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Pratiques culturelles des Français : l'impact du numérique
Faut pas se faire d'illusion, juste revoir les méthodes
Par Clément S., le mercredi 14 octobre 2009 à 12:08:28 - 3 commentaires
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Lire moins, avec moins de livres
Une première page très complète permet de se faire une idée de la relation française à la lecture, établissant plusieurs données importantes. En somme, les hommes et femmes possèdent à 34 % entre 1 et 30 livres (17 et 18 % entre 31 et 99 ; 18 et 19 % de 100 à 199 et 22 et 21 % 200 et plus). Pour les achats de livres, respectivement 47 et 39 % (H et F) n'ont acheté aucun livre au cours des 12 derniers mois. Entre 1 et 5 achats, 26 et 27 % ; 6 à 11 livres, pour 13 et 15 % et 12 livres et plus : 14 et 19 %.
Pour la lecture plus généralement, on constate toujours le recul entre 1997 et 2008 de la lecture de livres, comme le montre le graphique :
D’ailleurs, les Français dans l’ensemble reconnaissent eux-mêmes que leurs relations avec le monde du livre se sont distendues puisque 53 % d’entre eux déclarent spontanément lire peu ou pas du tout de livres. »
Moins d'investissement
Il semble que cela confirme des éléments déjà constatés par le passé selon lesquels les générations arrivent à l'âge adulte avec « un niveau d'engagement inférieur à la précédente ». Un second graphique permet d'en prendre conscience :
En outre, « les jeunes d'aujourd'hui » lisent manifestement moins (de livres, précisons-le au moins une fois) que leurs aînés au même âge. Contrairement aux baby-boomers qui manifestent pour les livres un intérêt légèrement supérieur à celui des générations nées avant la guerre. De même, on pourra constater que le nombre de livres lus selon le milieu social ou la gentilité s'est passablement dégradé en l'espace de dix années.
L'incidence des écrans sur l'activité culturelle
Entres autres conclusions, d'autres ciblent l'arrivée des écrans (télévision, PC, consoles) et leur influence sur notre quotidien : « Les moins de 45 ans, les jeunes et les milieux favorisés en sont les principaux utilisateurs, à la différence de la télévision dont la consommation a toujours été plutôt le fait des personnes âgées et peu diplômées. La montée en puissance de l’Internet et des “nouveaux écrans” s’est traduite par une baisse de la durée d’écoute de la radio et de la télévision dans les jeunes générations, tandis que la lecture de presse quotidienne (payante) et de livres a continué à diminuer, dans le prolongement des tendances observées dans les années 1980 et 1990. »
Les bibliothèques exemptes
Cependant, il semble que le temps supplémentaire passé devant ces nouveaux écrans n'a pas modifié l'envie de sortir ni fait diminuer la fréquentation des équipements culturels : « Si les bibliothèques et médiathèques ont connu un léger tassement, le cinéma en salle a touché en 2008 plus de monde qu’en 1997 et la fréquentation des lieux de spectacle ou d’exposition a peu évolué dans l’ensemble. Enfin, le développement du numérique et de l’Internet ont profondément renouvelé les manières de faire de l’art en amateur dans le domaine de la photographie et de la vidéo, mais aussi de la musique, de l’écriture ou des arts graphiques. »
L'intégralité de cette étude peut être retrouvée à cette adresse.
Par Clément S., le mercredi 14 octobre 2009 à 12:08:28 - 3 commentaires
Mots clés :
pratiques -
culturelles -
France -
impact
Publié par Lecteur
Bizarre, cette enquête. On ne sait pas trop ce qu'ils entendent par quotidien. Si je lis d'affilée un article du Figaro puis un du Monde puis un de Libé après avoir surfé sur Google Actualités, je lis 1 quotidien, 2 ou bien 3 ou bien zéro parce que ce n'est pas du papier ?
Si je relis un poème de Baudelaire sur Gallica, ou la lettre de Guy Môquet sur un site de l'éducation nationale, je lis 2 livres ou zéro ?
La comptabilité des actes d'accès à la culture faite par ce rapport m'a l'air vieillotte. Il faudrait compter le nombre de mots lus et non le nombre de livres.
Si ce qui est non payant n'existe pas, pourquoi alors recenser les bibliothèques ? Pourquoi recenser la télévision ?
Publié par Lecteur
Si je regarde un match de foot à la télévision, ça compte. Si je vais au stade voir un match de foot ça ne compte pas. Si je suis footballeur amateur et joue au foot ça ne compte pas.
Si je regarde un jeu télévisé, ça compte. Si je joue à la belote avec des amis, ou fais un mots-croisés ça ne compte pas.
Si je regarde le loto à la télé ça compte. Si je fais un tac-o-tac au tabac, ça ne compte pas.
Cette enquête c'est du grand n'importe quoi sociologique.
Publié par Demosthene
Une question simple, mais qui mérite à mon avis que l'on s'y attarde: qu'entend-t-on par "livre"?
Mettra-t-on sur un même pied Harry Potter et Platon? Stephen King et Oscar Wilde?
Il conviendrait ici d'évaluer qualitativement les lectures, tâche ardue je l'admets, mais qui est indispensable à la pertinence normative de l'enquête.
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