Actualitté - Une page de caractère http://www.actualitte.com Les dossiers - Actualitté - Une page de caractère fr Copyright 2008 Actualitte. Tous droits réservés. contact@actualitte.com (contact actualitte) contact@actualitte.com(contact actualitte) Fri, 04 Jul 2008 12:44:35 +0200 http://www.actualitte.com/gfx/logo88x31.gif Actualitté - Une page de caractère http://www.actualitte.com 88 31 Mémoire volée, Marjorie M. Liu Il y a quelque chose de perpétuellement actuel dans l'idée d'une humanité améliorée, du moins d'une élite perfectionnée qui serait tapie dans l'ombre et jouirait de pouvoirs fantastiques, sinon extra-ordinaires... Pour un peu, on parlerait de mutants et l'on se retrouverait en plein milieu d'une page de DC Comics ou dans l'équipe de X-Men.

Mais Arthur Loginov n'a pas vraiment la classe d'un Wolverine, pas plus qu'il n'a le charisme de Cyclope. Il partage pourtant avec eux une certaine culture de la différence et un pouvoir complexe, celui de lire dans les personnes et les objets par simple contact. Une version moins médicale de l'application des mains par le Christ, en somme. Quoique ça, ce serait plutôt le pouvoir d'Elena Baxter.

Travaillant dans un hôpital, Elena a développé une affinité et une empathie telles qu'elle peut guérir et pousser à combattre les pires maladies des gens qu'elle touche. Et elle a fait des merveilles dans le service d'oncologie...

Depuis quelque temps, il travaille pour une agence qui emploie plusieurs personnes semblables à lui, Dirk & Steele. Et le dernier cas sur lequel est tombé Arthur, épaulé tant bien que mal par son binôme Dean, est particulièrement sanglant. Un grand malade qui s'est régalé à découper une fille. Là, on n'est vraiment plus dans Marvel...

Mais dans l'ombre, une autre organisation, le Consortium, convoite avidement Arthur et tous ses semblables. Non pas pour des missions de sauvetage ou de renseignements, mais pour les analyser, et les soumettre à la Toile de l'araignée, Mme Tisserand. C'est là que kidnappés, Arthur et Elena feront connaissance, entre deux séances d'examens, plus ou moins médicaux.

Bon, allez, c'est un petit livre sympatoche, pas vraiment complexe à suivre, les personnages essentiels se limitant à deux intervenants et quelques secondaires. Si l'on apprécie les pouvoirs spéciaux, voire les créatures mi-humaines, mi-animales - si, si, y'en a quelques-unes - et que les ambiances comics sont justement votre passion du moment, alors 'Mémoire volée' fera l'affaire. Plutôt bien tourné, il n'a rien d'une littérature fantastique, au sens second, qui révolutionne le genre, mais on plonge assez facilement dedans.

À parcourir sur les plages, entre deux baignades...


Retrouvez ce livre sur Place des libraires.

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Sexus Footballisticus, Jérôme Diesel Je n'ai rien contre les gens qui aiment le football. Et rien qu'en disant cela, les trois quarts de la population mondiale vont me regarder de travers. Rien, disais-je contre ces personnes, à qui je ne saurais enlever la dignité d'être homme quand ils regardent un match de foot... En revanche, les footeux, eux, oui, je les hais. Autant dire qu'un bouquin qui se destinait à leur en mettre plein les gencives, on pouvait difficilement le faire passer à la trappe.

C'est dommage, on aurait peut-être dû.

Si vous aimez les ragots, les colportages, les on-dit, les rumeurs glauques et sinistres, que vous chérissez tout ce qui suinte un peu et finit comme qui de droit dans le caniveau du journalisme, alors, Sexus footballisticus est une perle. On y raconte comment et pourquoi les footballeurs - mais sont-ils les seuls pour mériter un tel traitement de faveur ? - ont un comportement sexuel qui oscille entre le machisme fini et la surconsommation méprisante, en passant le cocufiage et autres joyeusetés, telles que l'homophobie.

On imagine sans peine que l'auteur s'est blindé contre toute possible accusation pour diffamation. Et que ses informations sont puisées de sources sûres. Mais en même temps, on reste tellement pantois devant des histoires incomplètes, vues de loin, racoleuses au possible, que c'en devient plus un traité de pesanteur et de vulgarité que l'intéressant ouvrage que l'on espérait... Le sexe des anges aurait peut-être été un sujet plus éthéré, mais au moins le sujet s'y prêtait mieux.

