Actualitté - Une page de caractère http://www.actualitte.com Les dossiers - Actualitté - Une page de caractère fr Copyright 2010 Actualitte. Tous droits réservés. contact@actualitte.com (contact actualitte) contact@actualitte.com(contact actualitte) Fri, 12 Dec 2009 13:52:35 +0200 http://www.actualitte.com/gfx/logo88x31.gif Actualitté - Une page de caractère http://www.actualitte.com 88 31 What's Michael ? tome 4 de Makoto Kobayashi What’s Michael ? de Makoto Kobayashi. C’est sur celui-ci que Glénat termine la réédition d’une forme condensée des huit volumes publiés au Japon dans les années 80/90. L’occasion pour nous de revenir sur les aventures de notre héros à miaoustaches.

Chat must go On !!! Yeahhh !

Il était une fois Michael, un chat extraordinairement ordinaire ! Père de famille, heureux propriétaire de nombreux humains, boss de quartier intérimaire et danseur… Michael mène une vie de chat dans les règles de l’art. Il nous entraîne  dans son quotidien avec humour, tendresse et nous fait partager sa vision du monde so féline et décalée… Un monde ou le chat est partout bien sûr…

Michael le chat danseur

Michael ne parle pas il danse, mais figurez vous qu’au Japon c’est l’équivalent de Garfield et que notre ami à rayures a même une série TV : c’est une vraie célébrité ! On peut donc remercier Glénat d’avoir réédité cette série qui n’avait jusqu’à maintenant pas encore pu nous parvenir dans son intégralité ! Dans what’s Michael ?, les histoires s’enchaînent rapidement : c’est ce genre de manga qui vous étonne par sa corpulence et par la rapidité avec laquelle il se laisse dévorer.

C’était un plaisir de pouvoir enfin lire le dernier tome de What’s Michael ? mais quelle tristesse quand après deux/trois pause coups de téléphone on voit dangereusement se rapprocher la quatrième de couverture… SNIF ! Makoto Kobayashi a fait un superbe travail et vous comprendrez sûrement après lecture pourquoi Michael est une super star au pays du soleil levant.

Il est certain que les aventures du « chat danseur » sont particulièrement recommandées aux amoureux de la gent féline et heureux colocataires de mimis en tout genre, qui se reconnaitront sans doute dans les pages de ce manga. En outre, à travers chacune de ses histoires le mangaka transmet avec humour sa passion pour les chats en replaçant nos différents personnages (principalement des matous) dans diverses situations. L’auteur utilise un humour efficace malgré la rapide succession de ses différents tableaux et du premier au dernier chapitre le lecteur est tenu en haleine.

Les saynètes se suivent mais ne se ressemblent pas mais la logique demeure et même si les règles ne sont pas faites pour les chats il en existe tout de même deux dans l’univers de ce manga : Du Michael dans chaque histoire et consommation de Morning Cat proscrite… Et oui ! C’est pas bien difficile on, retrouve notre héros et ses amis dans chaque chapitre et même si on croise des humains dans les petits récits de Kobayashi c’est à chaque fois le chat qui est à l’honneur et surtout Michael qui lui, apparaît systématiquement de façon plus ou moins directe.


Notons les quelques clins d’œil de l’auteur avec des apparitions éclairs qui dénote bien son humour. On salue également ses commentaires en postface et ses illustrations : c’est vraiment appréciable car depuis des années en France on n’avait pas encore pu profiter pleinement de cette œuvre. Les fans sont maintenant satisfaits mais à quand le coffret DVD ?! Nous aussi on veut voir danser Michael sur nos écrans…

Un dessin retro mais avec du châârme

What’s Michael ?, est un seinen rétro. Les traits de Makoto Kobayashi sont clairement empreints des années 80 cependant l’humour du managaka reste intacte et il est toujours très agréable pour un œil contemporain, pas forcément habitué à la BD japonaise, d’admirer ses planches.

Ses différents chapitres sont correctement aménagés, il utilise un style sans fioritures, visuellement agréable, qui permet au lecteur de s’attacher rapidement aux personnages. On est très vite conquis par le charac design du héros et on comprend tout de suite que les visages et les yeux tout ronds des chats de Kobayashi ne sont certainement pas pour rien dans le succès de son manga. Eh oui ! Vous serez immédiatement séduits par cette bonne bouille de Michael en première de couverture du Tome 1 et c’est avec un pincement au cœur que vous visionnerez les illustrations en fin de tome 4.

