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Des études longues pour accéder au chômage…
Une triste réalité pour nombre de bac + 8 en France.
Par Victor de Sepausy, le vendredi 30 juillet 2010 à 07:26:23 - 16 commentaires
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En effet, sur le marché du travail, il est très difficile de trouver à se faire embaucher dans le privé avec un tel niveau d’études. Bien sûr, cela dépend également de la branche choisie… Mais la France se distingue tout de même particulièrement par rapport aux autres pays sur ce point.
En effet, le taux de chômage des titulaires d’une thèse est trois fois plus élevé en France que dans les autres pays de l’OCDE… Et le problème n’est pas à remettre sur le compte d’un surnombre de diplômés, la France ne s’illustre pas particulièrement sur ce point par rapport à ses voisins. En 2007, on comptait ainsi 11 000 nouveaux titulaires d’une thèse.
Selon l’étude du Centre d’analyse stratégique (CAS), cette situation serait à mettre sur le compte du faible développement, dans l’hexagone, de la recherche au sein du secteur privé. Les étudiants, formés dans les universités sont, une fois leur doctorat en poche, de plus en plus mal reçus par le privé.
Quand, trois ans après l’obtention de leur thèse, les docteurs se retrouvent au chômage pour 10 % d’entre eux, ceux qui viennent d’une école d’ingénieur ne sont que 4 % et, à niveau master, on reste sur du 7 %. Une inflation illégitime du chômage des plus hauts diplômés se fait nettement sentir depuis le début de cette décennie.
Ce qui apparaît très nettement en France, c’est une discrimination à l’embauche. Les recruteurs, même pour des postes de chercheurs, privilégient des candidats formés en dehors des universités. Une scission de plus en plus préoccupante s’établit donc entre les facs et le secteur privé.
Par Victor de Sepausy, le vendredi 30 juillet 2010 à 07:26:23 - 16 commentaires
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chômage -
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Publié par Pr Raynal
Merxi, il était temps de la souligner. Tout mon entourage est constitué de Dr es sciences en chômage, ou (ce qui n'apparaît pas dans les stat) occupant des emplois "alimentaires" bien en dessous, ou au dehors, de leurs compétences. Outre votre serviteur, je citerai: un généticien devenu prof... d'Occitan (oui) - une physiologiste donnant des cours de math à domicile, une autre gérant un sanatorium, et quatre autres redevenues simples mères au foyer....
Comme disait l'autre "la république n'a pas besoin de savants"... (elle à J Bové et N Hulot, auprès de ces phares de la pensée, tout autre esprit est terni).
Qui veut faire un troisième cycle en sciences doit s'expatrier: Belgique (université libre de Louvain), Canada, Angleterre...
Publié par Georges Henry
La republique qui n'a pas besoin de savants n'a rien a voir ici. Les employeurs savent parfaitement que les universites font une greve de 4 mois tous les trois ans et delivrent les diplomes quand meme, et que dans bien des disciplines, un docteur est tellement specialise qu'il serait colle a l'agreg, et dans certains cas extremes, au capes. Donc, l'employeur prefere d'autres formations. Un autre probleme qui greve les statistiques des docteurs chomeurs est celui des sujets qui n'interessent pas les employeurs: une these sur les medailles byzantines ou la sociologie javanaise est un serieux handicap pour trouver du travail hors universite. C'est aux candidats docteurs et a leurs directeurs de these de faire preuve de bon sens.
Publié par Une jeune docteur au chomage
@ George : je suis dans un secteur très porteur de la recherche et de l'enseignement, j'ai travaillé sur un sujet très ouvert et pourtant, je suis au chomage.
Vous soulignez là l'incapacité des directeurs de thèse à orienter correctement les doctorants. Ce sont eux qui choisissent dans la plupart des cas le sujet travaillé.
Et si nous regardions plutôt le problème des recrutements de maitre de conférence ? Le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux est une aberration à l'université, le nouveau système d'inscription nous fait perdre des étudiants, et le plan réussite licence réclame du personnel. En outre, dans certains départements, les enseignants n'ont pas d'étudiants et rien n'est prévu pour les déplacer. Que de choses à revoir à l'université !!
Et NON, monsieur, "les universités" ne font pas grève tous les trois ans !!!
Les étudiants font grève s'ils le souhaitent, chacun est libre, mais les enseignants ont fait UNE grève en trente ans !!
Cessons de laisser dire n'importe quoi !!
Publié par uju
d'accord avec jeune-docteur-au-chômage : + de postes à la fac, continuons d'enfermer les intellos à l'université, au moins là, ils ne font de mal à personne et leurs revendications ne risquent pas de rencontrer celles des débiles (non-thésards) qui triment parce qu'ils le veulent bien...
le monde universitaro-supérioresque est une fin en soi (voire une fin de soi et des autres)...