Alors, Voilà. Non, pardon, VSD, le nom du magazine pour lequel travaille l'auteur. Non seulement on n'apprend rien qui ne soit aisément envisageable, quoique de lire certains passages fait haïr plus encore des comportements de pachas que les sportifs, et les footeux en général peuvent arborer, mais surtout on sort sali de ce livre, comme si l'on s'était rendu dans les vestiaires après le match pour prendre des clichés de ces hommes en train de comparer la taille de leur engin.

À éviter, en faisant un détour dans les étals du libraire. Ou à offrir à son meilleur ami qui adore le foot. Après ça, il vous pardonnera tout.


Vous perdez votre temps, mais vous pouvez retrouver ce livre sur Place de libraires.
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http://www.actualitte.com/dossiers/228-sexus-footballisticus-football-sexualite-joueurs.htm http://www.actualitte.com/dossiers/228-sexus-footballisticus-football-sexualite-joueurs.htm clements@actualitte.com (Clément S.) Dossiers Fri, 08 Aug 2008 15:00:00 +0200
Le mystère du TGV 7777, Jacqueline Remy Que faut-il proposer à lire pour vos enfants lorsque vous voyagez en TGV ? Quelle question…évidemment, un livre qui aurait pour cadre le TGV afin qu’ils ne se sentent pas trop dépaysés… C’est le pari qu’a décidé de relever Jacqueline Remy, journaliste et auteure pour les « grands » jusqu’à ce premier livre pour les « jeunes ».

C’est Anouk qui nous raconte sa traversée de la France en direction de Montpellier à bord du TGV 7777 en compagnie de sa tante, son oncle et de leurs trois enfants. A l’arrivée du train en gare de Montpellier, la petite dernière de la famille, Laurane, est déclarée manquante à l’appel…

Mais qu’est-elle donc devenue, se demande le lecteur, comme le chef de gare ou encore l’inspecteur de police ? Mais attention…on est bien loin du roman policier puisque la narratrice déclare d’emblée qu’elle a la solution du problème. Alors, écoutons-là.

Aux côtés d’Anouk, nous refaisons le trajet. Et très vite, l’on va comprendre que tout le monde n’a pas vécu le voyage de la même façon. Si certains ont passé leur temps à râler, ou à parler à leur voisin, un monde parallèle et paradisiaque est venu s’ouvrir aux yeux d’Anouk, orpheline vivant chez ses grands-parents et plutôt mal traitée par sa tante.

L’intrigue est quelque peu surréaliste, en forme de conte moderne où le merveilleux côtoie la réalité triviale. Mais il faut se prendre au jeu, dépasser le mélange « Matrix » / « Blanche neige et les sept nains » pour arriver à suivre Anouk aux prises avec sa conscience, avec une réalité difficile.

On aurait presque envie d’en savoir un peu plus sur la suite de la vie d’Anouk. Son voyage initiatique en train importe essentiellement pour tout ce qu’il lui apporte. Alors, est-ce que Jacqueline Remy nous proposera une suite pour le trajet retour ? Espérons-le.

En attendant, je vous conseille de prendre d’autres livres dans votre valise si vous faites Paris-Montpellier en famille…car Le mystère du TGV 7777 ne tiendra en haleine vos enfants qu’une petite partie du trajet…même si quelques jeux sont proposés à la suite de l’histoire.


Retrouvez Le mystère du TGV 7777 sur Place des libraires.

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http://www.actualitte.com/dossiers/222-mystere-TGV-7777-Jacqueline-Remy.htm http://www.actualitte.com/dossiers/222-mystere-TGV-7777-Jacqueline-Remy.htm victordesepausy@actualitte.com (Victor de Sepausy) Dossiers Thu, 07 Aug 2008 15:00:00 +0200
De loin on dirait une île, Eric Holder A travers de fines descriptions, cet écrivain sensible nous ouvre la porte de son nouveau lieu de villégiature : un espace enserré entre eau salée et eau douce, une terre de caractère où vignes et landes se cotoient. Originaire de Lille et après un temps passé sur Paris, Eric Holder nous convie à le suivre à travers sa découverte d’un lieu et de personnages à fort caractère.

Au creu de chacun des chapitres se lit comme une nouvelle aventure au sein de ce pays merveilleux. Il faut tout de même convenir que, même si les lieux paraissent enchanter notre conteur par la beauté des paysages, les autochtones n’ont pas pour habitude de  faire beaucoup de cadeaux aux nouveaux arrivants. Les touristes sont tolérés pour des raisons  financières. Le Métèque, nettement moins.

Dans chaque rencontre, se lit l’opposition de deux cultures. Ouvert aux autres, notre héros, qui nous raconte ses déboires sur le ton léger de la camaraderie, va de déception en déception. Rares sont les habitants prêts à se lier d’amitié avec lui. Mais, quand certains lui ouvrent la porte,  c'est  toujours de façon entière,  sans  calcul mesquin.

