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Le monde de l'édition > Reportages

Compte d'auteur, compte d'éditeur : les nouveaux écueils

Par Roger Gaillard, le jeudi 02 juillet 2009 à 13:31:00 - 11 commentaires

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Dans l'article précédent « Le mauvais Compte d’Éditeur va-t-il tuer le Compte d’Auteur ? » nous constations que l'apparition des éditeurs à C/E minimum concurrençait les prestataires du compte d'auteur. Ils se rapprochent des prestataires d'un C/A minimum, mais sans apport financier : peu de sélection, services éditoriaux simplifiés à l'extrême, numérisation et rentabilité adossée au réseau interne de l'auteur.

De fait, les éditeurs à compte d'auteur, qu'ils soient abusifs ou non, se trouvent confrontés à de multiples facteurs qui tous visent à assécher le flux des auteurs solliciteurs.


Cinq phénomènes

L'Information sur Internet, massive en vrac et non hiérarchisée, permet aux nouveaux écrivains en recherche de publication de cibler au mieux dans un panel d'adresses et de sites les maisons qu'ils solliciteront. La consultation des forums complète le dispositif et détourne candidats des éditeurs les plus critiqués. Les plus prudents des internautes sécurisent leur choix avec notre Audace.

L'arrivée massive des éditeurs amateurs, facilité par les évolutions technologiques de masse (mise en page, création de blogs, l'impression numérique et les librairies en ligne), provoque un rééquilibrage entre l'offre et la demande de contenu. D'où la prolifération des credo sympathiques vantant la découverte et le lancement de nouveaux auteurs. Hélas, neuf fois sur dix, le lancement d'un auteur inconnu/débutant fait plouf ! et l'intervention active de celui-ci pour sauver les meubles est fortement recherchée par le responsable éditorial.


Le compte d'auteur occasionnel dans les maisons traditionnelles se généralise au point que certains, en mars 2009 au Salon du Livre de Paris, se demandaient s'ils n'en croquaient pas tous. Ce qui est exagéré, mais qui traduit l'émergence d'une tentation : résoudre ses difficultés de trésorerie en puisant dans la poche des auteurs qu'on édite. La chute des ventes en librairie rend attractive la vente forcée d'une partie du tirage à l'écrivain nouveau venu ou à l'ancien que le salariat extérieur met à l'abri des fins de mois difficiles. C'est un compte d'auteur parfaitement abusif puisque sans référence contractuelle au C/A (le C/A conditionné* – voir notre onglet Contrats d'édition). Très valorisant au départ pour l'auteur, ce n'est qu'en cas de difficultés que celui-ci se rendra compte qu'il a été, à l'insu de son plein gré, le dindon d'une farce littéraire biaisée.

L'autoédition explose. Un article récent dans la presse spécialisée signale que pour la première fois l'autoédition dépasse l'édition aux États-Unis en nombre de nouveautés publiées. Le site TheBookEdition publie 150 titres par mois. Lulu et BoD sont sur le même créneau. Le dernier numéro de juin de Livres Hebdo signale l'arrivée d'un dernier poids lourd : UniBook, une filiale du leader mondial de la reliure de documents d'entreprise. Ces sites drainent tous ceux qui se méfient du nouveau standard de l'arnaque (le C/A Maq – voir notre onglet Contrats d'édition) et se tourne vers l'autoédition assistée. Pourquoi payer 2 500 € pour une maquette et de pseudo services éditoriaux, devoir racheter son livre avec une remise minime alors que les sites d'aide à l'autoédition génèrent gratuitement la maquette et vous vendent les exemplaires selon vos besoins et en pratiquant aussi des remises selon la quantité ?

La multiplication des industriels de l'édition à compte d'auteur**. De petits nouveaux proposent leurs services tarifés sur le Net telles les éditions Paulo Ramand, Velours, Persée, PLA, ABM... La concurrence s'exacerbe. Les anciens doivent partager le marché avec les eux et forcément ça rogne les chiffres d'affaires. Les plus grosses structures devraient voir, malgré Google Adwords, leur industrie péricliter dans les années à venir.


Premiers dépôts de bilans dans le C/A


Ça commence avec le plus emblématique d'entre eux. La Société des écrivains (alias Éditions des écrivains) est en grande difficulté financière. Sébastien Brancq, son créateur fut à l'origine du nouveau standard du compte d'auteur abusif : Le C/A Maq***. Celui-ci a revendu son bébé à un certain Jérôme Pourteau (Société JPH). Comme lors du rachat de la Pensée universelle, cette opération ne semble pas avoir été bénéfique au repreneur. Entre 2005 et 2007, le chiffre d'affaires est passé de 2 900 000 € à 1 900 000 €. Un mandataire judiciaire a été nommé depuis l'été dernier... et la Société des écrivains est totalement silencieuse depuis !