Publié par empereur
Nous accordons trop, en France, d'importance aux études. Il est honorable de respecter les personnes qui poursuivent de longues études, tout comme il est honorable de respecter les personnes, peu enclines par volonté ou par dépit, au système éducatif. Les autodidactes atteignent, parfois, des sommets dans leurs parcours professionnels tandis que les longues études masquent, souvent de nos jours, un échec sociétal.
Bonne journée!
Publié par kamiko
Bonsoir à tous,
Je souhaite moi aussi porter mon témoignage sur les docteurs au chômage. J'ai soutenu ma thèse de philo en 2004 et je suis partie avec mon titre en poche et rien de plus. Revenir au capes ou à l'agrégation après des années d'enfermement (pour rien) m'était et m'est encore difficile. Conclusion, j'ai poussé les portes d'une école de commerce, ironie du sort je suis sortie majore de ma promo avec une surprise amère en 2008 : crise et chômage encore et toujours...
Savez-vous comment de quoi je vis ? De garde d'enfant cà et là, de cours particuliers à domicile et de cdd bidons à mort. Les recruteurs n'ont rien à fiche de mon potentiel, ils me disent tous là même chose avant de briller par leur silence : "vous allez c'est certain y arriver..." Quand ? J'aimerais qu'on me le dise car à 36 ans, sans famille et femme sans enfants qui osera miser sur moi issue en plus de la prétendue diversité!!!
Cela me dégoute à mort car enfant je bossais pour ne pas finir dans un hlm et aujourd'hui j'y ai fait mon entrée et j'ai l'impression que je dois me la fermer pour ne pas trop déranger mes petits voisins qui adorent se complaire dans leur fange : bruit, cage d'escalier nauséabonde, poubelle et chaussures devant les portes et poils de chiens en masse de quoi se tricoter un pull pour l'hiver!!!
A quand un VRAI collectif sur les diplômés trentenaires bac + 5/8 de la République -oubliés- et encore plus méprisés que les "moi j'ai été à l'école chez Mr tout fout rien...?"
Publié par Chercheur Micro
Je suis sidérer de voir le dédain dont sont victimes les jeunes docteurs, ceux qui sont nés à la fin ou après les 30 glorieuses. Pour info, je rappelle que pour obtenir un Doctorat, il faut souvent être le meilleur ou parmi les meilleurs, cela s'appelle l'élite, ce qui demande beaucoup de sacrifices (8 années d'études après le BAC). Les docteurs ne sont pas moins bon que les ingénieurs, (dont les parents ont payés les droits d'inscription excessifs), il faut arrêter avec ce dogme france-français, nespa cher recruteurs. D'ailleurs docteur vs ingé, ca n'existe pas dans les pays les plus en avancé dans la recherche, là les plus grands sortent des universités.
Ah, j'ai un vu un poste, où le type dit que les thèses sont trop pointus......vous avez vraiment rien compris...La recherche, c'est très pointu et c'est pour cela que l'on forme des gens très compétents. C'est grâce à la recherche que la science avance. Tout les petites ou grandes découvertes et inventions se font par des chercheurs, avant que les compagnies y voient un intérêt commercial ! Et oui, ce qui sort des grandes entreprises est inventé à la base par des docteurs.
Un docteur, par opposition avec un ingénieur, doit créer des connaissances, alors qu'un ingénieur se contente souvent de faire marcher ses acquis, heureusement, certains sortent du lot.
Enfin, je ne vais pas rentrer dans le débat docteur vs ingénieur. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'un travail de docteur est hautement plus intéressant qu'un job d'ingénieur, ceux-ci étant très souvent obnubilés par le management plutôt que la science, ce qui mène aux excès que l'on connaît aujourd'hui. Et oui, la quête de pouvoir sur des plus faibles et l'argent sont la motivation de beaucoup d'entre eux.
Pour info, je suis docteur en micro et nano technologies et j'ai fait 2 ans de post-doc au CEA LETI MINATEC (meilleur centre de recherche européen), alors oui, je peux l'ouvrir un peu !
Les chercheurs sont délaissés de leurs pères et se délaissent peu à peu de la recherche. Le coût que l'état ne veux pas mettre dans la recherche se paiera beaucoup plus cher en terme de retard sur l'innovation. Pas de recherche=pas d'innovation=pas d'emploi et mauvaise image sur le plan international. C'est la recherche qui créé de une partie de la richesse d'un pays, pas les traders, qui ne crée que de l'argent virtuel avec vos sous, virtuel pour vous mais bien réel pour eux. Mais où est la richesse ? en plus, on a vu où cela mène, notamment avec la crise de 2008. Notre pays est en recul et perd peu à peu de sa superbe. et oui, voyagez un peu, vous verrez...
