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Walter J. Williams : Les DRM, pourquoi pas, pas les logiciels espions

La parole d'un écrivain de SF peut-elle avoir force loi ?

Par Clément S., le samedi 13 septembre 2008 à 14:43:10 - 1 commentaire

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Auteur de science-fiction renommé, et qui a récemment écrit « tous les dialogues et certaines situations du jeu Spore », Walter Jon Williams a récemment publié un billet sur son site traitant des délicates petites choses que son les DRM, ou Digital Rights Management, ou encore verrous numériques. N'étant pas dans la position d'un concepteur de logiciel, ses observations n'en sont pas moins pertinentes.

Le détenteur des droits pose ses conditions

En somme, il est favorable à ce que le détenteur des droits puisse poser les conditions qu'il souhaite, dans l'utilisation de son travail. Et libre au lecteur d'accepter ou de refuser. Gibson avait ainsi proposé pour son texte Agrippa, de le télécharger, mais avec une seule lecture possible. Quand son éditeur achète les droits d'un de ses livres, et choisit de recourir à des restrictions pour la version numérique, cela lui convient parfaitement. Il a même acheté une voiture grâce à l'achat de ces droits...

Les espions bien incrustés, non !

Non, ce qui le contrarie vraiment et à quoi il s'oppose, c'est « l'ajout de logiciels malveillants ». Protéger ses droits est une chose, infecter l'ordinateur des autres, et les espionner, en laissant un mouchard qui ne peut pas être éradiqué, mais après la désinstallation d'un logiciel « n'est pas simplement une erreur, mais c'est illégal ».

Et de saluer d'ailleurs que certains auteurs ont bien fait, en diffusant leur propre travail sur une base gratuite et non DRMisés. Lui-même atteste qu'il en a fait l'expérience de fichiers numériques pour certains de ses livres, et qu'il n'a pas observé de grande différence.


Cependant, tout réside dans la notoriété de l'auteur qui décide d'entreprendre cette démarche. « Offrir gratuitement du contenu, c'est bien, mais on doit être connu d'abord, avant que cela n'aide votre carrière. »

La gratuité, ça aide quand on est déjà célèbre...

Citant l'exemple de Cory Doctorow (blogueur, journaliste et auteur canadien de SF, qui travaille avec la Creative Commons, qui offre tous ses textes sur son site http://craphound.com/), il confirme l'idée que l'on ne devient pas célèbre parce que l'on a offert son travail gratuitement, mais bien plutôt l'inverse.

Et de fait, « je n'ai jamais entendu une seule personne me dire 'J'ai lu cette histoire en ligne, et maintenant, je vais sortir pour acheter tout ce que vous avez écrit'. Ou même un seul bouquin que j'aurais écrit. »

Sources :
Walter Jon Willimas



Par Clément S., le samedi 13 septembre 2008 à 14:43:10 - 1 commentaire

Mots clés :
Water - Williams - DRM - Spore

Réactions

Publié par Renaud

 

"La gratuité, ça aide quand on est déjà célèbre..." Voilà une idée pertinente ! Tout le monde n'est pas Radiohead ou Paulo Coelho. D'ailleurs pour un artiste connu donner ses album ou ses livres, c'est une forme du dumping ou d'abus de position dominante par rapport aux autres artistes. De même l'idée d'introduire des logiciel espions avec les DRM est impensable et complètement contre productive. Si cela venait à être averré... La question n'est pas tant DRM ou pas, mais sous quelle forme et à quelles conditions. (On a jamais entendu quelqu'un se plaindre de la présence des portiques à la sortie des magasins.)
1. Le lecteur d'ebook ne doit pas avoir moins de droits qu'un lecteur de livres papiers (quid du marché d'occasion).
2. Ebook 60 à 70% du prix ttc du livre papier.
C'est à notre avis les conditions de la réussite des ebook.

Écrit le 13/09/2008 à 15:43

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