Puisque nous en sommes au rang des entreprises en difficultés sachez que les éditions Osmondes de madame Fioramonti, ont également cessé leur activité en laissant des grugés sur le carreau. Les auteurs en colère ont créé un site « Les éditions Osmondes : l'arnaque organisée ». Il dénonce, comme le faisait Ecrire&Editer en 2001 et Audace depuis 2005, les dérives fantaisistes et malhonnêtes de dame Fioramonti (http://www.editions-osmondes.com).

Et le tout dernier vient de tomber. Il s'est pris les pieds dans Electre après avoir fait l'objet de quelques critiques négatives sur les sites de La Lettrine et les blogs de Marc Autret et Irène Delse. Il s'agit de l'Agence Littéraire/TdB éditions. Cette agence, dirigée par messieurs Alessandrini et De Magnac, proposait ses services tarifés aux nouveaux auteurs en vue d'améliorer leurs textes et d'intéresser des éditeurs normaux. Devant l'échec généralisé et prévisible de cette recherche – le milieu éditorial français n'apprécie pas les agents littéraires – le second crée la société TdB (Tour de Babel).

Son objectif : offrir dans un premier temps une porte de sortie aux auteurs déçus par l'AL. Hélas, le projet TdB insiste sur le fait qu'il s'agit d'une solution transitoire permettant à un texte de commencer à exister en vue d'intéresser un véritable éditeur. TdB exige un modeste complément financier. Pour la base professionnelle Electre, ces pratiques ne correspondent pas aux usages normaux de l'édition. Elle décide de déréférencer TdB qui comptait vendre aussi aux libraires. Exit Tour de Babel !


La suite des aventures du C/A en 2010 !

Nous suivrons attentivement le phénomène. Il devrait s'amplifier avec la crise. Elle commence à se ressentir depuis mai dans le secteur du livre. Un rapide sondage au Marché de la Poésie confirme depuis cette date des commandes libraires atones sur la littérature de création. Certains croyaient, à cause des bons résultats enregistrés en mars au Salon du Livre de Paris, que la crise épargnerait le secteur. A son tour l'édition – tous modes confondus – connaît la récession. Le magazine professionnel Livre Hebdo annonce un premier recul de 2,2 % en 2008. Que sera-t-il en 2009 ?


On peut s'attendre au pire dans l'édition indépendante et la littérature de création. Les arrêts de maisons à l'étique professionnelle marquée pourraient intervenir dès l'automne. Pour les autres, on doit craindre des glissements de plus en plus marqués vers des demandes financières suspectes en direction des nouveaux écrivains. Quant aux professionnels du compte d'auteur abusif, ils devront affronter quelques lendemains qui déchantent.

À son modeste niveau, L'Oie plate et son annuaire Audace seront là afin d'aider les auteurs à repérer les eaux troubles !


Tribune rédigée par Roger Gaillard de l'Oie plate


--------
* Éditeur s'est crée pour n'exploiter essentiellement que de marché du livre à compte d'auteur
** Édition à compte d'auteur dans lequel l'auteur signe un contrat de cession normal en contrepartie de l'obligation d'acheter au prix fort une partie du tirage initial
** Édition à compte d'auteur dans laquelle l'auteur croit payer que la maquette.

Par Roger Gaillard, le jeudi 02 juillet 2009 à 13:31:00 - 11 commentaires

Mots clés :
editions - compte - auteur - editeurs

Réactions

Publié par Dominique LIN

 

Il y a tant de choses à dire sur ce phénomène que je préfère ne pas rentrer dans le débat. Il y a autant de situations que d'auteurs et de maisons d'édition.

Une fois de plus, nous sommes à un virage. Cette chère crise, ou plutôt, cette crise chère, vient mettre de l'ordre en désordonnant le marché.
A chaque virage, certains dérapent, foncent dans le décor, prennent un mur, quand d'autres ralentissent ou tout simplement gardent le cap.
Tout le monde souffre dans l'édition, les gros comme les petits. J'écrivais un article à ce sujet il y quelques jours :
http://elansudeditions.over-blog.org/article-33048189.html />
Je voudrais m'attarder sur les auteurs et surtout sur leur projet. Combien d'entre eux veulent être édités pour être édité. Non je ne déraille pas. Un auteur qui veut entamer un chemin d'écriture, pour qui le verbe est un véhicule qui va mener son esprit, sa vision jusqu'aux lecteurs, celui qui a pour envie de construire ce qu'il pourra appeler , cinq ou dix romans plus tard, une ?uvre, alors, celui-là trouvera un éditeur, trouvera son lectorat.

