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Les grandes écoles s'opposent au quota d'élèves boursiers
Un quota pourrait remettre en cause le principe de sélection mais elles sont pour une ouverture sociale
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Pour expliquer son refus des quotas la CGE a déclaré que « l'admission dans les grandes écoles est basée sur le mérite », par conséquent « les niveaux des concours doivent être les mêmes pour tous ». Accepter l'idée d'un quota reviendra à remettre en partie en question le principe de sélection de ces grandes écoles.
La CGE a aussi indiqué que plusieurs initiatives en faveur de l'ouverture sociale avaient été lancées dans plusieurs grandes écoles, comme les « Cordées de la réussite ». Elles affirment aussi être disposées à « ouvrir des filières d'accès spécifiques ».
Pour le président de la commission diversité de la CGE, Jean-Pierre Helfer, « l'ouverture sociale est un sujet qui concerne l'ensemble de l'enseignement supérieur, et qui mérite un angle d'attaque plus globale » et de préciser que « pour tous les indicateurs de diversité sociale comme pour le taux de boursiers, nos écoles sont au même niveau que les autres filières ».
Sources :
Les Echos
Publié par LN
Je suis diplomée d'une grande école dans le top 5 selon les classements francais. Ma mère m'a élevée seule et j'ai fait mon lycée dans un petit lycée de campagne qui n'avait pas bonne réputation. J'ai fait mes dossiers d'admission en prépa HEC en me disant que si j'avais de la chance, une petite prepa me prendrait. Ne venant pas d'un grand lycée, intégrer une grande prépa - ou même une prépa tout court - me paraissait impossible. Et pourtant... Ma famille, mes profs ont cru en moi et m'ont soutenu dans mes démarches. J'ai intégré une très bonne prépa (en province). Après 2 ans de travail acharné, j'ai intégré l'école que je voulais et j'ai eu mon diplôme. Mes amis à l'école étaient loin d'être tous des enfants de PDG: parents boulangers, restaurateurs, enseignants, forestiers, pharmaciens, et oui, aussi pas mal de businessman et woman.
Tout ca pour dire, il s'agit surtout de s'intéresser aux lycéens qui sont dans des lycées dits mauvais et qui ne croient pas pouvoir réussir dans le système grande école. Il s'agit aussi d'aider ces étudiants à financer leurs études: 2 ans de prépa, c'est 2 ans sans gagner d'argent et avec pas mal de frais quand même. Puis il y a le temps en école et il faut bien se loger et se nourrir. C'est là que les grandes écoles devraient s'engager, en mettant en place des programmes pour aider les lycéens et préparationnaires de prépa moins prestigieuses que les autres. Donner le courage et les moyens, c'est ca la solution. Pas seulement des pseudo passerelles.
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