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Souvenirs de films, du 9e art au 7e art, 51 dessinateurs à l'affiche

Par Nicolas Gary,Le lundi 02 novembre 2009 à 10:36:02 - 0 commentaire

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ISBN : 9782803625802

Prix eBook :

Prix papier : 29 €

Pages : 108 pages

Editeur : Le Lombard

Traduit de :

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S’il suffisait de réunir 51 pointures de la BD contemporaine pour faire un album, ça se saurait. Mais demandez-leur en plus de parler du film qui les a marqués, celui qui a représenté un choc artistique, une véritable émotion, et d’en refaire l’affiche, telle qu’ils l’auraient imaginée, et soudain, nos 51 prennent une toute autre gueule.

Le principe est assez répétitif dans sa forme, mais instructif dans son fond : chaque auteur s’offre une plongée dans son jeune âge, ou dans ce moment de cinéma intense, et nous raconte ses souvenirs. Une recherche du temps perdu, façon madeleine, mais en plus comestible, et surtout bien moins long. Eh ouais… Proust aurait mieux fait de se mettre à la BD. Encore que…

Bref, en page de gauche, le film, avec quelques éléments pour le contextualiser – acteurs, directeur, réalisateur, année de sortie, ect. – la photo du dessinateur en question et quelques mots de sa biographie. À côté, son récit, plus ou moins bien écrit selon les bonshommes, mais toujours avec une pointe de passion dans le cœur. Ou de nostalgie. Ou d’autre chose plus difficile à percevoir. Ce qui compte c’est que le film en question l’a touché. Et en page de droite, l’affiche. Celle qu’il a façonnée avec ses petites mimines fines ou ses doigts boudinés et potelés. C’est selon.

On ne s’étonnera pas trop de voir ainsi Coyote, le papa de Litteul Kevin, choisir Easy Rider, quand on connaît le personnage. De même, Joub qui s’offre Les vacances de M. Hulot, le film de Tati fait sourire avec plaisir.
On retrouve également avec bonheur des films comme Le grand détournement, choisi par Nicoby ; ou encore Ptiluc, le ratman ou cochonman, tout dépend, qui se refait Brazil.

Au final, c’est tout à la fois l’occasion de découvrir brièvement les genres dessinatoires de chacun, autant qu’un panel de 51 films dont on a pu entendre parler, sans avoir pris le temps de les revoir. Un petit effet prescripteur pour qui connaît les dessinateurs ou les films, qui donne même envie de savoir pourquoi untel a choisi ce long-métrage que l’on a soi-même adoré, ou inversement : qu’est-ce qui a bien pu plaire à Rabaté dans Les arcandiers ?

Mention spéciale à un divin accord : Rodrigue qui nous refait à sa sauce une affiche avec de la prune, de la poire et d’la pomme des Tontons flingueurs. Du beau, du bon, Dubonnet.

Maintenant, au-delà de cet aspect culturel et découverte, pour qui n’a pas une certaine accroche forte avec l’un ou l’autre des deux univers, ce titre peut paraître limité. Avec un petit effort, on trouverait pourtant sans peine que c’est un véritable plaisir de parcourir ces pages, autant que de s’immiscer un peu dans les univers des dessinateurs.

À recommander aux cinéphiles et bédévoreurs, sans hésitation.



Mots clés :
souvenris - films - dessinateurs - affiche



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