Rien ne se construit sur le sable de l'illusion. Si le premier manuscrit fait espérer un Goncourt, le deuxième le début de la gloire, chaque livre qui paraît ensuite fait comprendre à l'auteur que le chemin est long et que c'est bon de grandir, de gagner les lecteurs un par un.
Et c'est là que réside la jouissance de l'écrivain, dans ce cheminement, cette découverte, cette ouverture et cette épuration du texte.

Pour le reste, les auto éditeurs, les imprimeurs honteux de dire qu'ils font payer les auteurs en annonçant tout et n'importe quoi, ce ne sont que des marchands qui profitent d'un marché basé sur l'émotionnel, sur l'égo, sur la frustration. Ça me rappelle les années 80, quand les marchés de l'alarme et de la menuiserie alu sont arrivés, les requins n'ont pas tardé à se battre.
Il n'y a qu'à regarder les pub Google en bas de cet article pour savoir qui vend du papier?
Reste LE sujet que personne n'aborde : la diffusion, la promotion, les salons du livres (les vrais), les rencontres dans les grandes librairies? Qui s'en occupe : les éditeurs.
Qui va conseiller, aider à grandir, faire mettre les tripes de l'auteur sur l'établi pour qu'il donne le meilleur de lui-même au public? Qui va investir plusieurs mois avec l'auteur pour que son livre, lorsqu'il sortira, soit l'aboutissement d'un vrai travail éditorial? Ce n'est pas la belle-mère, le cousin ou la femme qui n'ose pas dire ce qu'elle pense?

L'édition indépendante a encore de très beaux jours devant elle. Et même si ce n'est pas en termes financiers, c'est en termes de projets, d'aventure humaine et littéraire, c'est en travail accompli et en partage.

Publié par ecrit vingt

 

Comment peux-t-on critiquer à ce point les éditeurs alors que ce sont eux qui vous permettent de faire vivre votre site par leurs bannières publicitaires :

Bookedition, Benévent, Manuscrit et j'en passe...

Il serait bon de balayer devant votre porte M. GAILLARD...

Écrit le 03/07/2009 à 10:36

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Publié par Dominique

 

@ ecrit vingt
Je ne cherche pas à défendre M. Gaillard, mais votre post me suggère 2 réflexions :

- Si tel est le cas, voilà une liberté jouissive de pouvoir critiquer celui qui vous nourrit

- Les gens que vous citez ne sont pas des éditeurs, mais des prestataires de service. D'ailleurs, la loi devrait les obliger à facturer une TVA à 19,6% au lieu de 5,5%. C'est entre autres pour cela que certains d'entre eux font signer des pseudo contrat d'édition, à la limite du légal!
Dominique

http://elansudeditions.over-blog.org/

Écrit le 03/07/2009 à 10:45

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Publié par David Demartis

 

Je rejoins pleinement Roger Gaillard et Dominique Lin dans leurs approches et analyses.
Pour l'anecdote, j'ai eu le malheur de défendre une certaine idée de l'édition et de la librairie sur un forum d'une de ces plateformes d'édition que je ne citerai pas : Quelle volée de bois vert j'ai reçu !

La difficulté que nous rencontrons provient également des rapports qu'ont ces auteurs avec leur plateforme d'édition et les frustrations accumulées par les refus des éditeurs, ou par quelques arnaqueurs patentés déguisés comme tel. Ils font des éditeurs et des libraires, des prévaricateurs-censeurs qui "se servent au passage" et osent critiquer... ce qu'on leur demande de critiquer !

L'éditeur étant remplacé par la plateforme en ligne et le libraire par la possibilité de "travailler" sa diffusion par les "nouveaux réseaux sociaux", internet étant LE médium.

En revanche, comme pour la modification de certains services dans les imprimeries (développement du numérique et des bureaux PAO pour répondre aux demandes clients), je ne vois pas forcément d'un mauvais oeil un éditeur qui pourrait utiliser ses compétences pour réaliser un ouvrage pour un tiers, MAIS à de strictes conditions : déclarer qu'il s'agit d'une prestation de services, sans jouer sur l'affectif de "l'auteur" pour lui demander la plupart du temps plusieurs milliers d'euros. Décrire la totalité du processus de travail en amont. Déclarer clairement qu'il ne sera pas intégrer au catalogue et que le numéro ISBN sera demandé au nom de l'auteur. Ne pas artificiellement gonfler un devis en forçant le commanditaire à accepter 500 ou 1000 ex. de son titre.

