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Livre virtuel, chômage réel : campagne anti ebook au Salon du livre
Mouais... du slogan bien tapageur et tape à l'oeil...
Par Nicolas Gary, le samedi 27 mars 2010 à 06:24:19 - 3 commentaires
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Extraits de la vindicte
ou encoreLE MONDE QU’ON NE CESSE DE VOULOIR NOUS VENDRE, censé être plus pratique et plus rapide, obéit en réalité à une double volonté : créer de nouveaux marchés (comme lorsqu’une entreprise privée est payée par les pouvoirs publics pour installer du matériel électronique) et réduire la masse salariale (un vigile prendra la place de dix bibliothécaires avec des bornes de prêt efficaces).
et mêmeENFIN, LA LOGIQUE DE LA NUMÉRISATION a besoin de chevaux de Troie (telles les bornes de cette bibliothèque ou les puces RFID servant à tracer chaque livre), pour s’insinuer au cœur de la chaîne du livre : les magnats de l’édition électronique (qui sont parfois aussi marchands d’armes) rêvent de profits colossaux grâce à la numérisation intégrale des fonds papier, sans se soucier des éditeurs et libraires, mais aussi correcteurs, imprimeurs, diffuseurs, etc.
Pas idiot, hein. Mais bon... un peu extrêmiste...Ainsi, à l’inverse de la démagogie populiste faisant d’Internet le contrepoint populaire des librairies et bibliothèques élitistes, nous pensons que le livre est au cœur des possibilités d’émancipation collective et d’élévation culturelle : les bibliothèques, véritables lieux de mixité où se croisent des hommes et des femmes de tous âges, de toutes classes et de tous horizons, sont un des derniers outils de diffusion et de réappropriation collective des savoirs, là ou le numérique ne fournit que des contenus vidés de leur sens à des individus isolés devant leurs écrans.
Par Nicolas Gary, le samedi 27 mars 2010 à 06:24:19 - 3 commentaires
Mots clés :
livre -
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chomage -
réel
Publié par Stef
Je ne comprends pas "que des contenus vidés de leur sens". En quoi le contenus n'a plus de sens en changeant de support?
Je suis désolée pour les libraires, mais je pense qu'ils ont déjà perdu la bataille depuis la vente en ligne par des géants comme Amazon (et les imprimantes individuelles laser pas cher pour les imprimeurs). La bataille était déjà perdue quand ils se battaient contre les frais de port gratuits d'Amazon...On ne parlait même pas des ebooks à ce moment.
Ce n'est que mon avis.
Publié par Betty
Intéressant d'y réfléchir.
- point sur le développement de nouveaux marchés et de réduction de la main d'oeuvre n'est pas propre à cette activité. C'est l'histoire du capitalisme.
- que les professions autour du livre en fassent le frais, c'est exact. Exemple de l'imprimerie.
- Je ne suis pas contre le développement de l'e-book, mais à condition qu'on nous laisse nos bibliothèques, lieux de rencontres et d'échanges. Si on en vient comme pour d'autres services à ne plus avoir d'interlocuteurs, mais un répondeur idiot qui vous répond "pour ceci, taper sur la touche * de votre clavier téléphonique", alors il faut être vigilants
Quand aux contenus, il y a du bon comme du mauvais sur papier et sur internet. Encore faut-il pouvoir s'y retrouver s'il n'y a personne pour informer et conseiller mais surtout des gens empressés de vendre leur soupe.
Heureusement, nous avons ActuaLitté, qui nous donne des points de vue critiques et nous donne matière à réflexion. Alors merci d'exister.
Publié par Finiderire
Bonsoir,
Je découvre au fil des billets l'existence d'un mouvement anti-ebook et je dois dire que je me marre bien. Les arguments sont d'une nullité...un mec bourré pourrait les contrer entre deux cacahuètes.
Il existe un endroit pour ces gens s'ils veulent vivre heureux : les communautés Amish.
Bon, à part ça, il arrive quand l'ebook abordable ?
a+, =)
-=Finiderire=-
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