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Le symbole perdu, Dan Brown

Par Laurianne B., le vendredi 04 décembre 2009 à 10:00:00 - 3 commentaires

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ISBN : 9782709626996

Prix eBook :

Prix papier : 22,95 €

Pages : 595

Editeur : JC Lattès

Traduit de :

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La rencontre (first, they meet...)

Un jeune Gavroche au milieu d’un Paris aux artères encore pavées hurle : « Dan Brown, le nouveau Dan Brown ! qui veut mon Dan Brown ? » Médusée, je dois avouer que la couverture (version européenne) est attirante. La clé rappelle les vieilles demeures bourguignonnes sur un fond rouge sang où la rotonde du Capitole à Washington est vue de nuit.

Alors, curiosité oblige, on le prend entre les mains et là, ce fut le choc. 595 pages qui se résument en quelques mots : un homme appelé par un autre homme qui se fait passer pour un autre homme décide de le prendre en otage malgré lui au sein du Capitole pour trouver une clé dans les sous-sols de la Bibliothèque du Congrès « aux temples maçonniques ». Sans oublier la porte où se cache le secret (vrai) que toute une nation, que dis-je ?, que toute une humanité ignore joyeusement.

Une femme, belle femme fille de milliardaire, a fait une découverte sur l’histoire de l’évolution qui ferait retourner Darwin dans sa tombe ! C'est tout de même ballot, c'est son anniversaire. L’un et l’autre vont partir à la quête du Graal… oup’s pardon, (ça, c’était avec Da Vinci Code), donc, ils partent à la quête d’une clé qui ouvre une porte sur le monde de la supra puissance mystique et occulte. Et tout ceci, sous le titre d’une magnificence sans précédent : Le Symbole Perdu. Symbole Perdu, symbole perdu… en tous les cas, c’est le lecteur qu’il perd le Dan Brown.

Écriture américaine ? Peut mieux faire

Une lecture simple comme on pourrait s’en douter. D’ailleurs, c’est à se demander, si cette édition-là ne dériverait pas du scénario qu’il devrait envoyer à Ton Hanks. Oup’s une erreur d’impression. En outre, quand on connaît les rouages d’une écriture telle que celle de Dan Brown (suspenses assez cohérents, simples, bien maîtrisés) franchement, c’est du réchauffé.

Dan Brown, en pyjama
Donc écriture américaine reconnaissable entre toutes. Toutefois, John Le Carré nous invite dans une écriture fluide et rythmée sans pour autant se borner dans une insuffisante insolente comme nous le propose Dan Brown. Mathématicien, il prouve un sens de l’analyse, un goût de l’étude, un rêveur à l’imagination féconde, mais aussi à l’ego dont l’impatience serait la mère et l’orgueil le père. Un besoin extravagant, pesant, pénible, sans subtilité de prouver qu’il est intelligent. Il a une soif de reconnaissance absolue dans sa réalisation de soi (et non pour son compte en banque, que l’on s’entende) et s’amuse à créer une ambiance improbable.

Le concept de se retrouver au sein d’un sous-sol d’une bibliothèque est tout un symbole. Le sous-sol étant la représentation du passé, d’un inconscient, y avoir intégré le savoir avec les livres, semble dénoter une volonté de chercher dans notre inconscient les fragments manquants d’une idée nouvelle, d’un temps nouveau, d’un concept révolutionnaire. Nous serions descendants d’un parfait schéma de pensée laquelle par la peur, l’angoisse et autres représentations aliénantes nous empêchent de comprendre et d’appliquer les fondements nouveaux.

Style sauvage et vulnérable

C'est ainsi, le Symbole Perdu est un pétard mouillé enveloppé de clichés qui crée encore le phénomène de rentrée littéraire de cet automne. Est-ce que Dan Brown serait en proie à des conflits émotionnels qui alimentent fantasmes et exagérations au point de proposer du vide ? Mystère, code, un monde vu sous l’ordre du complot sont tous les ingrédients pour vendre.

Ajoutons également que la visite du Capitole avec une foule de détails donne en outre l'impression de relire les pages d'un guide touristique. Pas vraiment l'ivresse d'un style léger...