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http://www.actualitte.com/dossiers/879-what-michael-makoto-kobayashi-glenat.htm http://www.actualitte.com/dossiers/879-what-michael-makoto-kobayashi-glenat.htm contact@actualitte.com (Minoes) Dossiers Thu, 18 Mar 2010 12:23:47 +0100
Contre-Jour, de Thomas Pynchon Après V, le personnage principal de Thomas Pynchon est un W. Webb. Webb Traverse. Omniprésent dans ce roman malgré une mort rapide. Une disparition comparable à celle de Laura Palmer dans Twin Peaks et qui hante le roman. De même, la résolution de cette enquête donne lieu à toutes les digressions possibles et imaginables par Thomas Pynchon, aussi cinglé qu'érudit... Conteur à part depuis son blocus (Tomas Pynchon vit reclus), de sa propre histoire de l'Amérique et du Monde.

Car Contre-Jour doit autant aux romans d'aventures façon Jules Verne qu'au Western, au steampunk et même au fantastique ! Un livre fractal, complètement éclaté, déroutant au possible, mais dont on prend pourtant le plus grand plaisir à relire les paragraphes encodés, énigmatiques, et quasi cabalistiques, pour en percer le sens. Cette participation peut être aussi jouissive qu'éreintante, car Contre-Jour est une oeuvre interminable. D'ailleurs Contre-Jour se termine-t-il ? Le dernier roman de Thomas Pynchon est un livre très très exigeant, dont les impressions de lecture fluctuent au fil de celui-ci.

Parmi les nombreux luxes que s'offre Pynchon dans Contre-jour, on trouve un plaidoyer anti-capitaliste en arrière-plan d'une tragédie familiale. C'est un milliardaire sans scrupule nommé Scarsdale Vibe, propriétaire d'une mine aux revenus colossaux qui orchestre la mort de Webb Traverse, anarchiste et dynamiteur de voies ferrées, engageant un tueur à gages. Les enfants de Webb (Frank, Reef, et Kit) se consultent pour venger leur père, tandis que la fille de Webb (Lake) s’acoquine et tombe amoureuse du meurtrier de son père...

Mais le livre débute avec l'exposition universelle de Chicago en 1893 à laquelle se rendent les Casse-Cou en dirigeable. Une équipe de choc dont on suit les dérives et virées en ballon et sur lequel figure au règlement : « Les actes de tripotage fessier dans la file d'attente ne sont pas tolérés !!! Les infractions seront sanctionnées par dix semaines de corvée !!! Chacune !!! Sur Ordre de l'Officier en chef. P.-S. : Oui, on parle bien de semaines !!! »

Souvent, la plume bourrée d'humour de Thomas Pynchon suffit à notre plaisir, le livre est impossible à refermer, alors qu'il est aussi insaisissable qu'une piste de free jazz de 12 h. Contre-jour compte d'innombrables personnages, et on peut regretter que ne s'attardent pas davantage sur des scènes plus dramatiques, traitées de la même manière que les errances des Casse-Cou. On peut néanmoins percevoir des évolutions de personnalités chez les principaux protagonistes de Contre-jour. Malgré la complexité du contenu scientifique exposé, la complexité de l'Europe, les origines de la 1re guerre mondiale paraissent peu développées.

Thomas Pynchon sème les pièces d'un gigantesque complot, totalement paranoïaque, sur fond de corruption, de vengeance Fordienne, de découvertes scientifiques détournées... Des thèmes ressassés que parvient à renouveler Thomas Pynchon. C'est incroyable, mais les saloons de Contre-jour n'ont pas d'équivalent !

Est-il bien raisonnable de conseiller la lecture de ce pavé de plus de 1400 pages à quiconque préfère sa vie sociale à son passe-temps littéraire ? Contre-jour ou l'envers de la normalité, des racines de la folie sur laquelle est bâtie notre réalité bancale, ayant survécu aux tirs de mines, aux anarchistes, aux guerres mondiales, à la bombe atomique...

