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Universités : Nicolas Sarkozy fait montre de fermeté

Le chef de l’Etat ferme la porte à tout retour en arrière.

Par Victor de Sepausy, le mercredi 08 avril 2009 à 07:06:15 - 3 commentaires

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En déplacement à Venelles (Bouches-du-Rhône), le président de la République, Nicolas Sarkozy, a réaffirmé son opposition à faire machine arrière dans le circuit des réformes entreprises au sein des universités françaises.

Même si le mouvement de protestation dure maintenant depuis deux mois et demi, le chef de l’Etat n’envisage pas de revenir sur l’autonomie des universités, les réformes du statut des enseignants-chercheurs et de la formation des enseignants.

Bien au contraire, aux yeux du président, ces réformes sont une chance pour que les universités françaises reprennent la place qu’elles doivent occuper au sein de la société française. Sans souhaiter que les entreprises contrôlent des facs, Nicolas Sarkozy vise simplement à développer les relations entre le privé et le public. La recherche doit s’inscrire davantage en lien avec l’entreprise

Dernier-né des projets du président, la volonté de créer, avec la Caisse des dépôts, trois ou quatre sociétés de valorisation de haut niveau qui permettront aux universités de mieux valoriser leurs découvertes. Encore une fois, le chef de l’Etat souhaite aller vite. Les statuts de ces sociétés seront déposés en été pour qu’elles puissent commencer à remplir leurs missions à la rentrée 2009.

Sources :
L Express



Par Victor de Sepausy, le mercredi 08 avril 2009 à 07:06:15 - 3 commentaires

Mots clés :
Sarkozy - réformes - universités - création

Réactions

Publié par Michel Bernard

 

Blocage des universités : pour en finir avec une prise d?otages !
Trop, c?est trop ! Voilà dix semaines que l?université et la recherche françaises se sont arrêtées. Peu ou pas d?enseignements, des manifestations par dizaines, des établissements occupés, bloqués, des responsables qui démissionnent. Aucun signe de fléchissement à ce jour parmi des universitaires excédés, une radicalisation montante, et même quelques signes d?une contagion qui pourrait toucher le secondaire, le primaire, les parents d?élèves. Le mois d?avril est là, et avec lui une perspective qu?il est impossible d?éluder : le second semestre 2008-2009 n?aura pas lieu.
Le plus long mouvement de protestation depuis 1968 a deux responsables, deux ministres obstinés qui, par acharnement idéologique et par ambition politicienne, essaient depuis des mois de faire passer en force des réformes refusées par toute la communauté universitaire, des réformes par ailleurs bâclées et dont le seul objectif réside dans les misérables économies qu?elles permettraient de réaliser. Ils n?ont rien écouté, rien compris, ni les avertissements nombreux avant la grève, ni la voix de toute une profession unanime, ni même les alertes issues de leur propre camp.
Depuis des mois, ils empêchent toute une profession de travailler, ils compromettent les études de centaines de milliers d?étudiants parce qu?ils livrent de minuscules batailles, reculant pied à pied, dénaturant des textes déjà passablement confus, résistant sur des broutilles, semant des pièges naïfs, s?arc-boutant sur des formules incantatoires. Et plus ils retardent l?échéance, plus l?université, mesurant les sacrifices qu?elle a dû faire depuis deux mois, se montre intraitable sur ce qu?elle demande depuis le début, sur tous les tons : le retrait pur et simple de ces réformes, qui nous font de plus en plus penser aux graffitis informes que des vandales auraient tracés sur la façade de la Sorbonne.
Depuis des mois, ces deux individus prennent en otages étudiants et personnels des universités pour un combat perdu d?avance : on peut faire voter une loi à la sauvette, au mois de juillet, par une Assemblée conciliante, mais on n?impose pas des décrets d?application et des réformes profondes sans l?assentiment de ceux qui devront les mettre en ?uvre sur le terrain. Pour « mastériser », il faudrait des masters ad hoc : qui va les fabriquer ? Pour « moduler les services », il faudrait trouver des complices à l?intérieur des universités : qui va s?y risquer ? Ils ont essayé toutes les « voies de passage » : l?intimidation, la répression, la division, les promesses, les mensonges. Rien n?y fait. Veulent-ils vraiment entrer dans l?Histoire comme les ministres de l?année universitaire à un seul semestre ? Les citoyens de ce pays accepteront-ils longtemps que les responsables d?un tel gâchis restent des ministres de la République ?
Il faut maintenant, tout de suite, en finir par où on aurait dû commencer : en retirant les projets de décrets modifiant le statut des enseignants-chercheurs et celui des doctorants, en reconduisant pour l?année prochaine le dispositif actuel de la formation des enseignants, en rendant le millier de postes enlevés en 2009 à l?enseignement supérieur et à la recherche. Et on parlera ensuite de concertation, de consultation, de négociations pour une vraie réforme, pour une véritable alternative à cette loi LRU dont chaque tentative d?application soulève un tollé. Après ces retraits, dans l?apaisement d?une université qui aura retrouvé son fonctionnement normal, le dialogue démocratique pourra reprendre, dialogue entre la Nation et ceux qu?elle charge de produire et de transmettre le Savoir, patrimoine essentiel, gage d?avenir, fonction vitale, tout particulièrement en période de crise.

