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Stopper le livre numérique ? Autant arrêter un TGV avec le front...
Ça se tente, non ? Pourtant, certains essayent...
Par Nicolas Gary, le lundi 29 août 2011 à 16:56:00 - 6 commentaires
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C'est « le poids de la manutention » qui a contraint Vincent Monadé à quitter le métier de libraire. « À mon avis, il y a une surproduction dans l'édition française, qui fait que le libraire, au bout d'un moment, passe une forte partie de son temps à ouvrir des cartons, ou à faire des retours. »
C'est que la durée de vie d'un livre, aujourd'hui, se ramènerait presque à « deux semaines pour convaincre », sous peine de disparaître des présentoirs. Un trajet bien connu : d'abord, sur la table de présentation, ensuite, dessous, puis dans les rayons, avant de repartir chez l'éditeur... Reste que le conseil sera le meilleur dans les librairies, et sûrement pas chez Google ou Amazon.
Ce qui prime, c'est qu'il n'y a ni mort du texte, ni mort des lecteurs, souligne-t-il. « Avec le numérique, au contraire, il y a des gens qui lisent, alors peut-être pas des livres, des blogs, des pages Facebook, mais qui s'étaient éloignés de la lecture. » Alors le travail à accomplir, c'est désormais de ramener ces personnes vers les livres, en profitant de l'essor numérique.
Une opportunité passionnante pour les éditeurs, qu'il vaudrait mieux ne pas tenter de vouloir stopper. « Vous pouvez essayer d'arrêter un TGV avec le front, ça ne va pas marcher. » Le livre numérique, c'est une quasi « révolution copernicienne », et inutile d'aller contre : « Le numérique pourra se passer des gens, mais les gens ne pourront pas se passer du numérique. »
Et le primordial reste la conservation des textes, pour assurer la préservation de la culture. « Le livre, c'est essentiel », conclut Vincent Monadé.
On retrouvera sur son blog, une analyse un peu plus fine :
« Alors que cette année les médias titrent sur une baisse de la production (une plaisanterie, sans doute, car 654 titres proposés me paraît demeurer un peu excessif), alors qu'on peut légitimement se demander si la rentrée suffira à enrayer les mauvais chiffres actuels de la librairie, voire si cet excès de production en septembre a encore un sens économique, l'avènement du numérique à l'échelle industrielle dans notre pays me paraît être de nature à changer la donne. »
« Peut-être faudra-t-il encore baisser les prix des fichiers pour rencontrer le lecteur, mais lorsqu'on voit le prix d'un iPad, on aimerait que ceux qui critiquent vertement les éditeurs français s'en prennent aussi parfois aux fournisseurs de liseuses et de tablettes qui, de Kindle en Apple, pratiquent des conditions tarifaires bien éloignées de la démocratisation de l'accès à la lecture. »
Par Nicolas Gary, le lundi 29 août 2011 à 16:56:00 - 6 commentaires
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Publié par lecteursencolere
"on aimerait que ceux qui critiquent vertement les éditeurs français s'en prennent aussi parfois aux fournisseurs de liseuses et de tablettes qui, de Kindle en Apple, pratiquent des conditions tarifaires bien éloignées de la démocratisation de l'accès à la lecture"
Et qui choisit de vendre sur Ibookstore? C'est Apple qui a forcé les éditeurs le couteau sous la gorge?
Non, ce sont les éditeurs, consciemment, qui répercute la taxe Apple de 30% sur le lecteur pour LEUR choix de plateforme de vente!
Publié par Walktapus
"Reste que le conseil sera le meilleur dans les librairies, et sûrement pas chez Google ou Amazon."
Des surhommes, ces libraires...
Publié par job
C'est vrai que l'ipad est vraiment trop cher mais le prix du Kindle me paraît déjà beaucoup plus accessible.
Publié par Pr. Raynal
Désolé, mais le conseil il est bien chez Amazon and co, à cause des avis des lecteurs, et de leurs listes de lecture: il est facile de voir lesquels nous "correspondent", et de se rendre aux avis en les comparant...
Seules quelques librairies d'art survivront.
Quant aux "conditions tarifaires" d'Apple and co: de qui se moque t'on ? Les éditeurs veulent nous faire payer un fichier au prix du papier. S'ils passent par un site web de vente, ils n'ont RIEN à reverser à Apple ou Amazon...
mais il faudrait, pour cela
enfin qu'ils se sortent le doigt...
du prizunic! (qui va tuer les ebook en France)
Publié par Chris
Bonjour, une petite précision de taille. j'ai un livre sur iBooks store et Amazon, c'est gratuit. je paie seulenment sur les ventes, pas avant la vente. Donc ça ne coûte rien aux éditeurs tant qu'ils ne vendent pas. 0 prise de risque.
J'ajoute que sur iBook store on peut mettre son livre gratuit, ce que j'ai fait pour me faire connaître.
Vous pouvez vérifier si ça vous intéresse et même télécharger mon 1er e-book gratuitement : http://itunes.apple.com/fr/book/id438885363?mt=11
Publié par Ludovic
Monsieur Monadé fait des des analyses fines mais il n'est pas poli... Non seulement il ne valide pas les commentaires reçus, il n'y répond pas. (Je plaisante.)
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