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Paris brûle-t-il ? en DVD
Un film qui met le feu.
Par Juliette Benedetti,Le lundi 29 août 2011 à 11:44:50 - 3 commentaires
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Cette histoire, ces histoires, la grande, mais aussi et surtout les anecdotes tragiques presque toujours et drôles parfois, le plus souvent malgré elles, est celle de la libération de la capitale. Une série de coups du sort, de reculades et d’avancées héroïques, que l’on suit ici, presque heure par heure. Aussi, les états d’âme et hésitations du Général von Choltitz, connu sous l’aimable sobriquet de boucher de Stalingrad, fidèle d’Hitler, qui voyant la guerre perdue, a désobéi ne se résolvant finalement pas à réduire Paris en cendres.
D’où la question posée au téléphone par le Führer qui hurle son « Paris brûle-t-il ? » Le film de ce récit fleuve que Dominique Lapierre croyait impossible à adapter au cinéma, ressort maintenant, comme une seconde naissance, en version remastérisée.

Mais qu’est donc au fond ce Paris brûle-t-il ? Un monument ! Pourrait-on réitérer aujourd’hui l’exploit ce film hors normes, qui a nécessité le blocage de quartiers entiers de la capitale, le maquillage à la suie de centaines de bâtiments, le camouflage de 20 000 antennes de télévision ? Non, sans aucun doute. Ce, sans oublier non plus la distribution proprement extraordinaire. Elle prend la forme du bottin des stars du cinéma mondial et comptait entre autres dans ses rangs : Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Cassel, Bruno Cremer, Alain Delon, Kirk Douglas, Glenn Ford, Gert Fröbe, Yves Montand, Anthony Perkins, Michel Piccoli, Claude Rich, Simone Signoret (coupée au montage !), Jean-Louis Trintignant, Pierre Vaneck, Orson Welles...
Voulu par la Paramount comme le pendant du Jour le plus long sorti quatre ans plus tôt chez la Twentieth Century Fox, Paris brûle-t-il a été un immense succès. Il fit 4 900 000 entrées en France et 11 000 000 dans le monde. Détail amusant, Maurice Jarre signait les bandes originales des deux films.

Alors certes, l’humour de certaines scènes, les rapports du réalisateur René Clément et du producteur Paul Graetz ont d’ailleurs été sur ce sujet et d’autres, plus que houleux, est un peu téléphoné. Les scènes de combat paraissent somme toute un peu fades par rapport aux productions plus récentes dont Apocalypse Now de Coppola. N’empêche, certains moments sont particulièrement poignants comme la mort du résistant Bernard Labé pendant la montée forcée des prisonniers dans un train en partance pour Auswitch. Le plus troublant reste que toutes les péripéties contées pendant ces presque trois heures de film sont rigoureusement vraies.
Pour le coup, si la réalité ne dépasse pas la fiction, elle l’épaule ici de magnifique manière. Quelle matière ? Le travail de Lapierre et Collins, soit l’interview de quelque 3 000 protagonistes, français, américains ou encore allemands, y compris le fameux général von Choltitz, n’aura pas été vain.
Si le film magnifiquement restauré tant du point de vue de l’image que du son, vaut à lui seul l’achat de ce DVD, les bonus gravés sur un second disque, s’avèrent être intéressants, mais pas vraiment spectaculaires. Ils couvrent trois axes d’information.
Le premier, traite des coulisses du tournage se compose d’une interview de l’acteur Claude Rich qui jouait à la fois le Général Leclerc (sa voix fut doublée par un autre acteur) et le lieutenant de la Fouchardière et d’un entretien avec Michel Wyn, premier assistant de Clément. Le spectateur a ensuite droit à une mise en perspective historique par Vladimir Trouplin, conservateur du musée de l’Ordre de la Libération de Paris. Enfin, l’historienne du cinéma Denitza Bantcheva, biographe du cinéaste, replace le film dans l’ensemble de l’œuvre de Clément, réalisateur le plus titré du cinéma français (La bataille du rail, Jeux interdits…) et aussi le plus conspué par la nouvelle vague de l’époque. Quoi qu’il en soit, Paris brûle-t-il reste un témoignage incroyablement vivant.
Paris brûle-t-il ?, 2 DVD Paramount, 19,99 €
Pour approfondir
Publié par Syl.
Maurice Jarre n'a pas composé la musique du "Jour le plus long" qui est due à Dimitri Thiomkin.
Et Simone Signoret n'a pas été éliminée au montage : elle joue une tenancière de bistrot : on ne voit qu'elle ! Ses beaux yeux !
Publié par bulitt72
Bien vu Syl. Simone Signoret apparait bien dans le film que j'attends en dvd depuis longtemps en dvd. Par ailleurs j'ai appris récemment que c'est Romy Schneider qui a été coupé au montage (dommage).
Publié par robert frederic
voir le film sur internet en israel
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