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Éditorial : Vendus !

Vendus, oui, mais à qui, c'est la la question, non ?

Par Nicolas,Le lundi 28 janvier 2008 à 09:00:00 - 0 commentaire

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Une fois n'est pas coutume, j'ai reçu un email. Un courriel, si vous préférez. Oh, en toute humlilité, j'en reçois mon lot. Et je tente d'en traiter autant. Par bonheur, tous les spams Enlarge Your Penis, Viagra et autres pourriels, c'est Mario qui a la charge d'y répondre. Voyez qu'il ne me reste que l'essentiel, ce que l'on nomme le courrier des lecteurs.

 Il est prévu que l'on instaure une section dans un avenir lointain (quoique... tout dépend du référentiel, n'est-ce pas ?) mais en attendant, j'aimerais vous faire part de la vive indignation de Fred55lyon@hotmail.fr. Rassurez-vous, je ne risque en rien de vous divulguer un secret militaire en vous donnant son adresse. Après vérification avant de vous la donner, elle s'est avérée bidon. Je vous le livre donc, ce message, avec émoi et avec les fautes d'orthographe.

 « Je ne te salue pas Nicolas.g. Tu te crois surment fin avec ton psudo ridcul, digne d'un ado atarder. Tes critiqus c'est dela marde, t'es un minble, je suis spur qu'on te payer pour dire dubien des livre et quand on t'as pas assez payé, ut dis qu'il es pourri. Sale connard. »

  Je n'étonnerai personne en dévoilant ma stupeur : Victor, au secours, nous sommes démasqués ! Un Sherlock Holmes nous a percés à jour, vite appelle l'avocat, on va finir sous les verrous.

 Et encore, nous taxer de « vendus », mon cher Fred55lyon, tu fais preuve d'une sympathie à notre égard qui déclouerait le Christ de sa croix. « Vendus » ? Mais nous sommes à la solde des grands patrons, oui ! Nos revenus (dérisoires, soit dit en passant : pour des vendus, on n'est pas très malins, ou on se solde au rabais...) proviennent de financements occultes !

Les grands groupes ont acheté notre intégrité, et en dépit de l'inflation qui fit qu'à l'époque, trahir rapportait 30 deniers, nous avons poignardé la Liberté de la presse, l'Éthique du journaliste (qui couchent ensemble, au passage) et la Droiture de notre cause. Et nos baisers de traîtres répandent peste et vérole...

  Ah, ça Fred55lyon, tu ne sais pas à quel dragon tu t'es attaqué : nous incarnons la corruption et le vice et la luxure, même que je veux pas le balancer, mais j'ai vu Victor qui regardait avec convoitise le buste giron de Marianne... Satan lui-même vient quérir nos conseils avant de se lancer dans une vaste entreprise de pollution de la psychê humaine. Et avec quelle justesse tu pointes nos compromissions avec les maisons d'édition. D'ailleurs, c'est pas compliqué, dès demain, je ne ferai plus que la rubrique nécro pour m'assurer de ne plus brader mon âme...

Tu vois, Fred55lyon, ce qui me chagrine, c'est que tu ne prendras pas le temps de lire cette réponse. Et pourtant, je t'offre un quart d'heure de gloire. Un peu à la Andy Warhol. Et, pudique comme tu es, avec ton anonymat crasseux, tu n'en profites pas...

La seule chose que je ne peux pas te laisser dire, cher pourfendeur de la veuve et fossoyeur de l'orphelin, c'est que je suis un connard. Nan. Même en employant Monsieur devant. Et ouais. Monsieur Connard*, ça marcherait pas. Parce que les cons, et je n'en fais pas partie, ça ose tout, mon estimé Fred55lyon. Un peu comme toi.

Et c'est même à ça qu'on les reconnaît...


*Il existe (existait, du moins) dans l'Hérault, un marchant de poule qui élève des poules à l'odeur incommodante, quand on passe devant son établissement. Toute parenté entre ce brave paysan et le M. Connard dont je fais mention serait totalement, mais alors totalement fortuite... D'autant que l'éleveur de poules se nomme Connart.

Sources : , , ,

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