Le monde de l'édition > Critiques
À l'ombre du mal, Robert Crais
Par Nicolas Gary, le jeudi 15 octobre 2009 à 10:00:00 - 1 commentaire
12
J'aime pas dire du mal d'autrui, mais comme en l'occurrence, on parle d'un cochon, pas de pitié : à Los Angeles, ce n'est pas la première fois que l'on découvre un crime nauséabond, sur fond d'affaire de moeurs.
Sauf que la police, la cellule spéciale mise en place, qui écarte un peu hâtivement les autorités locales, ont conclu au suicide. Après tout, l'album prouve que Lionel aimait tuer des femmes, sept au total, et que rongé par la culpabilité, il a préféré s'en remettre au jugement de Dieu. Et comme de ce côté y'a pas grand-chose à craindre...
Le tour que prennent les choses ne séduit pas Elvis, qui d'un déhanché superbe va reprendre point par point l'histoire. D'autant que Lionel, il avait déjà enquêté sur son cas, lors de l'inculpation pour meute. Et l'avait fait blanchir sans trop de peine. Alors, vers qui tourner ses regards et ses doutes ? Marx, le flic qui protège Wilts le politicard aux multiples vices ? Un serial killer qui pourrait refrapper sous peu ? Qui n'a pas quelque chose à se reprocher, à LA ?Personnellement, plus je lis ces bouquins, thrillers, polars, etc. qui se déroulent dans cette ville, moins l'envie me prend d'y fiche les pieds. M'enfin, la destination ne doit pas manquer d'arguments. Au contraire du livre, qui semble partir sur une incohérence. Qu'un infirme se suicide par culpabilité, et pour seule preuve de ses crimes, un album photo... c'est court pour conclure une enquête. Mais les flics ont parfois des méthodes étranges, alors il ne faut pas s'inquiéter.
| Robert Crais |
Qu'on me permette tout de même de trouver cette fin quelque peu capillotractée, et le lecteur averti, qui en vaut deux, se dira avec moi que quand même, Robert Crais est allé le chercher assez loin son meurtrier. Un peu façon : il me reste 35 pages, je ne sais toujours pas qui a tué qui...
Notons une certaine (et plaisante) absence de violence : tout juste une rixe entre les frères d'une des victimes et le petit Elvis, ainsi qu'un léger poignardage avec coups de feu... Vraiment, étonnant. En somme, ça fonctionne : pas de quoi faire sauter les amateurs au plafond d'extase, mais bon pour vous donner un petit frisson – léger – dans le train, en partant ce week-end. Ou confortablement calé dans votre canapé, c'est selon.
Retrouvez À l'ombre du mal de Robert Crais en librairie
Par Nicolas Gary, le jeudi 15 octobre 2009 à 10:00:00 - 1 commentaire
Mots clés :
ombre -
mal -
Robert -
Crais
Publié par Desirade
[quote]D'autant que Lionel, il avait déjà enquêté sur son cas, lors de l'inculpation pour meute.[/quote] Je danse avec les loups ? A moi la meute ! Pas grave je suis fan de Crais.
Publier un commentaire
Reportages
"Bob Stein : lecture, écriture, 'Il nous faut construire un écosystème neuf'"
Penseur - panseur - de l'édition numérique
Interviews
"Nicci French : « Si on commence à se sentir en sécurité, il est temps d'arrêter »"
Pour la sortie de Lundi Mélancolie, Nicci French laisse pénétrer une intimité du double, de la fragilité et de la solitude. Avec ce qu'il faut d'humour.
Interviews
""Satellite Sisters est mon premier vrai thriller de science-fiction" (Maurice G. Dantec)"
Le retour d'un grand auteur
Interviews
"Jean-Daniel Magnin : "Je suis passionné par la question du monstre""
L'homme qui voulait écrire Matrix sans le voir...
Précédentes Suivantes
Suivez-nous
Actus
Société
Plantu met en vente des dessins originaux pour son association Cartooning for Peace
Une vente aux enchères organisée par la maison Piasa.
Acteurs numériques
Pour son application Lecture, Nokia fait appel aux services de Numilog
Avec, à la clef, 50 000 titres en français.
Scolarité France
L'Education nationale va rendre publics 17 rapports maintenus cachés
De la transparence.
Société
Disparition de la romancière Muriel Cerf
Une grande voyageuse qui s'en va.
Comics
Urban Comics réédite V pour Vendetta
Une façon de faire mieux connaître l'original.
Sondage


























Réactions