Retrouvez Contre-jour de Thomas Pynchon, en librairie
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http://www.actualitte.com/dossiers/893-Contre-Jour-Thomas-Pynchon.htm http://www.actualitte.com/dossiers/893-Contre-Jour-Thomas-Pynchon.htm jl@actualitte.com (Julien Loubière) Dossiers Thu, 18 Mar 2010 10:00:00 +0100
Attrape-moi … mais ne viens pas trop vite (Védrines Vaile) Garance est une frétillante trentenaire, dont la copine Maude ne veut que le bonheur. Enfin presque : elle lui présente alors Mathieu et un copain, et le grand miracle de l’amour fera le reste. Sauf qu’en guise de miracle, c’est dans la tête de Mathieu et de Garance que l’on va vivre la relation naissante. Et que tout ne se passe pas comme dans un conte de fées. D’abord, ils se ratent, hésitent à s’appeler, ensuite, c’est l’incompréhension, de l’un, de l’autre, de ses envies, ses désirs, ses besoins.

Mais à force de tentatives, finalement, ils parviendront à se découvrir et passer aux choses sérieuses. Et c’est là que tout commence plus encore pour le lecteur. Pas simplement une bête sociologie du couple, qui même tournée sur le mode humoristique n’apporterait pas grand-chose à ce que tout un chacun en sait. L’histoire de Mathieu et Garance, c’est un mélange de sex-toys et de dîners aux chandelles, avec option préservatif. En grande consommation.

C’est tout à la fois tendre et complètement décomplexé, le tout sur fond de sexe affirmé, le tout pour passer en revue sans rien omettre les petites choses qui font une relation. Et comme chacun a ses petits secrets, qui se découvrent progressivement - et font le piment d’un couple. Tout cela est non seulement très mignon, mais surtout très drôle. Un peu comme l’envers du décor du couple, avec ce qu’il faut pour donner une dimension universelle aux anecdotes qui font de Mathieu et Garance un duo hors normes.


Honnêtement, il m’aura fallu quelques pages pour m’habituer au trait de Védrines, très personnel pour le coup, mais qui finalement donne une forme idéale au propos du scénario. C’est à la fois tendre et coquin : j’adore. On passe en revue les ex, les plans cul, les petites frustrations et les grands plaisirs. Le tout avec beaucoup d’intelligence, et un brin de libertinage, vraiment terrible. Mieux : irrésistible.

À chaque nouvelle page, c’est un pan de la vie sexuelle ou sentimentale qui se découvre, avec finesse - la plupart du temps. Un petit moment d’oxygène délicieux, qui colle un sourire radieux.

Une BD à mettre entre toutes les mains de couples, pour le meilleur, le pire et plus si affinités. Pour se faire un peu égratigner le quotidien, et plonger avec plaisir dans les affres de la vie à deux. Mais il n’y a pas non plus de contre-indications pour les célibataires…

Plus d’extraits
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http://www.actualitte.com/dossiers/892-attrape-moi-viens-trop-vite.htm http://www.actualitte.com/dossiers/892-attrape-moi-viens-trop-vite.htm ng@actualitte.com (Nicolas Gary) Dossiers Wed, 17 Mar 2010 14:11:57 +0100
Sukkwan Island, de David Vann Sukkwan Island. Une île perdue au milieu d’un chapelet d’îles au sud de l’Alaska. Dans la région de Ketchikan, au sud de Juneau, la capitale du plus septentrional des cinquante états des États-Unis. Une île sur laquelle Jim a acheté une maison. Une cabane plutôt. Un peu aménagée, mais d’un confort plus que rustique pour ne pas dire rudimentaire.

Une île sur laquelle il se fait déposer en hydravion par Tom, le pilote, au tout début de l’été, avec une importante quantité de matériels, de nourritures, un bateau et son fils, Roy, âgé de treize ans. Jim a l’intention de passer l’hiver, loin de tout, loin des hommes en la seule compagnie de son fils. Un moyen de partager, de communiquer avec lui.

Roy est le fils de Jim et d’Élisabeth. Il a une jeune sœur, Tracy, et vit habituellement en Californie avec sa mère, car Jim, et Élisabeth ont divorcé. Mais Jim a réussi à convaincre Roy et Élisabeth de l’intérêt de cette extraordinaire aventure et les voilà donc tous les deux sur le rivage en train de regarder l’hydravion de Tom prendre de l’altitude après un grand virage au fond du fjord.

