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Les bibliothécaires américains remballent Forbes

Et bim !

Par Antoine Oury,Le lundi 09 juillet 2012 à 14:01:04 - 0 commentaire

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Tout a commencé par un article publié dans Forbes, et consacré aux « Meilleures et pires formations pour trouver un emploi ». Le magazine économique entendait comparer les diplômes et formations, et dégager celui qui promet « les meilleures opportunités sur le long terme, au regard du salaire et des possibilités de promotion ». Et la palme du pire revient... aux sciences de l'information et bibliothéconomie.


Librarian

Comme ça, on est payé des cacahuètes ? (auteur : moqub)

 

 

En effet, avec un revenu moyen qui s'élève à 57.600 $ en milieu de carrière, mais aussi un faible taux de croissance des embauches (il n'y aura, d'après Forbes, que 8,5 % de postes supplémentaires en 2020), la formation est considérée comme la moins intéressante par Forbes, qui s'est appuyé sur Payscale.com et le bureau des statistiques professionnelles pour établir ces résultats. Par ailleurs, un diplômé en science de l'information et bibliothéconomie a de fortes chances d'obtenir un job de documentaliste, directeur de bibliothèque ou de collection.

 

Évidemment, l'Association des Bibliothèques américaines (American Library Association, ALA) a un peu mal pris la chose, elle qui se débat pour attirer la jeunesse entre les étagères des établissements de prêt. Sa présidente Maureen Sullivan s'est donc fendue d'une longue lettre pour remettre les pendules à l'heure du service public. En effet, si elle reconnaît que « beaucoup de bibliothécaires ne sont pas payés à la hauteur de la qualité de leur travail », elle souligne que « les bibliothécaires trouvent du plaisir à assurer des services essentiels aux usagers lambda, des écoles, des universités, ou d'autres bibliothèques ».

 

Sullivan dénonce les outils de mesure de Forbes, « centrés sur le profit » et peu apte à évaluer un travail qui a surtout « une incidence sur la vie des autres ». La présidente rappelle ensuite que 135.000 bibliothécaires travaillent dans 16.000 établissements de prêt, mais aussi écoles, universités et CDI... notamment pour aider leurs clients à accéder aux offres d'emploi en ligne, rappelle-t-elle avec justesse.

 

On déplorera peut-être que Sullivan n'en profite pas pour alerter sur la situation du service public en temps de crise : si la formation offre le moins d'opportunités d'après les critères de Forbes, c'est qu'il y a bien une raison... Mais la conclusion de la présidente de l'ALA clouera le bec à tous les cols blancs du monde : « Donc, si vous cherchez une carrière enrichissante qui vous permettra de changer la vie des autres et de contribuer à la santé et le bien-être de nos communautés (tout en offrant un niveau de vie confortable), une maîtrise en bibliothéconomie et sciences de l'information est un excellent choix. »

Sources : American Library Association , Forbes

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