A l'étranger, on nous connaît pour les belles rues de Paris, Nice, la bouffe et....et...c'est tout ! Un village pour touristes étrangers et souvent fortunés.
J'en appelle aux chercheurs, à se responsabiliser, à se mobiliser. Je sais qu'ils ont du faire beaucoup de sacrifices pour atteindre le graal et qu'ils peuvent donc endurer beaucoup. Mais là, ca en est trop !!!! qu'allez-vous faire, crever de misères ???? pas d'argent, pas de vie de famille, pas de projet, allez-vous encore le supporter longtemps ?
Il faut se montrer, manifester, sortir du politiquement correcte, ce dont vous avez toujours fait preuve, puisque je n'en doute pas !!vous êtes éduqué !
Il fut un temps où l'on en demandait rien aux chercheurs, il y avait du travail. Aujoud'hui, ceux qui ont vécu leur jeunesse durant les 30 glorieuses instaurent des plans de recrutement indignes. Les embauches ne sont qu'un arrangement de castes, plutôt que des plans de recrutements sains !
Réveillez-vous avant qu'il ne soit trop tard !! car après 1, 2 ans de chômage, vous pourrez dire ADIEU à la recherche où vous avez rêvé de travailler, et pour qui vous vous êtes donné tant de mal.
PS: avis aux recruteurs qui prennent des étudiants en thèse CIFFRE pour leur faire faire un travail d'ingénieur parce cela coute moins cher et au bout de 3 ans, au revoir, arrêtez merci, vous brillerez un peu plus !
Publié par Nicolas
Bonjour,
Je suis journaliste pour une maison de production et nous préparons une émission spéciale sur les "surdiplomés précaires". Si vous le voulez bien, je souhaiterais entrer en contact avec certains d'entre vous.
Pr Raynal, Une jeune docteur au chômage, Kamiko... Je vous invite à me contacter par email (n.torrent@teleparis.fr).
Merci et à bientôt.
Publié par Clairvoye
Faire des études longues, voire très longues pour accéder à la recherche scientifique.... Et après ??? On pourrait citer un aphorisme : " la recherche où comment vivre pour travailler et non travailler pour vivre ". Je suis docteur et + et je déconseille vivement aux jeunes de faire des doctorats, cela les mènera à la précarité, à une myriade de désillusions et finalement au désespoir. SAUF pour un domaine, le médical !! En effet, en fermant de manière injustifiée (si ce n'est que pour créer la pénurie), les robinets au concours d'entrée pour faire médecine, les responsables créent une demande bien supérieure à l'offre. On l?aura compris, c'est l'éternelle ritournelle que l'on connaît bien "offre/demande". Du coup, forts de leur statut exclusif, les praticiens du médical (chirurgiens, spécialistes, orthodontistes, pharmaciens, kiné, etc...) ont bien compris qu'ils pouvaient tirer les prix vers le haut. Tous ou presque ont donc un goût immodéré pour l'argent plus que pour la médecine, tiens-donc, je croyais que c?était une passion... Il n'y a pas la crise d'emploi dans ce secteur mais plutôt la crise pour les patients, à tel point que l'on se demande si cela n'a pas une répercussion bien négative sur la santé. Bref, ce phénomène ouvre les portes à tous les excès que l'on connait, des praticiens qui, avec avidité, se remplissent grassement les poches sur le dos du contribuable (par retour de sécu). La santé, c'est un des business des plus juteux qu'il soit, à tel point que cela en est indécent. Mais puisque personne ne dit rien, c'est que tout le monde est content.
Donc un conseil, faites médecine, vous deviendrez probablement cupide et riche, avec la pérennité de l?emploi. de quoi vous assurez un bel avenir.
Sinon, pensez à l'artisanat, cela reprend la cote, et ceux que l'on croyait autrefois juste bon pour aller sur les dites "voies de garage" s'en tirent aujourd?hui mieux que les super diplômés, bientôt oubliés pour l?éternité. Ces médiocres, comme disaient les profs, ont des salaires décents et l'activité est souvent pérenne, ce qui leur permet de faire des projets dans leur vie sociale contrairement aux sacrifiés diplômés.
