de Picador Grande-Bretagne reconverti en agent, Peter Strauss ont apporté 75 exemplaires reliés en toile et 16 reliées en cuir, tous signés par Winton et numérotés. Strauss publiait Winton en Grande-Bretagne avant. Par l’intermédiaire des Presses Tuskar Rock, Toibin et Strauss ont déjà sorti des éditions spéciales du Sois près de moi d’Andrew O'Hagan et de La vallée des lagons de David Malouf.

Fais passer la monnaie

On se rappelle tous des « garantis remboursés » que l’on peut voir sur certains livres. Et bien, les lecteurs le prennent au mot. Les gens présents à la fête du livre Murdoch durant le festival Semaine des Écrivains d’Adelaide ont bien ri en lisant une lettre adressée à la directrice exécutive, Juliet Rogers, en particulier car cette lettre critiquait l’éditeur Quercus en visite, Anthony Cheetham, dont les livres sont vendus par Murdoch en Australie.

Le lecteur remonté avait acheté un exemplaire du primé La tendresse des loups de Stef Penney car « un dénommé Anthony Cheetham avait décrit le livre comme ‘une grande œuvre de narration’ ». (C’est d’ailleurs intéressant de voir que l’éditeur encense son propre livre, mais c’est une autre histoire). Et il continua : « Je l’ai trouvé ennuyant et mal écrit. Espérant que cela s’améliorerait, j’ai lutté jusqu’à la tout aussi ennuyante conclusion. Le livre ayant une garantie remboursement, j’aimerais connaître les détails de la démarche. D’autre part, à votre place, je congédierais Anthony Cheetham car il va vous coûter beaucoup d’argent. »

L’offre de remboursement n’était plus d’actualité à l’heure où la lettre était arrivée, mais les Oeuvres Murdoch ont lancé un autre livre Quercus, La fille au tatouage de dragon de Stieg Larsson comme pacificateur.

Sources :
The Age



Par Jubop, le vendredi 21 mars 2008 à 07:00:00 - 0 commentaire

Mots clés :
Éditions - recherches - réussite - échec

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