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L'histoire optionnelle en T°S : un faux débat ?

Une réforme à étudier de près.

Par Victor de Sepausy, le mercredi 09 décembre 2009 à 07:02:45 - 7 commentaires

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Depuis quelques jours et notamment suite à la parution d’un appel signé par de nombreux historiens et philosophes dans le Journal du dimanche, une polémique prend forme autour du passage de l’histoire-géographie en option en terminale S. C’est là un des petits changements que devrait opérer la réforme des lycées qui rentrera en application dès la rentrée 2010.

Mais, à y regarder de près, on se demande bien pourquoi une telle polémique éclate sur ce sujet. C’est bien ce que déplore Christiane Allain, secrétaire générale de la FCPE. Il y a des points bien plus importants dont on devrait s’occuper, surtout quand on sait que « l'histoire n'est plus enseignée depuis des années dans les terminales de la filière technologique », rappelle-t-elle avec malice.

Quand on compare les volumes horaires, il y a une déperdition effective de 20 %  au niveau des heures consacrées à l'histoire-géographie. En l’état actuel, un lycéen orienté en filière scientifique a droit à 2H30 d’enseignement en première et en terminale par semaine. Avec la réforme, on passera à 4H/ semaine en première. Cette petite manipulation permet de sauvegarder un grande partie du programme d’enseignement actuel en histoire et géographie.

C’est également à ce titre que l’organisation lycéenne Uni-Lycée a rappelé dans un communiqué qu’elle apportait son « soutien à la réforme de l’enseignement de l’histoire en terminale S », rapporte l’AFP. Si les lycéens orientés en S veulent continuer à avoir de l’histoire-géographie en terminale, cette possibilité est préservée par le biais d’une option.

Lors de la séance des questions à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, s’est aussi insurgé contre la manipulation que l’on fait actuellement autour des modifications apportées à l’enseignement de l’histoire-gégraphie. Il a tenu à préciser que le programme anciennement vu en terminale S « sera dorénavant étudié en classe de première », rapporte l’AFP.

Sources :



Par Victor de Sepausy, le mercredi 09 décembre 2009 à 07:02:45 - 7 commentaires

Mots clés :
enseignement - histoire - terminale - s

Réactions

Publié par Yannbreizh

 

1) L'UNI-Lycée est une annexe de l'UMP difficile de ne pas soutenir la réforme.
2) vous êtes surement scientifique alors vous devez savoir que 2h30 + 2h30 cela fait 5 heures donc 1heure c'est à dire 20% de moins a multiplier par le nombre d'heure annuel...20% c'est quand même une belle déperdition.
3) La vraie raison est uniquement de faire des économies d'échelle et vous le savez très bien...

Écrit le 09/12/2009 à 09:34

Répondre | Alerter

Publié par Victor de Sepausy

 

Votre calcul est effectivement tout à fait juste. Je vais me permettre de l'insérer dans l'article.
Merci de cette mise au point.

Écrit le 09/12/2009 à 11:15

Répondre | Alerter

Publié par pffffff

 

En Term S on est des brutes en règles générales. Pas besoin de cours pour savoir ce qui s'est passé dans le passé. On est suffisamment curieux et malin pour l'apprendre par nous même. De plus, cette histoire édulcorée où les sionistes n'apparaissent pas n'est pas très utile au finale pour comprendre le monde actuel... S'ils pensent faire des économies et nous abrutir avec cette réforme, c'est un peu loupée. Internet est là désormais.

Écrit le 09/12/2009 à 11:23

Répondre | Alerter

Publié par ralbol

 

mon dieu, quelle infection... Non seulement, sous le pretexte "culturel", on nous inflige ces menteries propagandistes-UMP, mais voila que le 9/12 a 11h23 Pffffff vient fourguer sa propagande antisemite...

Écrit le 09/12/2009 à 12:05

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Publié par je rêve!