Publié par Dr. Trompé
Par cette petite note, je souhaietrais éclairer les jeunes qui souhaitent faire une thèse. Tout d'abord, choisissez un centre reconnu mondialement dans le domaine dans lequel vous allez vous investir. Cela vous sera fort utile lors de votre recherche d'emploi en fin de thèse. Si vous faites une thèse dans une unité mixte CNRS oubliée de tous, vous ne trouverez pas d'emploi ! en travaillant dans un centre reconnu, vous aurez accès des outils vous permettant d'être à l'état de l'art.
Le point le plus important est de bien choisir ses directeurs de thèse. Ceux-ci doivent être connus dans le secteur de recherche car vous aurez 95% de chance d'avoir un travail grâce à eux en fin de thèse. Sinon, sans leurs réseaux (appelé aussi PISTON, appelons les choses par leur nom), vous aurez 5 % de chance de trouver un emploi à la sortie, et encore... Chercher leurs publications et le nombre de citations qu'ils ont (voir éventuellement H number). Le sujet traité durant la thèse conditionne à 90% ce que vous pourrez prétendre décrocher après. Sans réseau, vous êtes bon pour le chômage très longue durée + RMI et suicide. Méfiez-vous également de ce pseudo-élitisme dont on vous bourrera le crâne, ne vous fiez pas à cela, soyez plus mâlins et utilisez-les comme eux vous utilisent. Sous des airs d'impartialité totale du choix des dossiers, dites vous bien qu'il n'en ait rien et que tout ou presque se fait par connaissances. Votre diplôme, c'est la clé de la porte d'entrée, votre réseau, c'est l'ouverture. Sans lui, vous êtes mort, ne croyez pas décrocher un emploi sans faire marcher votre réseau, très très très très peu ont eu un poste sans le réseau.
Donc, au final, là où l'on se targue de vous inculquer l'honnêteté, vous apprendrez ce qu'est l'opportunisme et le carriérisme, et les déceptions seront grandes en regard du travail fourni durant toutes ces années.
N'espérez non plus avoir de bons salaires. Certains frustrés disent sur les forum que les salaires sont par mal. Il n'en ait rien et vous aurez du mal à vivre avec moins de 2000 euros/mois, surtout dans les grandes villes où se trouvent les centre de recherche et où vous pourrez admirer, de votre 50 m² au sous sol, le mur du voisin à 2 mètres de votre fenêtre. N'ayez aucune ambition si vous faites une thèse, faite le uniquement par passion du sujet. Il n'y a pas de retour sur investissement, dites-vosu bien cela et tout le monde en aura rien à foutre de vos diplômes qui ne valent de toute façon plus grand chose...
Publié par Polito
Il y a bien une école qui faudrait fermer, c'est l'ENA !! La plupart de ceux qui y passent se retrouvent devant un tribunal avant la fin de leur vie. Devinez pourquoi ? parce qu'ils sont pistonnés par leurs collègues dans le circuit bien fermé qui les mènent au plus haut sommet des fonctions de l'état. Qu'en résulte-t-il quand ils ont les pleins pouvoirs ?? et bien toutes les magouilles possibles et inimaginables, avec détournement de fond de publics, etc... Et encore, on ne voit que la partie émergée de l'Iceberg dans les médias. Fermez cette école ! On n'a pas besoin de ces bandits en col blanc qui se croivent indispensables.
Par contre, j'ai du respect poru ceux qui créent en toute modestie et participe à accroître la richesse de ce pays, et non ceux qui sucent le sang des autres.
Publié par Lucide
Ne soyez pas crédule, n'écoutez pas les profs qui vous disent de faire des études où de vous engager dans telle ou telle voies. La plupart ne font que colporter de fausses idées reçues en vue de remplir les effectifs, et ne se soucient pas du tout de votre avenir. N'écoutez que vous et ceux à qui vous pouvez faire confiance, renseignez vous pas vous-même au maximum.
Pour la recherche et pour maintenir sa raison d'être, les centres de recherche ont besoin d'effectifs et de main d'oeuvre bien qualifiée pas chère, comme les entreprises. C'est à dire des thésards ! Ne vous lancez pas dans des sujets débils, regardez les sujets porteurs d'avenirs et sérieux et cela au delà de 3 ans car il se peut que votre sujet, qui était d'actualité au début de votre thèse, ne le soit plus à la fin. Et là...Aïe. Nous avons besoin de chercheurs, mais sur des sujets utiles et porteurs d'avenir.
