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Soyons clairs : Hachette ne veut pas nuire au Salon, Reed redoute une fronde
L'enjeu serait moins 2010 que 2011... une autre manière de dénigrer 2010 ? (boutade...)
Par Nicolas Gary, le vendredi 12 mars 2010 à 17:14:42 - 1 commentaire
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Dans un retour de courrier dont nous nous sommes procuré copie, aujourd'hui Ronald Blunden, directeur de la communication chez Hachette répond à Reed. Pour ceux qui ont un abonnement, la lettre est aussi publiée dans son intégralité par Livres Hebdo.
Le ratage MyBoox, et le prétexte
L'ensemble est assez bref, M. Blunden fait un tout autre état des lieux que celui de M. Compain, estimant, tout comme nous l'avions évoqué, que MyBoox, le magazine en ligne qui est à l'origine de cette histoire, n'est pas le « site corporate d'Hachette Livre ». Si de prime abord, rien n'indique « son appartenance au groupe » [NdR : cela se comprend assez rapidement tout de même], l'article incriminé est « au demeurant assez factuel et anodin », note M. Blunden. Pour notre part, nous avions poussé le bouchon en le considérant comme assez inutile.
C'est donc à partir de cet article que M. Compain aurait pris comme « prétexte », « pour accuser “la direction de Hachette Livre” de dénigrer le Salon du livre ». Mais les propos rapportés par MyBoox, pour excessifs qu'ils sont, n'ont pas été tenus par la direction d'Hachette Livre. Et si « des éditeurs du groupe ou extérieurs » ont pu « exprimer leur frustration publiquement » ou en off (ah, le off-record...), rien n'autorise à ce que l'amalgame soit fait.
Aucun prosélytisme anti-Salon chez Hachette
D'autre part, Hachette se défend avec force « d'entraîner les autres éditeurs dans (son) sillage », argument avancé par M. Compain « sans donner la moindre preuve ». « Et pour cause : nous avons soigneusement évité tout prosélytisme, et d'ailleurs, aucun éditeur n'a suivi Hachette Livre ! Quant à la décision de Bayard de s'abstenir d'exposer au salon, nous l'avons apprise par la presse. »
Or, pour Hachette, le véritable enjeu n'a rien à voir avec l'édition 2010 : c'est bien plutôt celle de 2011 qui est en jeu, attendu que « des éditeurs de plus en plus nombreux » réclament à M. Compain que « le salon évolue pour tenir compte des mutations du marché et de leurs propres contraintes financières ». Des arguments que Reed Expo aurait ignorés, malgré les demandes émanant notamment du Comité stratégique du SNE.
Bouc émissaire : soyons clairs
Dès lors, Hachette devient le bouc émissaire facile de cette affaire, de peur que l'on ne voie « cette fronde se traduire par des défections en 2011 ». Alors que non, Hachette, de fait n'aurait, par sa décision de réduire sa présence fait que « libérer la parole de nos confrères. Nous n'y pouvons rien ».
Eh oui... C'est pas leur faute.
« Soyons clairs : Hachette Livre ne chercher nullement à nuire au Salon du livre. Nous avons pris nos distances tout en continuant à y être présents », conclut M. Blunden. Et surtout, « si les conditions s'y prêtaient », le groupe n'excluait pas d'y revenir. « Mais M. Comprain aurait voulu nous en dissuader, qu'il ne s'y serait pas pris autrement. »
Ouch...
Conclusion : pour un papier sans grand intérêt publié dans MyBoox, et repris en trombe par Livres Hebdo, cette histoire est vraiment au ras des marguerites...
Par Nicolas Gary, le vendredi 12 mars 2010 à 17:14:42 - 1 commentaire
Mots clés :
Hachette -
nuire -
Salon -
Reed
Publié par Nevermore
C'est bien vrai que le Salon du livre est de plus en plus cher, et que la moindre prestation (jusqu'aux badges ou aux sacs en plastique) est payante! Les petits éditeurs sont pénalisés, mais est- ce que ce "gros machin" est vraiment un lieu d'accueil, de rencontre et de littérature, pour les auteurs ou les lecteurs,
ou une grosse usine à faire de l'argent? On connaît la réponse!
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