Est-ce simplement une histoire de temps ? L’expérience du fils semble aller dans ce sens, lui qui a commencé par se retrouver mis au ban du lycée, seul, isolé sous la pluie. En grandissant, il sait s’entourer de présences féminines changeantes…Mais quand il fait un esclandre devant les touristes aux abois, les locaux ne pardonnent guère au père l’éducation catastrophique qu’il a dû donner à son fils…Tels des sycophantes, ils accourent pour le mettre plus bas que terre.

Heureusement, notre conteur est d’une autre trempe, peu sensible à l’attaque de ce genre de meutes. Il repartira, tel un cow-boy parcourant les espaces sans fin à la recherche des bêtes rétives, chevauchant sa Suzuki Bandit, comme un chevalier sans peur et sans reproche.

Pareil à un Don Quichotte moderne, notre héros est prêt à bousculer le tôlier du bar en zyeutant sa fille, à éveiller les mauvaises intentions des autres motards en accostant leur dernière recrue féminine ou bien encore à menacer le châtelain chez qui il est allé faire les vendanges d'écrire un article incendiaire sur son domaine dans une revue littéraire…

Investir le Médoc jusqu’à la Pointe de Grave ne va pas sans risque lorsque l’on n’est pas du coin…Prendrez-vous celui de lire cette traversée du désert au milieu d'un des plus beaux coins de France ? En ce cas, vous ne serez pas déçus du voyage. Et si vous avez passé vos vacances dans ce lieu magique, vos souvenirs prendront soudain une teinte quelque peu étrange...


De loin on dirait une île d'Éric Holder est à paraître le 10 septembre. Retrouvez le sur Place des libraires.

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http://www.actualitte.com/dossiers/223-De-loin-dirait-ile-Holder.htm http://www.actualitte.com/dossiers/223-De-loin-dirait-ile-Holder.htm victordesepausy@actualitte.com (Victor de Sepausy) Dossiers Wed, 06 Aug 2008 15:00:00 +0200
Romancero Gitan, Frédérico Garcia Lorca Il serait assez prétentieux de commenter un texte de Garcia Lorca à brûle-pourpoint, comme ça hop, de suite… Car si Balzac nous a longuement offert la Comédie humaine, je serai tenté de croire que Lorca a ciselé Romancera Gitan.

Il s’agit de 15 pièces comme autant d’épisodes, de tableaux révoltés ou vifs ; vivants de toute façon.

Car Lorca y dépeint des Gitans sublimes, mais pas sublimés. Ils sont ceux qui sculptent dans le cœur même de la Lune « colliers et bagues d’argent », profitant de toute occasion pour assouvir une envie d’éternité même dans l'éphémère.

Dans Romancero d'ailleurs, les images nocturnes se succèdent, des mouvements lascifs, celui du vent qui flirte avec les jupons d’une fille, célébrant le corps et la chair, caressant les plaisirs simples… Toutes les images poétiques sont puisées dans un imaginaire classique, ou du moins, qui l’est devenu à nos yeux, et l’on sentirait presque le sable brûlant sous ses pieds en parcourant les pages.

Chaleur, parfums, celles des aromates évoqués ou de l’eau d’une rivière, couleurs de safran et de tissus, tout un univers ici célébré pour rendre hommage, et donner vie :

« Tel que je suis, je dois vivre
Comme un Gitan authentique.
»

Et le monde s’est écroulé. Les villes se parcourent comme l’on chevauche à perdre haleine, mais chaque halte est une découverte : les places se succèdent porteuse d’un exotisme ancien, et presque vétuste, mais d’où émane une sorte de magie… Toute l’attrayante liberté, toute l’attirante facilité d’une vie sans contrainte autre que l’honneur d’être soi et l’orgueil d’y parvenir.

Car si le simple francophone se régalera d’un texte français dense et fluide, du fait d’une traduction, réalisée par Alice Becker-Ho, véritablement superbe, on perdra immanquablement la musicalité si primordiale des paroles originales. Dans cette édition bilingue, rien ne vous empêche de vous essayer à une prononciation peut-être hasardeuse, mais assurément plus évocatrice.

D’autant plus que ces textes illustrent les coplas, ces chants andalous que l’on accompagne à la guitare… Sinon, on se contentera de rêver avec le texte.
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http://www.actualitte.com/dossiers/179-Romancero-Gitan-Frederico-Garcia-Lorca.htm http://www.actualitte.com/dossiers/179-Romancero-Gitan-Frederico-Garcia-Lorca.htm nicolas.g@actualitte.com (Nicolas.G) Dossiers Mon, 16 Jun 2008 15:00:00 +0200