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Les mémoires d'une Algérienne née garçon
Pionnière d'une liberté trouvée au Liban
Par Bastien Morel, le mardi 06 juillet 2010 à 16:07:12 - 3 commentaires
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Avec l’aide d’un journaliste libanais, Randa relate son enfance, sa première expérience amoureuse avec un homme et les conséquences de son choix dans une société qui ne l’accepte pas. « A un certain moment, j’ai posé deux boîtes de comprimés sur mon buffet, et je savais que j’avais un choix à faire ».
Soit choisir l’overdose médicamenteuse et mourir, soit entamer le traitement hormonal et vivre. Vivre comme une femme mais avec la crainte de mourir de la main de ceux qui la menacent.
Randa, née Fouad, choisit la seconde option, qui a pour conséquence de l’obliger à quitter son foyer et sa famille après plusieurs menaces de mort portées à son encontre.Y compris par les autorités nationales. « La sécurité générale algérienne a ouvert un fichier sur moi, et j’ai été mise en garde par des groupes islamistes », explique-t-elle. Une menace explicite plutôt, elle ajoute : « En avril dernier, on m’a posé un ultimatum expirant 10 jours plus tard, partir ou être tuée».
Renier le privilège de naître homme
Alors que son visa européen expire, la trentenaire, grande chevelure noire, fuit au Liban où l’accueillent des amis. A l’heure actuelle, elle s’est installée à Beyrouth où elle se prépare à l’opération définitive.
Une relative paix dans ce pays qui tout en condamnant les relations homosexuelles, ne prévoit aucune sanction envers les personnes changeant de sexe par le biais de la chirurgie.
Autre détail d’importance, le pays compte de nombreux praticiens réputés qui encouragent ces identités contrariées à trouver refuge à Beyrouth.
Mais il reste des questions douloureuses. Randa relate : « les gens demandent pourquoi quelqu’un qui a reçu les privilèges de naître homme doit se rétrograder à une position pire que des femmes nées comme telles ».
Mais « cette liberté qui ne vous est jamais offerte » et que « vous devez atteindre et prendre » n’est pas sans amertume. Et particulièrement l’exil loin de sa famille. L’envie d’appeler ses sœurs qui se termine irrémédiablement de la même manière en raccrochant avant que la sonnerie se fasse entendre. En leur parlant, «je ruinerais leur vie », confie-t-elle.
Par Bastien Morel, le mardi 06 juillet 2010 à 16:07:12 - 3 commentaires
Mots clés :
transexuel -
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Randa -
mémoires
Publié par samar
vous avez le titre et l'éditeur du livre?
Publié par Bastien Morel
Les seules infos qui nous sont parvenues proviennent d'une seule et même dépêche (largement reprise par le web anglais)qui ne précise ni date de publication ni éditeur. Je surveille le sujet pour trouver des compléments d'information.
Publié par Samar
Bonjour,
j'ai appris que le livre sortait en arabe chez Saqi Books (un éditeur libanais basé à Beyrouth et à Londres), et qu'il a été écrit avec le journaliste Hazem Saghieh.
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