Bruno Pattino dans son rapport mentionne que la définition du "livre numérique" est encore à trouver.
La question n'est pas triviale puisqu'il s'agit en l'occurence d'un fichier, c'st àdire d'un amas de bits qui en soit n'a aucune signification tant qu'il n'est pas décodé par le bon logiciel sur la bonne machine.
Avec un peu d'astuce de programmation on pourrait meme imaginer un fichier dont les modes de représentation pourraent etre intelligibles sous différentes formes selon le décodage au moment de la représentation-
un fichier qui tantot permettrait d'afficher uniquement le texte d'un roman, jouer de la musique, ou se transformerait en représentation psyquédélique avec des zones cliquables par l'utilisateur offrant des liens tant internes qu'externes avec des URL du web.
J'attends qu'on me dise ou se trouve la notion de livre la dedans ?
Il est tout de même curieux qu'on conçoive la notion de livre numérique toujours en relation avec un livre en papier qui serait princeps - Mais c'est le contraire qui est en train de se produire et depuis longtemps -
La fabrication d'un livre en papier n'est qu'une instanciation possible de la représentation d'un fichier que l'auteur a donné à son éditeur. Je réalisais ainsi des livres à partir de fichiers créés par mes auteurs il y a a plus de 15 ans.
Je ne vois pas comment un fichier permettant une circulation hypertexte interne comme externe, peut etre assimilé à un livre ?
Sauf à dire que tout projet intellectuel humain qui puisse se circonscrire dans un amas de bits qui puisse etre nommé de façon unique est un livre. Et encore, pour peu que ce fichier permette une représentation dynamique de textes d'images et de sons qui ne sont pas contenus dans l'amas de bits précédemment identifiés, la notion de livre pourrait s'appliquer à un ensemble infini d'éléments qui n'auraient qu'une seule chose commune : celle d'appartenir à un réseau permettant leur interconnexion.
On pourrait ainsi donner une nouvelle définition au livre qui correspondrait mieux à la réalité du monde numérique : tout fichier permettant une représentation de textes, d'images, de sons dont le code est contenu ou non dans ce fichier. Il faut s'attendre à inclure dans cette définition tout type de fichier permettant une interaction homme machine, c'est à dire les jeux.
N'oublions pas que c'est une note de la Direction générale des impots qui définit ce qu'est un livre en France. Je propose que les tetes fiscales de Bercy se penchent à nouveau sur le bébé.
A suivre....
Patrick Altman
Qu'est ce qu'un voyage ?
Ca peut être un simple trajet effectué à pieds depuis chez soi jusqu'au bout de la rue ou du champ et retour.
On peut ensuite rendre la chose plus complexe en adjoignant un moyen de locomotion, motorisé ou non.
Puis combiner plusieurs moyens de locomotions, soit successifs, soit simultanés. J'entends par simultanés le fait de pouvoir mettre une voiture sur un Ferry ou un vélo dans un train ou une voiture.
Nous faisons toujours un voyage, pourtant qui pourrait dire qu'il s'agit de la meme chose -
Ce voyage peut meme avoir des ruptures dans le temps, de quelques minutes, à quelques années.
Il peut n'avoir jamais de fin et durer toute la vie, et même sur plusieurs vies si quelqu'un décide de poursuivre le voyage de quelqu'un d'autre.
Définir ce qu'est un livre numérique est au moins aussi simple que de définir ce qu'est un voyage.
Bonne chance aux réducteurs de TVA !
A suivre...
Patrick Altman
Outre l'élégance de certain propos dans ce billet (Cf "une fois le fichier PDF créé, l?imprimeur le transforme en brique de papier imprimé"), il est toujours un sujet que l'on évacue ou que l'on ignore dès que l'on parle de livre numérique : celui du piratage.
Il faut prendre comme évident que dès que les ouvrages se promèneront sous forme de fichiers numériques et que de nombreux lecteurs seront dotés d'un "e-quelque chose-avec-des-puces-dedans", les fichiers seront piratés et diffusés sans que ni l'auteur ni l'éditeur ne soient rémunérés.
Nous risquons ensuite de nous retrouver dans la même situation que celle de l'édition musicale.
Aujourd'hui, un artiste ne vit que par les concerts qu'il donne et plus du tout par les albums qu'il réalise.
Dans le cas de la musique, je n'ai aucun doute sur le fait qu'un Johnny ou un Obispo vivent plutôt bien de leurs concerts...
En revanche, j'ai du mal à croire que même un Marc Levy puisse remplir le Stade de France en donnant une lecture publique de son dernier roman...
Bien cordialement.
Tlaciar
(fabriquant de briques imprimées)
Au Canada, le taux de taxes est non seulement moindre, nous avantageons le bien intangible (livre numérique) vendu dans une autre province que la seine. De plus, nous n?avons qu?a mettre un numéro ISBN à un livre pour économiser une taxe dans notre propre province.
Aucune taxe pour les ventes à l?extérieur du Canada.
En définitive, nous roulons aux alentours de 0% - 7.5%
http://www.webrairie.com
/>

















Samedi 20 jun 09
à 16 h 20
L'édition classique est restrictive pour la littérature (toute confondue) à cause du système qui rend l'objet livre trop cher pour les lecteurs et à risque donc pour les éditeurs. Seuls les quelques auteurs médiatisés jusqu'à l'indigestion s'en sortent, pas la culture.
Beaucoup de petits auteurs don je fais parti, son édités maintenant en auto-édition, mais même avec cela les livres papiers et le prix en téléchargement reste le même, bien que l'édition à la demande en trés petite quantité se fait maintenant techniquement en imprimerie. Le problème avec les livres est le même qu'avec la musique, ce sont les intermédiaires qui abusent, notamment les éditeurs. Un auteur qui touche 10 ou 15% de droits sur quelques centaines de livres ne peut en vivre pour rappel. Combien en France vivent de leurs écrits à part les trés médiatisés qui ne sont que quelques dizaines ?
Des sites existent maintenant ou les auteurs peuvent se faire lire en direct gratuitement, entièrement ou partiellement, ou l'on peut acheter leur livre, mais la gratuité n'est pas une réponse pour autant en finalité, pourquoi payer quand c'est donné ?
L'on trouve de magnifiques auteurs sur internet, par centaines ou milliers, mais c'est bien la communication médiatique qui fait vendre encore, le connu plus que la qualité, en attendant que la toile reprennent le dessus comme pour la musique. Il faudrait un éditeur en ligne plus médiatisé pour répondre à tous, mais qui en parle publiquement dans les médias classiques, qui perdent déja du terrain dans la presse, dans la musique, et demain dans le livre ?
Demain chaque auteur sera son propre éditeur et vendeur grâce à internet, quand les présentateurs des émissions sur les livres se tourneront enfin vers l'ecran de leur PC et non plus uniquement vers les maisons d'éditions qui les charment à coup de prix qu'ils se partagent selon les années chacun, pour faire tourner la mafia du livre en France.
Internet perturbe les intermédiaires, les magasins se ferment par cela et le e-commerce en direct réponds à la baisse des prix, un dérangement pour notre système commerciale encore encré dans l'ancien système de distribution. Le petit paysan et l'auteur, même combat...
Question de temps maintenant mais les choses iront vite...
Bien à vous
Philippus
http://www.philippus-philippe.com