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Professeurs des écoles : des taux d'absentéisme anormalement élevés

Une étude vient démontrer que les instits sont deux fois plus souvent en arrêt maladie que dans le privé.

Par Victor de Sepausy, le mardi 30 juin 2009 à 07:22:46 - 11 commentaires

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Depuis toujours les salariés du privé aiment à dire que dans la fonction publique, on a souvent tendance à se la couler douce, si vous me passez l’expression… Hélas, une étude très sérieuse, dont une partie du contenu a été révélée par RTL, démontre que les professeurs des écoles présentent deux fois plus d’arrêts maladie que dans le privé.

Absences : des raisons plus ou moins avouables :

Sur l’année scolaire 2007-2008, 45 % des enseignants de la maternelle et du primaire auraient posé un arrêt maladie. Les instits totalisent, en moyenne, 11 jours d’absence par an alors que dans le privé, on tombe à 9.

Quand on y regarde de plus près, on ne peut que rester dubitatif sur les pics de ses absences durant l’année scolaire. Si l’on peut expliquer la hausse importante avant et après les vacances de Noël par les épidémies de grippes auxquelles sont particulièrement exposés ce personnel travaillant devant un jeune public, les absences élevées au moment des ponts du mois de mai posent déjà davantage de problèmes…

Des contrôles peu existants :

L’étude révèle par ailleurs que les enseignants non contents de leur affectation ainsi que les remplaçants manquent plus souvent à l’appel que leurs collègues. Le problème, c’est que dans l’Education nationale, chose assez curieuse d’ailleurs, il n’existe pas de médecine du travail et les contrôles des arrêts maladie sont plutôt rares…

Dernier point de l’étude, sur dix jours d’absence d’un enseignant, en moyenne six sont remplacés. Cela fait dire au nouveau ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, qu’un mieux est encore possible en la matière…



Sources :
Le Point



Par Victor de Sepausy, le mardi 30 juin 2009 à 07:22:46 - 11 commentaires

Mots clés :
absentéisme - enseignants - étude - arrêts

Réactions

Publié par eric

 

c'est sûr que dans mon cas, j'ai manqué une journée cette année et pour un total de 10 jours en 15 ans (hors paternité). Suis je donc autant absent pour 2009 qu'un salarié qui aura manqué une fois mais 15 jours ?
Cette statistique n'a absolument AUCUNE VALEUR !
Il faudrait connaître la durée et SURTOUT ne pas comptabiliser comme l'avait fait M Allègre les congés maternité et les formations.

Écrit le 30/06/2009 à 08:08

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Publié par Yepok

 

@Eric : je ne comprends pas votre critique sur la durée, puisque le billet signale « Les instits totalisent, en moyenne, 11 jours d?absence par an alors que dans le privé, on tombe à 9. »
D'accord par contre que (comme pour toute étude statistique) il faut creuser pour s'assurer de ce que recouvrent réellement les chiffres qu'on nous présente (y compris celui de la durée d'absence moyenne ! ;-) )

Écrit le 30/06/2009 à 10:33

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Publié par fogola

 

Vous dites"étude sérieuse".Quels sont les critères de garantie du sérieux de cette étude.On peut faire courir bon nombre de rumeurs sur ce seul critère.La source est elle aussi une garantie?S'il vous plaît les mots doivent avoir un sens!

Écrit le 01/07/2009 à 01:00

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Publié par v1000

 

Cette profession est féminine pour 81 % de ses salariés. La profession voit également un net rajeunissement de sa population. Dans l'étude, on ne distingue pas les congés maternités et les temps de formation des réelles arrêts maladie.
C'est sûr, le % de congé maternité est beaucoup plus important dans une profession qui rajeunit et qui est très féminisée.
De plus, les conditions de travail se sont beaucoup dégradées, la tension nerveuse est à son comble avec 32 élèves par classe en école maternelle, l'accueil des enfants avec de gros troubles du comportement dans des classes toujours plus surchargées n'améliore rien. Mais là, ce ne serait plus le personnel qui serait montré du doigt...
Merci à nos dirigeant pour ce gentil bouquet de fleurs lancé en cette fin d'année scolaire. Ce coup médiatique n'existe en réalité que pour faire accepter l'agence de remplacement, n'oublions pas que c'est seulement chez les professeurs des écoles que jusque là, il n'y avait pas d'emploi précaire.

Écrit le 01/07/2009 à 09:15

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Publié par Lemice

 

Et une couche de plus sur les enseignants ou plutôt sur le service public chaque jour un peu plus mis en pièces. On croirait ce sondage ciblé pour donner du grain à moudre aux partisans de son extinction. Ah ! s'il n'y avait plus que du Privé, si tout était payant, la vie serait encore plus belle. Gare à la manipulation des esprits !

Écrit le 01/07/2009 à 09:35

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Publié par DUSS

 

Heureusement qu'il y a des vacances toutes les 7 semaines, sinon cela tendrait à l'esclavagisme.

