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Un libraire répond à Thierry Wolton
L'historien, auteur d'un article très dur sur la librairie paru dans Le Monde, partisan d'Amazon et de son combat, trouve là à qui parler...
Par Victor de Sepausy, le mardi 22 janvier 2008 à 09:00:00 - 0 commentaire
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Ce digne défenseur du libre échange ne mâche pas ses mots à l’encontre du petit monde des libraires.
En «amateur de livres», précisait-il: «Le combat du Syndicat de la librairie française est non seulement d'arrière-garde car Internet est devenu un vecteur culturel essentiel, y compris pour le livre, mais surtout il sent son poujadisme en pratiquant un corporatisme qui n'a rien à voir avec la défense du livre.»
Il ajoute plus loin :
«L'inflation de la production littéraire ne leur laisse plus le temps de lire, donc de savoir ce qu'ils vendent. Leur connaissance des ouvrages s'arrête à ce que le représentant de l'éditeur leur en a dit ou au résumé qui figure en quatrième de couverture.»
De plus, il fait aussi ses petits calculs de marge et trouve celle des libraires, à l’abri de la concurrence sur les prix, très honnête en comparaison à d’autres secteurs de la distribution. Et même en rapport avec ce que reçoivent, lors de la vente d’un ouvrage, auteur et éditeur.
Quoi de mieux, pour susciter le débat, de donner la parole maintenant à un célèbre libraire, Emmanuel Delhomme qui tient la librairie Livre Sterling, 49 bis, av. Franklin-Roosevelt, Paris-8e. Voilà l’idée de BibliObs.com.
Pour le libraire, c’est avant tout de la provocation, et même, « Thierry Wolton se fait de la publicité sur le dos des libraires. Pour moi, cet article est un tissu de mensonges. D'ailleurs, j'aimerais que les livres de Thierry Wolton soient uniquement vendus sur Amazon: peut-être constaterait-il alors l'utilité des librairies. »
En réponse aux attaques lancées contre les libraires, Delhomme taxe Amazon d’ « une lèpre qui gagne le paysage français. » En terme de conseils, ils sont toujours là et les libraires ne se contentent pas de lire les quatrièmes de couverture.
Ce qui coûte cher pour les libraires, c’est le loyer. Selon le libraire, c’est une profession dans laquelle on n'a pas la possibilité de s’enrichir. Contrairement à celle d’auteur ou d’éditeur…
En attendant, Amazon a fait appel de sa condamnation et demande à ses clients de signer une pétition pour défendre la livraison gratuite. De son côté, le site lekti-ecriture invite à signer un «appel pour le livre» réclamant des pouvoirs publics qu'ils offrent les garanties d'une «concurrence saine» entre les différents acteurs du livre.
Sources :
BibliObs.com
Par Victor de Sepausy, le mardi 22 janvier 2008 à 09:00:00 - 0 commentaire
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