Publié par alixou1
Bonjour à tous,
Je suis contente de lire ces messages.
je suis éaglement docteur au chomage, qui plus est qualifiée MCF depuis 3 ans. En outre, il ne me reste plus qu'une année de qualification pour trouver le saint graal. Mais ces rêves s'estompent face à la réalité. Et encore plus après avoir passé le cap des auditions où la plupart d'entre nous sont des figurants pour justifier le recrutement du candidat élu (dont le nom circule déjà bien avant l'audition). Bref, outre le fait que le personnel universitaire fonctionne en caste (et recrute sur des critères sociaux et amicaux), il devient de plus en plus évident que certain(e)s n'ont pas hésité à faire marcher la promotion canapé (notamment liaison avec directeur de thèse, très en vogue et très efficcace). Je vais de désillusion en désillusion, enchaine les petits boulots pour survivre et ne pas continuer cette descente aux enfers. A si, j'allais oublier, l'université m'a quand même contractualisée comme ingénieur d'études pendant 6 mois pour créer et élaborer une formation (ce que j'ai fait dans les délais, vous imaginez bien qu'après une thèse en autonomie totale ou presque on abbat du travail) et puis m'a remercié au terme de ce contrat pour mon travail (ravivant au passage quelques petits reves). mais bon, l'état s'en fiche, le tout est de supporter de souffrir en silence et d'abonder les statistiques!
Publié par Tarja_40
[quote]Votre citation[/quote][quote]Votre citation[/quote]
Publié par tryptofan
Qu'on arrête de sous-estimer les docteurs! Ils ont reçu une formation complète jusqu'à bac+5, ont travaillé pour 2 ingénieurs (en terme de productivité) pendant 3 ans en thèse et auront été chefs de projet et d'une petite équipe pendant leur 3 ans de post-doc, et avec de la chance dans les meilleurs labo internationaux (donc avec un bon carnet d'adresses très utiles pour des collaborations de grande ampleur). Ils ont déjà prouvé qu'ils s'adaptaient mieux que quiconque à n'importe quel emploi, même alimentaires, mais ils sont les mieux formés pour des postes de recherche, sur lesquels les médecins et les ingénieurs se croient supérieurs et sont, en France seulement, prioritaires ...
Je ne vais pas rentrer dans les détails de tout ce qu'un docteur aura produit et est capable de faire à 30 ans (publications, brevets, manuscrit de thèse, présentations lors de congrès, maîtrise totale des technologies et de l'informatique, gestion d'équipe et de finances, ...), ni dévaloriser les autres métiers, mais je veux simplement montrer que chacun doit reste à sa place : le médecin soigne et surveille les essais cliniques, l'ingénieur développe la haute-technologie, et le chercheur créé, invente, gère les projets et fait avancer la recherche. Vous disiez qu'il y a un problème de la recherche en France ?
Publié par Vers un monde meilleur
Allez lire sur le net le récit d'une personne qui a quitté la recherce scientifique et plus particulièrement dans les micro nano technologies. Cela s'intitule : pourquoi j'ai quitté le CEA (Grenoble). Le récit d'un doctorant, fraîchement diplômé, sur sa vision de la recherche. Le texte est fort bien écrit et a une dimension philosophique. Cet écrit amènera le lecteur à se poser des questions sur l'enjeu d'une thèse en science appliquée dans notre société contemporaine. Beaucoup se reconnaîtront dans cet écrit même si, au delà de ce que je ne qualifierais pas de péssimisme comme certains disent, certaines activités de recherche restent fondamentales mais le choix et l'enjeu des sujets de recherche doit être sérieusement refondé. Et je crois sincèrement qu'il faudrait arrêter de permettre aux ingénieurs de faire des thèses au même titre que les universitaires, leur conditionnement moral fige leur aptitude à discerner les enjeux humains des enjeux financiers et à faire la part des choses dans un souci éthique. Les universitaires n'ont pas cet état esprit et agissent avant tout dans un souci de rendre le monde meilleur sans avoir comme première variable dans les équations l'aspect vénal. Les ingénieurs ne sont éduquées que dans un souci de concurrence, de compétition avec les autres, se mesurer à son prochain, tel est le mot d'ordre, ce qui signifie clairement ne pas aller vers son prochain.
Enfin, je voudrais dire que la gadgetisation nourrit le consumérisme. C'est le paradoxe de certains axes de recherche, vouloir développer des énergies nouvelles et d'autre part soutenir indirectement l'obsolescence programmée. Où sont les grandes découvertes d'outre-temps ? Peu à peu, on se rend compte que les profits comme seule but ne nourrit que l'immédiat, l'égo et le compte en banque de certains, mais ne prépare pas au grands enjeux de demains. Les vrais chercheurs, ce qui créent, sont souvent ceux qui ne sont pas reconnus car il se conforme rarement aux méthodes management instaurées par ceux qui peu à peu dépouillent la recherche de leur richesse en l'instrumentalisant telles que ces compagnies ultra hiéarchisées et dévoureuses d'être humains.
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