Vendredi 03 jui 09
à 10 h 36
Bookedition, Benévent, Manuscrit et j'en passe...
Il serait bon de balayer devant votre porte M. GAILLARD...
Je ne cherche pas à défendre M. Gaillard, mais votre post me suggère 2 réflexions :
- Si tel est le cas, voilà une liberté jouissive de pouvoir critiquer celui qui vous nourrit
- Les gens que vous citez ne sont pas des éditeurs, mais des prestataires de service. D'ailleurs, la loi devrait les obliger à facturer une TVA à 19,6% au lieu de 5,5%. C'est entre autres pour cela que certains d'entre eux font signer des pseudo contrat d'édition, à la limite du légal!
Dominique
http://elansudeditions.over-blog.org/
Vendredi 03 jui 09
à 11 h 32
Pour l'anecdote, j'ai eu le malheur de défendre une certaine idée de l'édition et de la librairie sur un forum d'une de ces plateformes d'édition que je ne citerai pas : Quelle volée de bois vert j'ai reçu !
La difficulté que nous rencontrons provient également des rapports qu'ont ces auteurs avec leur plateforme d'édition et les frustrations accumulées par les refus des éditeurs, ou par quelques arnaqueurs patentés déguisés comme tel. Ils font des éditeurs et des libraires, des prévaricateurs-censeurs qui "se servent au passage" et osent critiquer... ce qu'on leur demande de critiquer !
L'éditeur étant remplacé par la plateforme en ligne et le libraire par la possibilité de "travailler" sa diffusion par les "nouveaux réseaux sociaux", internet étant LE médium.
En revanche, comme pour la modification de certains services dans les imprimeries (développement du numérique et des bureaux PAO pour répondre aux demandes clients), je ne vois pas forcément d'un mauvais oeil un éditeur qui pourrait utiliser ses compétences pour réaliser un ouvrage pour un tiers, MAIS à de strictes conditions : déclarer qu'il s'agit d'une prestation de services, sans jouer sur l'affectif de "l'auteur" pour lui demander la plupart du temps plusieurs milliers d'euros. Décrire la totalité du processus de travail en amont. Déclarer clairement qu'il ne sera pas intégrer au catalogue et que le numéro ISBN sera demandé au nom de l'auteur. Ne pas artificiellement gonfler un devis en forçant le commanditaire à accepter 500 ou 1000 ex. de son titre.
Dans ce cadre strict, pourquoi ne pas utiliser ce savoir lorsqu'il est requis s'il permet de faire rentrer de la trésorerie. Après tout, certains donnent des cours comme gestionnaire ou graphiste en tant qu'intervenant extérieur. D'autres encore interviennent régulièrement sur des questions de droit de la propriété intellectuelle.
Ceci étant une réflexion, une piste ouverte à l'échange...
Vendredi 03 jui 09
à 11 h 53
qu'importe le nom que l'on puisse donner à ces "prestataires", ils financent les agissements de M. GAILLARD, qui se permet de les sabrer à longueur d'année.
Mordre la main de celui qui vous nourrit me semble particulèrement déplacé pour celui qui critique et ne propose jamais.
Parce que le bouche à oreille est la meilleure publicité dans ce domaine, le premier souci d'une maison d'édition est, au minimum, que ses auteurs rentrent dans leurs frais. Et cela devient possible grâce aux très nombreuses dédicaces organisées (rarement en librairies, mais souvent dans les chaînes type Cultura et les hypermarchés).
Je viens de signer avec EDILIVRE.
J'aurais donc bientôt des informations de première main.
A suivre.
Mercredi 05 aoû 09
à 17 h 03
Je viens de signer avec livreatoi.com. Ils sont tout nouveaux mais, en fait, avant c'était une toute autre maison d'édition : ils faisaient des livres d'art.
J'ai vu leur ancien catalogue et les ouvrages, je vous avoue que je suis resté surpris de voir de si beaux livres? alors qu'aujourd'hui ils font du compte d'auteur.
Mais en tout cas, j'ai eu l'occasion d'avoir des rendez-vous avec eux plusieurs fois, et pour le lancement ils ont plusieurs romans, le miens viendra quelques temps après.
Au départ j'y suis allé pour savoir comment ils fonctionnaient, ils font un contrat de publication, pour une somme (qui démarre à près de 400 euros)
il y a tout le travail de fabrication et de diffusion (!) et eux n'ont aucun droit sur les ouvrages.
Enfin, je vais attendre de voir comme ça se passe mais pour le moment ça a l'air bien parti !


















Jeudi 02 jui 09
à 18 h 22
Une fois de plus, nous sommes à un virage. Cette chère crise, ou plutôt, cette crise chère, vient mettre de l'ordre en désordonnant le marché.
A chaque virage, certains dérapent, foncent dans le décor, prennent un mur, quand d'autres ralentissent ou tout simplement gardent le cap.
Tout le monde souffre dans l'édition, les gros comme les petits. J'écrivais un article à ce sujet il y quelques jours :
http://elansudeditions.over-blog.org/article-33048189.html
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Je voudrais m'attarder sur les auteurs et surtout sur leur projet. Combien d'entre eux veulent être édités pour être édité. Non je ne déraille pas. Un auteur qui veut entamer un chemin d'écriture, pour qui le verbe est un véhicule qui va mener son esprit, sa vision jusqu'aux lecteurs, celui qui a pour envie de construire ce qu'il pourra appeler , cinq ou dix romans plus tard, une ?uvre, alors, celui-là trouvera un éditeur, trouvera son lectorat.
Rien ne se construit sur le sable de l'illusion. Si le premier manuscrit fait espérer un Goncourt, le deuxième le début de la gloire, chaque livre qui paraît ensuite fait comprendre à l'auteur que le chemin est long et que c'est bon de grandir, de gagner les lecteurs un par un.
Et c'est là que réside la jouissance de l'écrivain, dans ce cheminement, cette découverte, cette ouverture et cette épuration du texte.
Pour le reste, les auto éditeurs, les imprimeurs honteux de dire qu'ils font payer les auteurs en annonçant tout et n'importe quoi, ce ne sont que des marchands qui profitent d'un marché basé sur l'émotionnel, sur l'égo, sur la frustration. Ça me rappelle les années 80, quand les marchés de l'alarme et de la menuiserie alu sont arrivés, les requins n'ont pas tardé à se battre.
Il n'y a qu'à regarder les pub Google en bas de cet article pour savoir qui vend du papier?
Reste LE sujet que personne n'aborde : la diffusion, la promotion, les salons du livres (les vrais), les rencontres dans les grandes librairies? Qui s'en occupe : les éditeurs.
Qui va conseiller, aider à grandir, faire mettre les tripes de l'auteur sur l'établi pour qu'il donne le meilleur de lui-même au public? Qui va investir plusieurs mois avec l'auteur pour que son livre, lorsqu'il sortira, soit l'aboutissement d'un vrai travail éditorial? Ce n'est pas la belle-mère, le cousin ou la femme qui n'ose pas dire ce qu'elle pense?
L'édition indépendante a encore de très beaux jours devant elle. Et même si ce n'est pas en termes financiers, c'est en termes de projets, d'aventure humaine et littéraire, c'est en travail accompli et en partage.