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Et les communistes ? Appliquer le devoir de réserve au député Raoult

Pourquoi pas... après tout, ça commence à aller, non ?

Par Nicolas Gary, le samedi 14 novembre 2009 à 11:07:29 - 3 commentaires

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La guerre des communiqués fait rage et seul celui de Gallimard n'arrivera jamais : l'éditeur a en effet décidé d'apporter son soutien à la romancière Marie N'Diaye, mais sans communiquer sur les déclarations du député UMP Éric Raoult qui était sorti de sa tanière pour condamner la lauréate du Goncourt qui n'avait pas une suffisamment haute estime de la France et de son président.

Fort heureusement, entre temps, Éric Raoult est revenu sur ses propos : de « devoir de réserve », il est passé à « principe de modération ». Car c'est là que le bât blessait : vouloir appliquer, pardon, imposer une réserve à un citoyen qui n'est pas même fonctionnaire...

C'est alors que Marie-George Buffet est intervenue avec vigueur, réclamant au ministre de la Culture qu'il frappe « immédiatement et publiquement les propos odieux du député Raoult et réaffirme le principe de la liberté pleine et entière des créateurs ». Le ministre de son côté n'en a cure : il a déjà dit ce qu'il pensait de cette ridicule histoire.

Pour le parti communiste, ces paroles sont « inadmissibles ». Et d'ajouter : « Le gouvernement, parce qu'il se lasse déjà de taper sur les libertés des citoyens et des salariés, cherche maintenant à museler les artistes et à censurer leur liberté d'expression. » Non, mais ! La liberté de parole, c'est sacré, les communistes l'ont appris à leurs dépens.

Et mieux : c'est le fondement de notre démocratie, alors qu'un « élu de la République se permettre de la remettre en cause » voilà qui est plus que fâcheux et mérite « d'être condamné fermement ». Et puisque l'on évoque un droit de réserve, autant le mettre en pratique avec « certains politiques, députés, tentés de remettre en cause la liberté d'expression et la liberté de création » !

Et du côté de chez Raoult ?

Parmi ses dernières réactions, le député, lui assure ne rien regretter non plus, évoquant la chanson de Guy Béart : « Le premier qui dit la vérité, il faut l'exécuter. » Selon lui, il « fallait que quelqu'un réagisse » aux paroles qu'il persiste à trouver intolérables, et qui résultent de son interview dans les Inrocks.

Sources :



Par Nicolas Gary, le samedi 14 novembre 2009 à 11:07:29 - 3 commentaires

Mots clés :
communistes - appliquer - devoir - réserve

Réactions

Publié par Pr Raynal

 

Les communistes défenseurs de la liberté d'expression....
Pourquoi pas de la libre entreprise, aussi ?

Écrit le 14/11/2009 à 15:51

Répondre | Alerter

Publié par Nicolas Gary [ActuaLitté]

 


Allons, professeur, quel mauvais esprit :)

Écrit le 14/11/2009 à 17:02

Répondre | Alerter

Publié par salammbo

 

1. Dans cette histoire, il y a eu propos diffamatoires sur le président de la République et certains ministres : "La jurisprudence considère traditionnellement qu?il y a diffamation lorsque l?honneur d?une personne identifiable (nommément désignée ou non) est publiquement atteint par la divulgation de mauvaise foi d?une allégation d?un fait attentatoire à son honneur ou à sa considération. L?injure, qui elle, ne renferme l?imputation d?aucun fait suppose la réunion de quatre éléments pour être caractérisée:

- l?existence d?une insulte ou d?une invective,
-adressée à une personne désignée,
- de façon publique
-avec une intention coupable."

La liberté d'expression est donc limitée par la législation contre la diffamation et l'insulte. Faut-il changer la loi, afin de continuer à autoriser à tout un chacun d'insulter gaiement son prochain ? Pourquoi pas, cela pourrait permettre alors de traiter Marie Ndiaye de pétasse qui, après avoir englouti les petits fours de Drouant, va dégueuler sur le trottoir sa haine pour un pays démocratique, qui lui offre les moyens d'invectiver ses dirigeants.

2. Marie Ndiaye n'aime pas la France et préfère son pays ? Qui le lui conteste ? On a le droit de préférer effectivement à un pays démocratique une république bananière qui vit de compromissions, de prébendes, et laisser crever son peuple en transformant les subventions, crédits et dons envoyés par les contribuables occidentaux - ces abrutis - en palais et en dépenses somptuaires pour une clique soutenue par des "coupeurs de route".
Tout cela pendant que des crétins occidentaux envoient comme moi leurs enfants bénévoles dans les dispensaires et les centres humanitaires pour venir en aide aux plus pauvres et aux plus démunis.

3. Foin des réactions épidermiques de la gauche caviar et des communistes sur cette fichue liberté d'expression, quand elle tolère des chansons rap qui parlent d'enc. la France (avec un financement du ministère de la cul-culture) et les propos d'extrémistes dans les mosquées qui veulent égorger les juifs et les chrétiens.
Récemment, dans un dîner, un pakistanais me disait "vous les Français, nous allons vous soumettre à notre loi parce que vous n'êtes même pas capables de défendre ni votre pays ni votre religion. Nous vous aurons et nous vous massacrerons !" Et il a croqué son toast au foie gras. Bon appétit?

4. Les heures noires de notre pays ne sont pas très lointaines :
il y a le Cartel des Gauches et le Front populaire qui ont permis à Hitler de réarmer son pays tandis que le nôtre réduisait son armement, ce qui a permis la déculottée de 1940.
Il y a la fuite des membres du gouvernement de 1940, laissant un vieillard gérer comme il pouvait le bâton merdeux que lui avaient laissé les bonnes consciences de ceux qui n'ont même pas réagi lorsqu'ont eu lieu les premières lois contre les juifs (port de l'étoile jaune). Il est vrai que ce sont sans doute les mêmes qui n'ont commencé à réagir contre les nazis qu'au moment où a été violé le pacte germano-soviétique.
Sans doute les mêmes qui ont financé en Indochine les centres de lavage de cerveau dirigés par des profs de Jussieu, les égorgements de Français d'Algérie et les harkis qui ont eu le tort de croire à la France (eux, ils croyaient à l'identité nationale !)?
Ce sont les mêmes qui n'ont pas réagi à l'invasion de pays européens par l'URSS, et ont financé l'annexion de contrées lointaines par des communistes qui ont pu étendre leurs goulags et autres centres de rétention, louant la démocratie selon Fidel Castro !
Les heures noires de notre pays sont là encore aujourd'hui lorsque des Français disent qu'ils ne sont pas fiers d'être Français, et qu'ils n'aiment pas leur pays.

5. À propos d'une inscription "Mort aux cons", De Gaulle avait dit "vaste programme". C'est toujours d'actualité.

6. En vertu de la liberté d'expression, vous censurerez peut-être mon propos. Je n'en ai cure. Je ne suis que le second "à dire la vérité", je dois quand même sans doute être exécuté.

Écrit le 15/11/2009 à 21:22

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