Et Roy a tout de même un petit pincement au cœur en pensant que de nombreuses semaines vont maintenant s’écouler avant qu’il ne revoie sa sœur et sa mère. Mais préparer un hivernage n’est pas une sinécure et il faut rapidement passer à l’essentiel : couper du bois pour le feu, pêcher et chasser pour la nourriture, tout en profitant quand même d’un paysage époustouflant, d’une nature sauvage immense qu’il faut bien apprivoiser un peu.

Surtout que Jim, s’il est habile, n’est pas pour autant un trappeur aguerri. Et que les ours sont curieux, gourmands et quelque peu vandales.

Souvent j’ai pensé aux magnifiques images de « Into The Wild » en parcourant les premières pages de ce livre éprouvant de Davis VANN. Certes les points communs se résument à l’attrait extraordinaire que la nature sauvage a exercé sur les héros. Point d’hydravion dans le film. Point de carcasse de bus dans le livre. Mais la même fascination pour la vie rude des hommes au contact d’une nature dure. Et aussi quelques approximations des héros quant aux comportements les plus appropriés pour sécuriser leur survie au milieu d’éléments parfois peu engageants.

Mais c’est clairement à autre chose que David VANN nous destine au fil de ses pages.

C’est un huis clos où les hauts et les bas du père et du fils se succèdent. Où la crudité des situations n’a d’égale que la crudité des mots et du récit. Où le caractère sauvage de la nature n’est pas minimisé et ne se laisse point dominer par quelques a priori bucoliques. Où les hommes, et les enfants emmènent avec eux leurs soucis, leurs problèmes qui suffiraient à leur propre déstabilisation alors qu’ils ont aussi à faire face à ceux de l’autre. Où l’instinct de survie montre encore toute sa puissance face aux éléments déchaînés.

Au bout de ce huis clos, il y a la bascule possible de l’esprit. Le moment où la faiblesse ou bien le désespoir pourraient entraîner la défaillance ou l’abattement. Mais ce pourrait aussi bien être la grandeur et le dépassement de soi.

Qu'est-ce qui peut expliquer le passage de l’un à l’autre ? La victoire de l’un sur l’autre ? La croisée des chemins où, des deux possibles, un seul ne subsiste ?

Accrochez-vous. Vous allez partir dans un voyage dont vous ne sortirez pas indemne. David VANN a une vraie force d’écriture, avec un verbe cru et des images sans retenue parfois susceptibles de choquer. Mais il est diablement efficace pour nous mener sans coup férir à un dénouement dont l’évidence n’apparaît, de fait, qu’à la toute dernière ligne.

Retrouvez Sukkwan Island, de Davd Vann, en librairie
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http://www.actualitte.com/dossiers/891-sukkwan-island-David-Vann-Alaska.htm http://www.actualitte.com/dossiers/891-sukkwan-island-David-Vann-Alaska.htm contact@actualitte.com (Mimiche) Dossiers Wed, 17 Mar 2010 10:00:00 +0100
Lettre à Frédéric Mitterrand : la parodie bientôt interdite en France ? Gordon ZOLA                                                             À Paris, le 15 mars 2010
Les éditions du Léopard Masqué
90, rue Daguerre – 75014 Paris
01 43 25 81 68
www.leopardmasque.com


À l’attention de Monsieur le Ministre de la Culture




Monsieur le Ministre,

Par la présente, je tiens à porter à votre connaissance une affaire de justice liée à la liberté d’expression et qui va mettre ma société en faillite.

Je suis le fondateur des éditions du Léopard Masqué, le seul éditeur français qui prescrit le roman humoristique. Depuis 2004, je publie un certain nombre d’auteurs qui se veulent les fils spirituels de René Fallet, Pierre Dac, Jules Renard ou autre Frédéric Dard.

Tous les genres littéraires sont revisités à l’aune de l’humour : le thriller délirant, le roman historico-déconnant, la satire sociale ou politique, le pamphlet, la parodie, le pastiche…

Fort de ce positionnement, j’ai lancé une nouvelle collection en novembre 2008 : les aventures de Saint-Tin et son ami Lou, une série de romans parodiques retraçant les aventures du fils putatif de Tintin.

