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5000 médiateurs de réussite, agents de lutte contre l'absentéisme

Darcos met les bouchées double pour vous faire rester en classe.

Par Victor de Sepausy, le jeudi 22 janvier 2009 à 10:18:24 - 8 commentaires

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Xavier Darcos va encore nous inventer des miracles : pour empêcher et prévenir l'absentéisme, après le plan avertissement par SMS de Nicolas Sarkozy, voilà que 5000 postes seront créés pour compléter cette mesure.

Les futurs recrutés « seront des personnes qui connaissent les quartiers et les familles », explique le ministre dans une interview au Figaro, et ils prendront leurs fonctions dans 215 quartiers dits en difficulté à compter de mars prochain.

Cet absentéisme qui se régularise sera-t-il jugulé de la sorte ? Selon le ministre, « l'absentéisme mène au décrochage, qui conduit à l'échec scolaire, lequel mine l'insertion professionnelle et sociale des jeunes ». Aussi est-il nécessaire de prendre les dispositions nécessaires pour le freiner et l'endiguer.

« L'absentéisme est un fléau, et les solutions actuelles pour y remédier ne fonctionnent pas », déplore d'ailleurs Xavier Darcos et il fait de ce phénomène social une des priorités de « son programme d'action pour 2009 ».

Nommés « médiateurs de réussite », les 5000 agents sont déjà décriés par l'Unsa-Education. « On ne crée pas de postes dans ces domaines, mais on va créer des médiateurs dont on ne sait pas trop quelles compétences ils auront », explique Patrick Gonthier, son secrétaire général. « C’est un effet d’annonce sans discussion préalable avec l’administration et les parents d’élèves, sans concertation. »

Sources :



Par Victor de Sepausy, le jeudi 22 janvier 2009 à 10:18:24 - 8 commentaires

Mots clés :
médiateurs - réussite - agents - lutte

Réactions

Publié par Laaribi touria

 

Je suis une
habitante d'un quartier de plus de 300 familles ,je suis toujours en contact de jeunes lycéens et collégiens.Ex-employé de mairie j'ai travaillé pendant 3 ans en maison de quartier comme animatrice de proximité.Je suis constamment en contact avec les jeunes et leurs famille et la vie de quartier n'a pas de secret pour moi.C'est pour cela que je suis intéréssé par le poste de médiateur contre l'absentéisme.Actuellement à la recherche d'un emploi et dans l'atttente d'une réponse favorable de votre part, je vous pri d'agréer mes sincères salutations.

Écrit le 22/01/2009 à 15:08

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Publié par Mario [Journaliste ActuaLitté]

 

Euh... oui mais enfin, le recrutement ne se fait pas à partir de notre site.
Vous ne vous adressez pas aux bonnes personnes là...

Écrit le 22/01/2009 à 18:40

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Publié par Diana

 

oui je pense pas que le recrutement se fasse ici, et les lettres de motivation c'est mieux sans les fautes ^^

Écrit le 22/01/2009 à 21:13

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Publié par pierretj

 

Voila une mesure de bon sens et qui favorise a priori les catégories défavorisées.

Pourquoi critiquer le ministre quand il débauche et également le critiquer quand il embauche?

http://pierretj.unblog.fr/

Écrit le 23/01/2009 à 00:17

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Publié par franck

 

Il faudrait que Mr Darcos nous dise clairement quelles sont ses véritables intentions avec ses "médiateurs de la réussite"; car à part acheter la paix sociale dans certains quartiers en faisant miroiter à des jeunes plus ou moins à la dérive des emplois-rustine payés au lance-pierre et sans aucune possibilité de promotion, quel est le sens de ces mesures à la limite de l'indécence? Deuxième point plus scandaleux encore: Mr Darcos comme sa collègue de l'enseignement supérieur Mme Pécresse, considèrent que la réussite est un dû qui se réclame ou se négocie. Jamais ô grand jamais il ne leur viendrait à l'esprit que l'échec puisse venir de cette politique stupide et ravageuse qui impose des quotas de "reçus" (80% au bac - pourquoi pas directement 100%? - en attendant les 100% de titulaires d'un master) comme elle impose des quotas de "reconduits à la frontière". Ne leur viendrait-il jamais à l'esprit, à l'un et à l'autre, qu'on exerce une pression délirante sur des élèves à qui on laisse croire qu'on est obligés d'avoir au minimum un Doctorat pour être un citoyen comme il faut? Observez d'ailleurs le mépris que manifestent ces mêmes Darcos et Pécresse à l'égard des formations débouchant sur des métiers manuels. Car notez bien ceci: Darcos et Pécresse voient-ils comme une "réussite" le fait de devenir pâtissier, plombier, ou électricien? La réponse est évidente: être plombier, chocolatier ou mécanicien, c'est un ECHEC: la réussite, c'est d'être au minimum Docteur de l'Université ou, bien mieux, diplomé de l'ENA. Ca c'est de la réussite! Il faudrait d'ailleurs que l'un et l'autre songent à instituer des "médiateurs de la réussite" à l'ENA ou à Normale Sup. Soyons en effet cohérents: pourquoi n'appliquerait-on pas à l'ENA et à Normale Sup le Diktat de 80% d'une classe d'âge (90, ou 100% puisqu'on y est...) qu'on applique aujourd'hui au lycée et qu'on veut imposer à l'Université? Mais n'en demandons pas trop. Darcos et Pécresse sont finalement eux aussi soumis aux Diktats de leur supérieur hiérarchique qui en l'occurrence mesure l'action au nombre de décrets, réformes et autres plans qu'ils sont capables de dégainer chaque jour. Car c'est là l'essence du Sarkozysme: bouger, gesticuler, faire du vent, tout remuer, détruire éventuellement ce qui fonctionne pour donner l'illusion de l'action.

