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La classe prépa, cursus d'excellence, selon V. Pécresse
Mettre en avant ces parcours et assurer que les débouchés suivront, voilà quelles sont les priorités de la ministre.
Par Clément S., le lundi 21 janvier 2008 à 09:40:51 - 0 commentaire
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Trop d'élus très ciblés
Un rapport sénatorial établit que ces établissements siègent principalement dans des lycées de renom, délaissant ainsi les banlieues et proches banlieues, autant que les zones rurales. Apanage de familles aisées, le rapport y voit un « délit d'initié », « dommageable » puisque près d'un dixième des 42.500 places disponibles restera vide.
Valoriser une formation atypique
Prenant les rennes en main, Nicolas Sarkozy demande à sa ministre « que 5 % des meilleurs élèves de chaque établissement scolaire soient assurés de pouvoir rejoindre une classe préparatoire ». De fait, les chiffres montrent que 21 % des élèves fréquentant les classes prépas sont issus de milieu favorisé, 11 % d'un milieu intermédiaire, 12 % d'un milieu populaire et 28 % du milieu enseignant....
Valérie Pécresse confiait aux Échos qu'« en réalité, ce chiffre est déjà atteint, sauf dans certains lycées de province et dans les lycées technologiques. Nous devons bien sûr faire un effort supplémentaire dans ces deux directions, mais aussi nous fixer un autre but : 30 % de boursiers d'ici à cinq ans ». En 2005, le président Chirac avait manifesté les mêmes intentions, et le nombre de boursiers dans ces établissements avait alors gagné 5 %, passant à 23 %.
Oser les classes prépas
Simplement, il existe des « barrières culturelles », dont la ministre veut « venir à bout », dont les milieux les moins favorisés pâtissent. On parle dès lors d'un « bonus » attribué aux lycées qui accueilleront ces élèves, de valoriser les partenariats interlycées, d'améliorer la mobilité (ce qui ne sera pas sans rappeler les propositions de M. Attali), etc.
Quel intérêt cependant pour l'élève, au centre de la question ? « Quand on a fait l'investissement d'une classe prépa, il faut être sûr de pouvoir avoir une équivalence » reconnaît la ministre. On n'intéresse pas également une entreprise au sortir d'une prépa de lettres anciennes, que de physique appliquée... Pour la ministre, la réponse est simple : « Ce sont des cursus d'excellence, nous devons en améliorer les débouchés. »
Et de conclure : « Nous devons avoir plus d'étudiants en sciences humaines dans les grandes écoles et dans les entreprises. »
Sources :
Les Échos
Par Clément S., le lundi 21 janvier 2008 à 09:40:51 - 0 commentaire
Mots clés :
Valérie Pécresse -
classes prépa -
enseignement -
supérieur
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