Écrit le 01/07/2009 à 10:35

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Publié par Terrieux

 

Misère. Il vaut mieux lire pareille ânerie que d'être aveugle.

Écrit le 01/07/2009 à 13:42

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Publié par Cvlada

 

Deux raisons à cela:
- Les écoles sont un élevage de bactéries et virus.
- Ecole maternelle : 93 pour cent de femmes et 78 pour cent de femmes en élémentaire. Quand il y a des problèmes de grossesse ( j'ai passé 10 mois alitée durant mes 2 grossesses), les arrêts sont très longs. Peu de chance que dans le privé, il y ait autant de femmes en proportion.

Écrit le 05/07/2009 à 22:24

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Publié par Cvlada toujours

 

Ah j'oubliais: NON ça ne m'a pas fait plaisir d'attraper la GALE d'un de mes élèves, NON je n'ai pas aimé avoir la gastro d'un autre dont la mère devait absolument aller travailler (dans le privé)...non je n'aime pas nettoyer le vomis d'une autre élève par terre et attraper PAS DE CHANCE!!!!! une seconde gastro...
Quels tire-au-flanc on fait quand même!!!

Écrit le 05/07/2009 à 22:28

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Publié par CHENARD

 

Bonjour,
N'avez-vous jamais entendu parlé des "risques psychosociaux"; même que l'Europe demande à ses membres de réguler le coût de la santé au travail car représente entre 3 et 6 % du PIB (partout dans le monde d'ailleurs). Et si ces absentéismes étaient causés, depuis 1985, par le démantèlement des services publics pour libéraliser tous les marchés comme l'exige l'Europe (libre échange néolibéral et non réglementé y compris pour les SIG ou service d'intérêts généraux)? voir http://econon.free.fr/Gadrey.html /> Il faut savoir aussi que ce phénomène a émergé en premier chez les professions médicales et sociales. Tiens... qui dépendent entièrement des politiques publiques et de son financement. Vous avez surement entendu parler des suicides surle lien de travail chez France Telecom -tiens, un ex service public comme SNCF, La Poste, hôpitaux, éducation nationale,... ou récemment pole Emploi. http://www.caf.fr/web/WebCnaf.nsf/090ba6646193ccc8c125684f005898f3/5f0de4a835febf33c12577a7002e18a7/$FILE/PSF101_CR_CDejours_FBegue.pdf . Yves CLOT chaire de psychologie du travail au CNAM en parle très bien aussi dans son dernier ouvrage "Le travail à coeur".Mais oui, il est plus simple de décrédibiliser encore plus les fonctionnaires et en plus qui même quand ils n'ont pas trouvé de médecin pour leur faire un arrêt, ils se débrouillent pour faire grève et nous emmm... sans compter ses collabos de médecins complaisants!
Vous diffusez des informations en interprétant (pardon répétant bêtement) les causes et jetant le discrédit sur des personnes déjà en grande souffrance psychique et cilpabilisées pour donner de l'eau au moulin du démantelement de l'Etat. Si vous défendez les citoyens et les générations futures, renseigner-vous sur le tournant des années 90 et les risques psychosociaux appelé RPS. L'Etat oblige même les entreprises à faire de la "prévention" (cf rapport LEGERON qui ne s'occupe que de détecter et "soigner" les souffrants tout au plus).
Même la médecine du travail est maintenant pieds et poings liés et se voit supprimé son rôle de prévention...
Bon, j'arrête là. Si cela vous intéresse il y a des tas de choses à lire fort intéressantes mais si c'est plus simple pour vous de penser que le public c'est des fainiasses et qu'ils coûtent cher pour cultiver encore plus leur fainéantise et leurs privilèges, posez-vous la question pourquoi.
Ex - employée d'un service public démantelé (formation professionnelle), licenciée pour inaptitude professionnelle permanente, j'ai failli mourrir suite à un burn out provoqué par ces mécanismes d'intoxication producticistes au mépris de l'objectif social du service public. Voir la dégradation et dévalorisation du travail et connaître les conséquences de délitement du lien social et de la santé de nos concitoyens généré par cela est insupportable; d'autant plus que les vrais employeurs et financeurs des services publics sont les usagers qu'on nous oblige à malmener.
cette intoxication de l'Etat depuis les années 80 fonctionne très bien car maintenant, même les citoyens eux-mêmes sont heureux de se débarasser pourtant des seuls remparts leur permettant de maintenir et développer le lien social à but non lucratif mais aussi par la même occasion des coûteuses retraites et de la sécu. Avant, l'intérêt général et humain était supérieur aux intérets financiers du privé; maintenant, l'objectif social est méprisé et broyé pour libérer la place pour les spéculateurs privés.. quel maheur pour nos enfants de vivre das un monde où on est vu que comme des pigeons à plumer!!!

Écrit le 16/12/2010 à 22:28

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Publié par Tontonk100d

 

11 jours de maladie chez les instits, 9 dans le "privé" ça ne fait pas "deux fois plus"!

Écrit le 05/12/2011 à 13:57

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