Écrit le 24/01/2009 à 00:24

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Publié par Olivia

 

... le vrai problème, c'est qu'on envoie des personnes en situation d'échec social (contrat aidés - jeunes diplômés, chômeurs longue durée, etc- 28h max à 700 euros net environ) expliquer à des jeunes en échec scolaire pourquoi il faut retourner à l'école.
De plus, il y a 2 corps spécialisés dans l'EN : les conseillers d'orientation et les conseilllers principaux d'éducation dont c'est le métiers et qui voient leur recrutement baisser depuis 3 ans (respectivement 50 et 200 postes ouverts en 2009 en concours externe uniquement).
Dans un lycée type : 1 CPE pour 800 élèves, un COP à mi-temps pour le même quota (sans parler du personnel socio-médical quasi inexistant...)

ce sont les élèves qui vont trinquer avec pléthore de conseillers, médiateurs, référents, agent de proximité.... et personne pour vraiment soutenir et orienter dans la continuité, avec stabilité (personnels nombrex et précaires, énorme turn-over dans les équipes éducatives) et dans sa globalité l'élève en situation de décrochage.

sérieusement, on se fout de la gueule de qui ?

Écrit le 17/02/2009 à 12:39

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Publié par poteaux

 

merci pour la proposition de médiateur,a quoi sa sert de mettre d'autres personnes pour régler les absentéismes, puisque dans les établissements il y a des gens pour régler c'est problème exemple: le CPE -assistance social - etc....... et en plus on oublie de dire que c'est personne qu'on va recruté donneront des cours de français-math-hist-géo on est pas former pour,alors on ne doit pas remplacer les professeurs ,on doit plutot recruté des profs pour le remplacement des départs en retraite qui d'ailleurs ne ce fait pas .
et de remettre des profs dans certaine matière excemple le français etc... car des classes de 30 a 35 élèves qu'on ne peu pas dédoublé merci pour le prof et comment voulez-vous que l'élève puisse suivre et comprendre le prof ne peu pas s'occupé de tout le monde cela est impossible et les élèves décroches.

Écrit le 15/03/2009 à 01:20

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Publié par Bilba

 

J'ai malheureusement signé un de ces contrats. Après un vote au conseil d'administration deux médiateurs ont été recutés. Dès le départ j'ai demandé au C.P.E si nous serions bien intégrés dans l'équipe sachant que cette mesure était plus que contestée. Il m' a dit que oui. Au final nous avons complètement été grugés. Non seulement nous n'occupons pas la fonction prévue au contrat mais en plus nous subissons les remarques désobligeantes de la part des personnels. On vient nous dire que nous avons un titre pompeux. On nous fait faire toutes les tâches subalternes qui ne ressemblent en rien à de la médiation. Nous sommes obligés de subir la situation ne pouvant rompre nos contrats. Comme je ne me laissais pas faire on m'a rétorqué qu'on avait sauté sur loccasion d'avoir du personnel supplémentaires et que je devais me contenter de ça.Je trouve cette situation des plus injuste car nous ne sommes en rien responsables du malaise de l'éducation et avant de nous recruter il fallait réfléchir. D'autres établissement on signé contre cette mesure au CA. Eux au moins ont pris leurs responsabilités.Nous ne sommes malheureusement pas seule dans cette situation.Malheusement nous n'avons même pas de syndicat pour nous défendre et sommes toujours les poires.De plus on n'a même pas le droit de se rebeller sinon on se retrouve avec tout le corps éducatif à dos.On se retrouve isolées et déprimées attendant avec impatience la fin de nos contrats pour être libérés.

Écrit le 29/11/2009 à 20:41

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