Écrit le 08/04/2009 à 12:51

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Publié par Revolution!!

 

Aux électeurs irresponsables du nain hydrocéphale, aux supporters inconditionnels de la clique fascisante au pouvoir, aux aveugles et sourds qui soutiennent un ultra-libéralisme qui les tuera et tuera vos enfants


Que c'est bon de hurler avec les loups, de s'en prendre aux professeurs, de régler ses comptes... sur l'instant, en ne voyant pas plus loin que le bout de son nez... Que c'est bon!!

Mais que ferez-vous quand :

- les maternelles fermeront et que vos petits-enfants resteront seuls chez eux parce que vos enfants n'auront pas les moyens de payer une nourrice ou d'inscrire leurs enfants (vos petits-enfants) dans une école privée qui accepte les enfants en-dessous de 6 ans?

- vos enfants devront partir à l'autre bout de la France pour étudier une spécialité qui a disparu de l'Université la plus proche de chez vous, faute de financements privés?

- vos enfants ne pourront pas entrer à l'université parce que les frais d'inscription et de scolarité s'élèvent à 10000 Euros par an (comme aux "US" comme dirait l'autre demeuré..)

- vos enfants ne pourront même pas devenir caissière chez Carrefour, parce qu'il faut "bac+2" et que la fac à côté de chez vous a tout simplement fermé ses portes..

- vos enfants adolescents auront des professeurs de collège et lycée non-titulaires, mal formés (avec un M2 d'enseignement), taillables et corvéables à merci?

- il n'y aura tout bonnement en France plus d'enseignement public, gratuit, désintéressé et laïque simplement parce qu'une clique d'ignorants assoiffés de pouvoir a décidé en 2009 d'assassiner cet idéal républicain?

Vous battez des mains, mais les dindons de la farce, ce seront vous et votre descendance.. Sarkozy et sa clique s'en fichent : leurs enfants iront dans des institutions privées qui sont très largement au-dessus de vos moyens..

mais avant que vous compreniez cela, il faudrait que vous soyez normalement intelligents.. or pour qu'un type pareil soit sorti des urnes, il faut vraiment que la France soit devenue un pays d'abrutis.

Une citoyenne républicaine pur sucre.

Écrit le 08/04/2009 à 14:26

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Publié par fuzzy

 

"quatre sociétés de valorisation de haut niveau qui permettront aux universités de mieux valoriser leurs découvertes"

Monsieur le président a donc trouvé en France un certains nombre de chercheurs qui trouvent.

Je n'y comprends plus rien.

Écrit le 09/04/2009 à 23:39

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