Patrimoine et éducation > Scolarité France > Actualité
Le Quebec ne sera pas bilingue
Pauline Marois s'explique, elle est pour une protection de la langue française au Quebec mais aussi pour un apprentissage intensif de l'anglais à l'école.
12
En effet, elle prône l'apprentissage intensif de l'anglais dès la cinquième ou sixième année, mais attire l'attention sur la différence fondamentale entre le « bilinguisme d'une personne et celui d'une société et de ses institutions ». Revenant sur la situation particulière du Quebec pays francophone dans un environnement anglophone, elle soutient qu'il faut renforcer la loi 101 afin d’« intensifier la protection de notre langue, garantir sa visibilité, s'assurer d'un meilleur apprentissage du français tant pour ceux qui arrivent ici que pour nos propres enfants ».
« Car là est notre premier défi. Et notre vraie lutte ! »
C'est pourquoi elle insiste sur le fait que cet apprentissage intensif de l'anglais, ou de toutes autres langues par ailleurs, ne doit pas être pratiqué avant que l'enfant ne maîtrise la langue française, qu'il sache la parler, la lire et l'écrire convenablement.
« Parce qu'aujourd'hui, nous sommes à un clic de souris du monde et que nous devons inscrire la réussite de nos enfants et celle de notre société dans cette réalité »
Cela dit elle pense que les enfants Quebecois doivent apprendre l'anglais de manière soutenue afin qu'ils aient le plus de chances de réussir dans la vie même si elle en convient la maîtrise de l'anglais n'est pas une condition sine quoi non de réussite. Enfin pour rassurer les derniers sceptiques elle illustre son propos avec l'expérience de la commission scolaire du Lac-Saint-Jean qui enseigne l'anglais intensif depuis treize ans et dont la région n'est pas devenue pour autant bilingue.
« est-ce qu'on ajoute aux chances de nos enfants en leur offrant d'apprendre correctement une deuxième et une troisième langue ? Certainement ! Et c'est ce que je veux pour les enfants du Québec, pour qu'ils puissent aller aussi loin que leurs rêves les porteront »
Pour lire l'intégralité de sa déclaration rendez-vous sur le site de cyberpresse, ou suivez notre lien.
Par Mario, le vendredi 15 février 2008 à 10:00:00 - 1 commentaire
Mots clés :
Quebec -
bilingue -
protection -
français
Publié par Jethro Tull
On notera qu'en France, les locuteurs corses, basques, bretons ou alsaciens-mosellans qui militent pour une co-officialité de leurs propres langues régionales chez elles, ainsi que pour un bilinguisme public et scolaire généralisé, en tant que minimum vital de survie, sont immédiatement vilipendés en "communautaristes ethniques", en "repliés identitaires" voire en "suppôts de la féodalité"...
Car c'est bien connu, le bilinguisme "enferme" tandis que le monolinguisme pan-francophone ouvre les horizons...
Mais si ces mêmes locuteurs corses, basques, bretons ou alsaciens-mosellans exigeaient en plus eux aussi carrément une officialité exclusive de leurs langues régionales, à l'instar du Québec, et un apprentissage facultatif et ultérieur de la langue arbitrairement décrétée "nationale", le français, ces "obscurantistes" seraient immédiatement mis au pilori et traités d'extrémistes fous-furieux.
Autres cieux, autres raisonnements...
Bizarrement, lorsque des minorités régionales francophones à l'étranger tiennent ce genre de revendications "extrémistes", en France cela passe comme une lettre à la poste. On leur reconnaît tous les mérites et on leur trouve toutes les justifications, sous les applaudissements du public francophone conquis d'avance....
C'est bien curieux... ce deux poids, deux mesures qui s'apparente à de la tartufferie !
Publier un commentaire
Reportages
"Bob Stein : lecture, écriture, 'Il nous faut construire un écosystème neuf'"
Penseur - panseur - de l'édition numérique
Interviews
"Nicci French : « Si on commence à se sentir en sécurité, il est temps d'arrêter »"
Pour la sortie de Lundi Mélancolie, Nicci French laisse pénétrer une intimité du double, de la fragilité et de la solitude. Avec ce qu'il faut d'humour.
Interviews
""Satellite Sisters est mon premier vrai thriller de science-fiction" (Maurice G. Dantec)"
Le retour d'un grand auteur
Interviews
"Jean-Daniel Magnin : "Je suis passionné par la question du monstre""
L'homme qui voulait écrire Matrix sans le voir...
Précédentes Suivantes
Suivez-nous
Communiqué
Les Vêpres de Monteverdi avec le Choeur du Marais
Rencontres musicales / Performances - Samedi 2 juin 2012 à 21h00 - A la librairie Atout Livre a le plaisir de...
Profitez d'un vaste réseau de diffusion pour communiquer sur votre actualité, vos événements et vos parutions !
En savoir +
Sondage






























Réactions