L’idée n’est pas nécessairement mauvaise, après tout, il est intéressant de se pencher sur les pans d’une histoire occultée par l’Église ou un gouvernement fut un temps. Néanmoins, le manque de subtilité, le manque de raffinement, l’absence de réelle magie coupent court à toute crédibilité du moment !

 

Retrouvez Le symbole perdu de Dan Brown, en librairie

Par Laurianne B., le vendredi 04 décembre 2009 à 10:00:00 - 3 commentaires

Mots clés :
symbole - perdu - dan - brown

Réactions

Publié par nicole Vassilacos

 

Dan Brown commence à me lasser. J'ai du mal à arriver au bout de son névrotique Symbole perdu.
Ses complots à l'échelle supra nationale commencent à me fatiguer. C'est le dernier que je lis.

Écrit le 04/12/2009 à 10:57

Répondre | Alerter

Publié par bruno chauvierre

 

LE SYMBOLE PERDU de DAN BROWN

J?applaudis à cette popularisation de l?activité symbolique, jusque là confinée à l?éveil de l?intelligence de l?enfant de 18 mois, par des psychologues comme Piaget, Henri Wallon et mon maître René Zazzo.
Avec ce best-seller, voilà mes vieux professeurs transformés en professeurs de symbologie. Moi, qui, à leur suite, guettais l?éveil symbolique de l?enfant de 18 mois, à travers dessins, images mentales, imitations différées, jeux, langage oral, puis écrit ; me voilà pantois devant leur continuateur, Robert Langdon, le héros de Dan Brown.
L?auteur, dès le début du livre m?a tenu en haleine. J?ai vibré aux côtés de Robert Langdon, tellement j?avais hâte de rencontrer Peter Salomon sous la rotonde du Capitole. J?ai accompagné Langdon dans les sous-sols de la Bibliothèque du Congrès aux temples maçonniques. A ses côtés, je me suis convaincu d?avoir découvert le secret de la franc-maçonnerie.
Aussi, avec Langdon, à la fin du livre, je me suis trouvé envahi d?un immense espoir, trouvant à ses côtés mon apothéose au sommet du Capitole, sentant en moi une « force irrépressible?inexpugnable », originée dans le plus profond de moi-même.
Poésie. Aux côtés de Langdon, j?ai levé mes yeux vers le ciel où s?éteignent les dernières étoiles.
Spiritualité dans la croyance d?un Dieu, constance universelle, partagée par tous les êtres humains.
Fantasme partagé avec Langdon, découvrant le symbole du pouvoir sans limites puisé dans ce Dieu éternel, déjà révéré par les anciens.
Passionnant récit de nos jeux incessants : Je déchiffre un message avec Robert Langdon. Délices du décodage, jusqu?à la prochaine énigme.
A me passionner ainsi, suis-je encore un enseignant-chercheur ?
Et si j?étais victime des artifices romanesques de DAN BROWN et des théories historiques rafistolées à sa façon ?
A vrai dire, je m?en fiche, le livre m?intéresse, c?est l?essentiel. Il y a du Jules Verne, chez ce précurseur du monde de demain
J?apprécie, dans le livre, un certain mélange de spiritualité et de sensualité troubles, de christianisme et de paganisme, surtout lorsqu?une héroïne parvient à « peser l?âme » d?un mourant, au moment où elle s?échappe de son corps.
Dan Brown, comme Montaigne, aime penser à la mort, à habiter par avance le tombeau ; il aime la vie parce qu?il est amateur de mort.

[quote]Votre citation[/quote][quote]Votre citation[/quote]

Écrit le 07/12/2009 à 21:55

Répondre | Alerter

Publié par kergad

 

Mais quel est donc le but de ce genre de critique ?...

Dan Brown, de façon encore plus qualitative qu'avec Da Vinci Code, nous livre des thèses fondamentales à méditer, dans le genre thriller, dans lequel il se distingue.

Cet ouvrage est excellent, lisez-le en dépit de ces plumes pseudo-littéraires qui paraissent jalouser jusqu'à la mauvaise foi (pléonasme ?) son succès.

Écrit le 08/12/2009 à 14:24

Répondre | Alerter

 

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