Le monde de l'édition > Société > Actualité
David Grossman : L'amour maternel, 'le plus viscéral'
Et le sujet de son nouvel ouvrage, évidemment
Par Nicolas Gary, le samedi 10 septembre 2011 à 12:55:29 - 2 commentaires
12
Comme Ora, son héroïne, David a perdu son fils, mort au Liban. Une perte qui l’a laissé « anéanti », explique-t-il dans un entretien accordé à l’AFP. « Mais j'ai recommencé à écrire, pour continuer à vivre. Et j'ai terminé ce roman qui parle de la famille, de la force de l'amour, de l'amitié et surtout d'une mère, Ora, qui veut conjurer le sort », ajoute l’auteur.
Prêtant ainsi son histoire à cette femme, Grossman avoue avoir opté pour un personnage féminin, en ce que « la femme représente le pilier de la famille ».Ora, une femme séparée depuis peu d’Ilan, son mari, quitte son foyer de Jérusalem et fuit la nouvelle inéluctable que lui dicte son instinct maternel : la mort de son second fils, Ofer, qui, sur le point de terminer son service militaire, s’est porté volontaire pour « une opération d'envergure » de 28 jours dans une ville palestinienne, nouvelle que lui apporteraient l’officier et les soldats affectés à cette terrible tâche.
Et pour comble du succès, il semble que le président Obama ait emporté le livre avec lui durant ses vacances, « la première fois qu’il en choisissait un non américain », se réjouit Grossman.En thème central, donc, l’amour maternel, « le plus viscéral », déployé au travers d’une héroïne humaine - pas de figure de martyr ni de sainte. Pour retracer l’histoire du pays, depuis 1967, en arrivant à cette époque contemporaine, particulièrement complexe.
Pour le romancier, la situation d’Israël aujourd’hui, « c'est une lame de fond, spontanée jusqu'ici. Dans la forme, une sorte de Woodstock d'indignée. Lors des élections, tous les partis devront en tenir compte ».
Par Nicolas Gary, le samedi 10 septembre 2011 à 12:55:29 - 2 commentaires
Mots clés :
femme -
fuyant -
annonce -
grossman
Publié par Ludovic
Si seulement l'amour maternel était assez puissant pour arrêter les guerres mais il semble que «l'amour de la Patrie» soit encore plus puissant.
Publié par Patrick Altman
Liberté Egalité Fraternité
Depuis six mille ans la guerre
Plaît aux peuples querelleurs,
Et Dieu perd son temps à faire
Les étoiles et les fleurs.
Les conseils du ciel immense
Du lys pur, du nid doré,
N?ôtent aucune démence
Du c?ur de l?homme effaré.
Les carnages, les victoires,
Voilà notre grand amour ;
et les multitudes noires
Ont pour grelot le tambour.
La gloire, sous ses chimères
Et sous ses chars triomphants,
Met toutes les pauvres mères
Et tous les petits enfants.
Notre bonheur est farouche ;
C?est de dire : allons ! mourons !
Et c?est d?avoir à la bouche
La salive des clairons.
L?acier luit, les bivouacs fument ;
Pâles, nous nous déchaînons ;
Les sombres âmes s?allument
Aux lumières des canons.
Et cela pour des altesses
qui, vous à peine enterrés,
Se feront des politesses
Pendant que vous pourrirez.
Et que dans le champ funeste,
Les chacals et les oiseaux,
Hideux, iront voir s?il reste
De la chair après vos os !
Aucun peuple ne tolère
Qu?un autre vive à côté ;
Et l?on souffle la colère
Dans notre imbécillité.
C?est un Russe ! Egorge, assomme.
Un Croate ! Feu roulant.
C?est juste. Pourquoi cet homme
Avait-il un habit blanc ?
Celui-ci, je le supprime
Et m?en vais, le c?ur serein
Puisqu?il a commis le crime
De naître à droite du Rhin.
Rosbach ! Waterloo ! Vengeance !
L?homme, ivre d?un affreux bruit,
N?a plus d?autre intelligence
Que le massacre et la nuit.
On pourait boire aux fontaines
Prier dans l?ombre à genoux,
Aimer, songer sous les chênes ;
Tuer son frère est plus doux.
On se hache, on se harponne,
On court par monts et par vaux ;
L?épouvante se cramponne
Du poing aux crins des chevaux.
Et l?aube est là sur la plaine !
Oh ! J?admire en vérité,
Qu?on puisse avoir de la haine
Quand l?alouette a chanté.
Victor Hugo
Publier un commentaire
Reportages
"Bob Stein : lecture, écriture, 'Il nous faut construire un écosystème neuf'"
Penseur - panseur - de l'édition numérique
Interviews
"Nicci French : « Si on commence à se sentir en sécurité, il est temps d'arrêter »"
Pour la sortie de Lundi Mélancolie, Nicci French laisse pénétrer une intimité du double, de la fragilité et de la solitude. Avec ce qu'il faut d'humour.
Interviews
""Satellite Sisters est mon premier vrai thriller de science-fiction" (Maurice G. Dantec)"
Le retour d'un grand auteur
Interviews
"Jean-Daniel Magnin : "Je suis passionné par la question du monstre""
L'homme qui voulait écrire Matrix sans le voir...
Précédentes Suivantes
Suivez-nous
Communiqué
Stephanie Mercier nous présente Creature Hormonale !
Dédicaces - Samedi 2 juin 2012 à 18h00 - A la librairie Après Tous les jours ... la grande chose ..., Stephanie...
Profitez d'un vaste réseau de diffusion pour communiquer sur votre actualité, vos événements et vos parutions !
En savoir +
Sondage






























Réactions