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Quand les banques s'en prennent aux maisons d'édition
Jean-Claude Gawsewitch, le patron d'une maison d'édition indépendante, s'est vu retirer son autorisation de découvert par sa banque
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Jean-Claude Gawsewitch le patron de la petite maison d'édition Jean-Claude Gawsewitch éditeur avait obtenu de sa banque dès la création du compte de son entreprise une autorisation de découvert de 100 000 €. Étant client de la BNP Paribas depuis 30 ans, il ne s'était pas posé plus de questions que cela quant au choix de la banque.
Seulement, celle-ci lui retire sa confiance, sans raison apparente, en automne 2008 et lui commande de renflouer cette facilité de caisse qui était pourtant vitale à l'éditeur. Jean-Claude Gawsewitch explique « Ce changement de cap était d’autant plus incompréhensible et révoltant que je disposais largement de cette somme sur mon compte personnel. De plus, et surtout, mon chiffre d’affaires avait progressé de près de 60 % en 2008, ce qui est considérable dans la profession et la conjoncture actuelle ».
L'éditeur tente de prendre contact avec un médiateur mais se retrouve face à un mur : « J’ai été parmi les premiers à contacter le médiateur du crédit, René Ricol, au sujet de mes difficultés de financement. Il m’a alors fait répondre qu’il ne pouvait pas intervenir, car les banques sont privées et, par conséquent, libres d’agir comme elles l’entendent… » Nos confrères du Parisien qui révèlent l'affaire ont eux aussi tenté de contacter ce médiateur, et là, la réponse a été tout autre, il estime « invraisemblable qu’on ait pu déclarer cela à ce monsieur, car alors nous n’aurions aucun dossier en médiation ».
Heureusement, l'éditeur parvient a un accord avec sa banque. Celle-ci lui a accordé un délai de sept mois pour renflouer ses caisses. Jean-Claude Gawsewitch l'a échappé belle, sans cet accord, il aurait peut-être dû mettre la clef sous la porte. Il déclare : « Preuve de la bonne santé de mon entreprise, j’ai déjà remboursé la moitié des 100 000 € en moins de trois mois. Dans le même temps, j’ai trouvé deux autres banques qui comprennent mieux les contraintes des entrepreneurs. »
Hélas, tous les petits éditeurs n'ont pas cette chance. On n'oubliera pas notamment, l'annonce il y a tout juste un mois de la faillite des éditions Michel Champendal.
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