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Un livre de poche ne coûte pas plus cher que des cigarettes ou un kebab
Un déclin de la culture qui entraîne la mort des librairies
Par Bastien Morel, le mardi 27 juillet 2010 à 11:39:24 - 4 commentaires
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La conjoncture aura pourtant eu raison de cette librairie qui en plus de la vente de livres élargissait ses offres jusqu’aux jeux de plateaux et jeux de rôles.
Autre spécialité, l’associé de M. Obin avait fourni un investissement de temps important dans la participation d’émissions radios littéraires, de salons et des séances de rencontres avec auteurs . À la fin du mois, les papiervores devront faire plus d’une dizaine de kilomètres pour satisfaire leur goût pour la lecture. Jusqu’à Béthune ou Arras. La faute à de grandes enseignes ? Le libraire dément : « Le Furet du Nord à Lens, une grande surface du livre, est là depuis de nombreuses années. » Son constat est bien plus sévère, y compris contre les habitudes des consommateurs. « On assiste vraiment à une déculturation profonde au point que le livre devient un objet inaccessible. Les gens ne sont plus capables de s’investir dans la lecture ».
Bien sûr, le contexte économique est tout aussi assassin que le désintérêt pour la chose littéraire. Chez sa clientèle habituelle « la crise pèse lourdement sur les budgets », comme il le souligne. Reste que ni la question du temps ni le prix du livre sont un frein total à la lecture selon l’homme. « Un poche ne coûte pas beaucoup plus cher qu’un paquet de cigarettes ou un kébab. » Et d'ironiser sur le nombre d’heures passées devant les divers écrans de la maison.
L'ebook, fausse bonne solution
Et ce n’est pas le livre numérique qui sauvera la donne. Malgré le soutien qu’il apporte au développement de ce nouveau support, M. Obin estime que cette révolution va faire du mal, et pas seulement au livre papier. « On voit déjà le développement du livre numérique sur le marché américain avec toute la publicité que diffuse Amazon. Je crois que les gens vont se tourner vers ce support, mais quand ils se rendront compte qu’il s’agit d’un livre et qu’il faut avoir une attitude active, étrangement les consommateurs s’en détourneront. Entre temps, le livre papier aura été supplanté et tué par ce nouveau système ».
Certains confrères parisiens ne lui donneraient pas tort...
Amer, le libraire reconnaît que son passé dans le commerce pourrait prévenir de la fatalité économique et même devenir lucratif. Pas question cependant de devenir vendeur de portables. La passion était là.
Librairie Le 6e Continent
90 Rue Jean-Baptiste Defernez,
62800 Liévin - 09 63 23 01 71
Par Bastien Morel, le mardi 27 juillet 2010 à 11:39:24 - 4 commentaires
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Artois
Publié par serge
Darwin disait: Adapt or die (adapte-toi ou meurs). Quand on ne sait pas, et surtout quand on ne veut pas s'adapter, on meurt. Qui parmi nous utilise encore des disques vinyls a part les DJ dans les boites de nuit? Qui utilise encore des cassettes audio? Qui utilise encore le minitel ? Arretons d'etre franco-francais dans nos attitudes et adaptons-nous au marche et a tout le reste d'ailleurs. Cette rigor cadaveris caracteristique du Francais ne fait pas du tout avancer le schmilblick. Avec le potentiel qu'elle a la France aurait du surpasser le monde entier, mais son conservatisme, son exces de cerebralisme cartesien la tire vers l'arriere et elle avance donc a petit pas. Encore heureux, mais peut bien mieux faire!
Publié par Le Tenancier
Vous êtes gentil, Serge, mais ce que vous dites n'a aucun rapport avec l'acculturation que nous constatons et dont la fermeture de cette librairie est un épiphénomène très parlant.
Votre discours a d'étranges parfums venus du fin fond des années 80, on croirait lire du Yves Montand en fin de carrière ! On ne peut que vous encourager à retrouver le chemin d'une librairie pour vous mettre un peu à la page. C'est trop tard si vous habitez à Liévin.
Quant à l'utilisation des livres électronique je ne vois pas en quoi il serait archaïque de s'en tenir au papier. Tout le monde n'a pas les moyens de claquer du fric dans des appareils dont les standards ne sont pas encore arrêtés, dont l'intercompatibilité est douteuse, et enfin dont la pérennité est simplement déterminée par la venue d'une autre saloperie électronique qui la ringardisera. Comme le DVD va devenir obsolète avec le "blue ray" et la 3D. En fait, je me dis que c'est vous qui êtes un peu archaïque, mon bon Serge : vous avez sûrement encore des tas de vieux machins dans votre garage, utilisés un temps et puis mis au rebut. Mais le pire, c'est que vous confondez support et contenu...
Publié par Otto Naumme
J'aurai même tendance à dire que les remarques de Serge sont une preuve en elles-mêmes de cet appauvrissement culturel, simple répétition de pauvres rengaines entonnées ici et là par les marchands de soupe. On en chercherait la trace d'un avis un tant soit peu personnel...
Comme le remarque à juste titre le Tenancier, il est ici question de contenus (ce que racontent les mots écrits dans les livres) et non de support.
Le vinyle est mort ? Non, il a été remplacé. La musique, elle, existe toujours. Et des gens écoutent cette musique. En est-il de même pour les livres. Il semble bien que cela soit de moins en moins le cas.
C'est dommage, cela aide à réfléchir, la lecture...
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