Un concept novateur


Une série de romans revisitant parodiquement les aventures d’un jeune journaliste, Saint-Tin et de son ami Lou, un perroquet sentencieux. Le garçon est-il le fils caché d’un célèbre reporter ? Il le croit et cherche une trace de cette filiation à travers le globe, accompagné d’acolytes fantasques et amusants, tels que le capitaine Aiglefin, éclusier de son état (d’ébriété), Alba Flore, la plume d’Anvers, ou encore les agents Yin et Yang… 25 romans délirants !

Historique
  • Novembre 2008 : sortie de « Le crado pince fort » et « Le vol des 714 Porcineys ».
  • Janvier 2009 : sortie de « L’oreille qui sait » et « La Lotus bleue ».
  • Février 2009 : descente de police armée chez l’imprimeur de l’éditeur et chez son diffuseur (Volumen – Le Seuil Lamartinière). L’ensemble des livres est mis sous scellés, les fichiers informatiques saisis – Ni éditeur, ni auteur ne seront prévenus officiellement avant 15 jours. Les ayants droit d’Hergé (Moulinsart S.A.) demandent l’interdiction de la série et la destruction de tous les stocks.
  • Avril 2009 : Procès - Attaque pour 1. Contrefaçon, 2. Plagiat, 3. Adaptation littéraire, 4. Parasitisme… Il s’agit de quatre romans parodiques, rappelonsle.
  • Le juge demande 4 mois de délibéré pendant lesquels l’éditeur (Le Léopard Masqué) ne peut plus travailler.
  • Juillet 2009 : Verdict : La contrefaçon, le plagiat et l’adaptation littéraire sont déboutés. Le tribunal garde la notion de parasitisme et me condamne à 72 000 euros de dommages et intérêts tout en autorisant la série à continuer commercialement (sic).
  • Septembre 2009 : Les éditions Moulinsart menacent d’attaquer à chaque nouvelle parution.
  • Octobre 2009 : Je fais appel sur toute la décision.
  • Novembre 2009 : Je publie « Les Poils mystérieux » et « L’ire noire » en autocensurant les couvertures.
  • 18 Février 2010 : sortie du 8e opus de la série : « L’affaire tourne au sale ».

Un combat pour le droit à la parodie

Un droit fortement contesté par les héritiers et leurs avocats au point qu’ils m’envoient à présent les huissiers pour saisie de mes biens et bloquage de mes comptes. Je me vois donc contraint de déposer le bilan de ma société dans les semaines qui viennent.
  • PARODIE, PARASITISME, termes antinomiques !
La parodie est un droit. La justice a reconnu la notion parodique pour la série des Saint-Tin. En outre, la parodie est par définition « parasitaire »… Comment dès lors me reconnaître comme parasite ?

Il est bon de savoir que des créateurs, des écrivains, aujourd’hui en France, peuvent voir « débarquer » des gendarmes avec les armes au poing pour interdire leur travail.

Je rappelle que seule une saisie-contrefaçon permet d’arrêter de manière aussi violente et radicale un créateur et l’empêcher de travailler pendant des mois… je souligne aussi que cette attaque a été déboutée et que je n’ai eu droit à aucun recours pour faire valoir de ma part des dommages et intérêts (attaqué pour une chose, condamné pour une autre).

Si l’appel conforte la première instance, c’est la parodie qui sera désormais interdite en France.

Monsieur le Ministre, je ne mets pas en cause la qualité de la justice mais force est de reconnaître que la lenteur de son administration favorise les mieux nantis. La société Moulinsart peut se permettre d’attendre des années le résultat de l’appel, ce n’est pas mon cas.

En souhaitant que vous mesurerez l’importance de ce combat pour le droit d’expression,

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma très haute considération.

Gordon ZOLA

Le Léopard Masqué
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http://www.actualitte.com/dossiers/888-lettre-Mitterrand-parodie-interdite-France.htm http://www.actualitte.com/dossiers/888-lettre-Mitterrand-parodie-interdite-France.htm contact@actualitte.com (Gordon Zola) Dossiers Tue, 16 Mar 2010 16:12:29 +0100