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Un jeudi noir de grèvistes à venir pour l'Éducation nationale
Opération zéro profs : les élèves en liesse ?
Par Victor de Sepausy, le mardi 18 novembre 2008 à 15:53:39 - 1 commentaire
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Pour le syndicat SE-Unsa : « Les collègues sont excédés de la façon dont le ministre les traite, de la mise en cause de leur professionnalisme, des pressions administratives quotidiennes. » De son côté, l'Unef, qui fera démarrer sa manifestation parisienne depuis la Sorbonne à 14 h, il ne faut pas que « les jeunes ne paient pas les pots cassés de la crise ».Grève massive donc, à la hauteur de celle du 15 mai qui avait vu 46 % annoncés par le ministère et 63 % revendiqués par les syndicats. Et l'on retrouvera encore Xavier Darcos au centre, lui qui, suite à la grève du 19 octobre restait campé sur ses positions : « La crise ne met pas en cause notre raisonnement sur l'organisation de l'État. »
Concernant les primaires, plusieurs communes ont déjà fait valoir qu'elles n'assureraient pas le droit d'accueil mis en place par le ministère. Une journée qui va être folklorique...
Par Victor de Sepausy, le mardi 18 novembre 2008 à 15:53:39 - 1 commentaire
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Education
Publié par Karine Carville
Nous (les profs) ne manifesteront pas seulement contre les suppressions de postes. Cette vision présentée aux parents est, comme toujours, volontairement réductrice. Nous manifesteront parce que l'Etat a démagogiquement supprimé le samedi matin (donc deux heures de cours pour les enfants) et mis en place des programmes plus lourds et rétrogrades en parallèles. Faire plus, avec moins de temps, ne nous paraît pas raisonnablement possible.
Nous manifesteront parce que les enseignants spécialisés (les RASED) qui ont aidé des milliers d'enfants à sortir de l'impasse scolaire là où des profs lambdas (comme moi) sont désespérés par certains cas et désemparés, parce que ces enseignants indispensables du RASED sont voués à disparaître dans l'année à venir.
Nous manifesterons parce que l'Etat, pour faire des économies budgétaires, remet en cause les ouvertures des petites et moyennes sections de maternelles, afin de récupérer du personnel enseignant à basculer sur les plus grandes classes sans débourser un sous. Alors que toutes les études prouvent qu'une scolarisation précoce, particulièrement dans les zones difficiles, permet aux élèves d'avoir une vraie chance de réussir.
Nous manifesterons enfin parce que l'Etat (toujours !) a décidé de fermer les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres, ces IUFM qui, même s'ils ne proposaient pas une formation extraordinaire, permettait aux jeunes diplômés d'avoir une première approche encadrée d'une classe et des "billes" pour réagir face aux situations stressantes ou inattendues de la vie en classe. A la place, des diplômés bac + 5 seront parachutés directement dans des classes (avec un pseudo stage avant, mais on demande à voir !!). Et franchement, qui va vouloir gagner 1600 euros avec un bac 5 ?!
nous, les profs, subissons tout cela (et malheureusement plus encore avec d'autres réformes moins connues mais tout aussi dramatiques) et nous n'en pouvons plus. La politique actuelle nous désespère. Voir anéantit notre envie de poursuivre dans ce métier qui est pour nous, bien souvent, une vocation...
Voilà pourquoi, parmi tant d'autres, je serai aussi en grève jeudi.
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