 

La filière technologique STG passe une épreuve d'histoire!Après le bac il y a les études supérieu
res. bien des concours ont une épreuve d'histoire non? Que souhaitons nous pour nos enfants?

Écrit le 11/12/2009 à 06:51

Répondre | Alerter

Publié par Carrache

 

Réponse à mon ami syndicaliste qui soutien la réforme :
j'entends avec attention , tu l'imagines, les débats en circulation. Et je ne suis pas convaincu par les liens que tu proposes.
Je formule plusieurs critiques :
1 l'argument du corporatisme est inopérant : qu'est ce que cette réforme change au recrutement ou à la carrière des enseignants d'histoire ? Enseigner l'histoire, comme parfois la philosophie relève de la sinécure dans les coeff marginalisés (cf les maths en L). la reforme est donc confortable pour les enseignants, mais nocive pour les élèves. On s'en fout ?
2 Sa suppression ne changera pas l'habitude du recrutement des bons élèves vers la filière S, tu le sais. Pourquoi ? Pour les raisons bourdieusiennes que tu évoques : l'investissement social dans ces filières - avec ou sans histoire - reste distinctif : mais il crée une différence entre les "faux scientifiques" qui auront déjà le capital culturel et pour qui la suppression est anecdotique et ceux, originaires de milieux plus modestes qui n'auront un contact avec l'appareil critique et réflexif qu'en première, sans avoir la maturité pour comprendre, par exemple, toute la différence entre mondialisation et libéralisme... Allons ! Es-tu sans ignorer que l'on préfère recruter des techniciens plutôt que des ingénieurs pour des raisons de salaire ? A moins qu'on ne délocalise les compétences techniques vers les pays émergents. Il n'est pas de notre intérêt de créer un "prolétariat scientifique" inculte et disponible; Voilà une réforme qui creuse dans les faits les inégalités sociales, au nom d'un certain utilitarisme libéral.
3 En quoi la suppression de l'histoire en S valorise-t-elle la filière L ? un paramètre du raisonnement m'échappe ! Le nivellement et la consolidation des spécialisation me semblent contre productifs dans une société où nos diplômés auront de plus en plus besoin de se reconvertir, de repenser leur carrière, de jouer de mobilité. L'anti élitisme ? Mao a tenté : renvoyer les intellectuels aux champs n'a pas été probant. Compte sur les élites pour savoir se convertir au détriment des plus faibles ( tu n'es pas naïf) : le recyclage vers les classes européennes en est un exemple.
4 Maintenant parlons chiffres : la réforme à moyen constant n'est pas un discours de temps de crise : il s'agit d'une position idéologique qui ne privilégie pas l'éducation dans le champ social ( les enseignants sont des électeurs de gauche en majorité ). La crise a bon dos et tu le sais : elle est un prétexte pour faire les réformes de structure qui touchent le personnel (les entreprises qui licencient sont-elles toutes dans le rouge ?). Les économies faites sur l'enseignement sont dérisoires comparées aux enjeux, ce n'est pas à toi que je l'apprends, et elles précarisent toujours les plus faibles (ceux qui ne peuvent s'offrir les cycles de rattrapage aux Humanités dans les grandes Ecoles (conf. HEC)

Résumons : - tu consolides l'élite en prétendant lui nuire (voir la Reproduction de P. Bourdieu)
tu accentues la spécialisation dans un contexte de précarisation de l'emploi où la souplesse est plus que jamais nécessaire
tu cautionnes une politique des profits immédiats à l'investissement à long terme dans un champ idéologique qui n'est pas le tien ; ce terme porte un nom : l'allodoxia : c'est l'intériorisation du discours dominant dont tu deviens un agent de la reproduction, au détriment même, de tes intérêts ; cela interroge la conscience.
Amicalement

Écrit le 12/12/2009 à 18:28

Répondre | Alerter

Publié par Victor de Sepausy

 

Qui est désigné par "l'ami syndicaliste" en fait ?

Écrit le 19/12/2009 à 18:03

Répondre | Alerter

 

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