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La danse des obèses, Sophie Audouin-Mamikonian
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Qui est ce monstre, obsédé par la cuisine et l’enfance ? Comment choisit-il ses victimes ? Et surtout il y a-t-il un lien avec Elena, la jeune pédopsychiatre au charme de laquelle il est loin d’être indifférent ? Elena, si belle, forte et fragile à la fois. Elena dont les photos volées trônent dans l’antre du tueur…
Pour son premier roman pour adultes, Sophie Audouin – Mamikonian, auteur de la série Tara Duncan, livre un thriller haletant, et réussit le tour de force d’entraîner le lecteur au cœur d’une véritable boucherie, tout en lui mettant l’eau à la bouche, à grand renfort de compositions culinaires. Avec une écriture efficace et incisive, elle nous plonge dès les premières pages dans un polar captivant, démontrant une bonne maîtrise du genre, pour un premier essai.
L’intrigue est menée finement, et évite les écueils impardonnables pour les amateurs de romans policiers, à savoir un dénouement trop prévisible ou au contraire un coupable sortant de nulle part. Les traditionnelles fausses pistes sont finement amenées, et aucune possibilité n’est définitivement écartée. Les fils sont tirés au bon moment, le suspense est bien géré, servi par un style simple, sans fioritures, qui, sans avoir d’intérêt littéraire remarquable, réussit à mettre en valeur la trame tissée autour de personnages attachants. Passé et présent se succèdent dans les chapitres au gré des flash-back et des incursions dans les réflexions du tueur.
Pourtant, malgré ses attributs alléchants, le livre laisse le lecteur sur sa faim. Quelques maladresses dans les justifications, un détour inutile de l’intrigue vers un cercle quasi mafieux s’adonnant au trafic d’enfant font tiquer par moment. La poursuite de la lecture n’en est pas pour autant gênée et cela n’empêche pas la tension de s’accroître au fil des pages. Rien qui ne vient donc gâcher longtemps le plaisir, jusqu’aux vingt dernières pages. Et là, tout dérape.
Le thriller est un genre auquel il n’est pas si évident de se frotter, et ce premier opus de l’auteur en est la preuve. Si l’intrigue est finement menée, les révélations finales tombent plutôt à plat. Non que le dénouement ne soit pas bien pensé, mais celui-ci reflète la difficulté de mener une histoire à son terme. Le rythme flanche, la précipitation se fait sentir. Pire, si la fin est cohérente avec le l’histoire prise dans sa globalité, elle déçoit et semble trop tirée par les cheveux.
Un polar parfait pour la plage, les transports, ou pour frissonner le soir avant d’éteindre la lumière, mais qui finalement, laisse un arrière-goût de série policière américaine, sans se démarquer par sa qualité. Ce premier essai est toutefois encourageant pour la suite, si l’auteur veut poursuivre dans cette direction.
Doit faire plus d'efforts pour finir ses livres...
Par Milie, le mardi 20 mai 2008 à 11:00:00 - 1 commentaire
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Mamikonian
Publié par Tiger Mia
Je ne vous permet pas de dire ca ! Sophie écrit très bien.
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