Dans ce cadre strict, pourquoi ne pas utiliser ce savoir lorsqu'il est requis s'il permet de faire rentrer de la trésorerie. Après tout, certains donnent des cours comme gestionnaire ou graphiste en tant qu'intervenant extérieur. D'autres encore interviennent régulièrement sur des questions de droit de la propriété intellectuelle.

Ceci étant une réflexion, une piste ouverte à l'échange...

Écrit le 03/07/2009 à 11:32

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Publié par ecrit vingt

 

@ dominique lin

qu'importe le nom que l'on puisse donner à ces "prestataires", ils financent les agissements de M. GAILLARD, qui se permet de les sabrer à longueur d'année.

Mordre la main de celui qui vous nourrit me semble particulèrement déplacé pour celui qui critique et ne propose jamais.

Écrit le 03/07/2009 à 11:53

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Publié par peuch

 

Un faux problème. Qui a dit que tous les livres publiés à compte d'éditeur sont les meilleurs ? Des auteurs connus et non des moindres jouent au virtuose de langage, alignent des mots et des phrases dans leurs romans sans un sens strict de la construction. Ce n'est pas parce que vous publiez chez Gallimard que vous êtes un bon écrivain. Lisez le précis de littérature de Jourde et Naulleau pour découvrir le mauvais style d'Anna Gavalda, Marc Lévy, Christine Angot , Patrick Besson, BHL...publiés, pourtant par des "grandes maisons d'édition", à compte d'éditeur !!

Écrit le 03/07/2009 à 23:10

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Publié par vrancken

 

et comment faire lorsqu'on a signé un contrat et payé pour un travail d'édition ....? alors que la société des écrivains est en soi disant grande difficulté mais qu'elle ne le stipule pas lorsqu'elle souscrit des contrats, nous sommes très nombreux à nous faire "rouler" comment récupérer son argent?

Écrit le 07/07/2009 à 10:39

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Publié par François Baudez - Yvelinédition

 

Certaines maisons d'édition à compte d'auteur tirent leur épingle du jeu à condition de véritablement travailler le secteur de la diffusion.
Parce que le bouche à oreille est la meilleure publicité dans ce domaine, le premier souci d'une maison d'édition est, au minimum, que ses auteurs rentrent dans leurs frais. Et cela devient possible grâce aux très nombreuses dédicaces organisées (rarement en librairies, mais souvent dans les chaînes type Cultura et les hypermarchés).

Écrit le 08/07/2009 à 18:02

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Publié par Serge ULESKI

 

Bonjour à tous,

Je viens de signer avec EDILIVRE.

J'aurais donc bientôt des informations de première main.

A suivre.

Écrit le 08/07/2009 à 20:23

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Publié par Pierre

 

Bonjour à tous,

Je viens de signer avec livreatoi.com. Ils sont tout nouveaux mais, en fait, avant c'était une toute autre maison d'édition : ils faisaient des livres d'art.
J'ai vu leur ancien catalogue et les ouvrages, je vous avoue que je suis resté surpris de voir de si beaux livres? alors qu'aujourd'hui ils font du compte d'auteur.
Mais en tout cas, j'ai eu l'occasion d'avoir des rendez-vous avec eux plusieurs fois, et pour le lancement ils ont plusieurs romans, le miens viendra quelques temps après.
Au départ j'y suis allé pour savoir comment ils fonctionnaient, ils font un contrat de publication, pour une somme (qui démarre à près de 400 euros)
il y a tout le travail de fabrication et de diffusion (!) et eux n'ont aucun droit sur les ouvrages.
Enfin, je vais attendre de voir comme ça se passe mais pour le moment ça a l'air bien parti !

Écrit le 05/08/2009 à 17:03

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Publié par Claire

 

""""Pour le reste, les auto éditeurs, les imprimeurs honteux de dire qu'ils font payer les auteurs en annonçant tout et n'importe quoi, ce ne sont que des marchands qui profitent d'un marché basé sur l'émotionnel, sur l'égo, sur la frustration.""" dixit Dominique Lin

Par goût d'indépendance, par goût de voir ses ouvrages être en vente plus longtemps que les fatidiques 2 mois (ce qui est le plus souvent le cas avec un éditeur traditionnel), un auteur peut choisir le mode de l'auto-édition. Dans ce cas, il fait appel à un imprimeur qualifié. Il suffit "d'enquêter" à son sujet : exemplaire d'un livre pour connaître la qualité du travail, registre du commerce, inpi, travail sur ses partenariats éditeurs et autres, visites aux locaux, etc.
Si l'imprimeur est honnête, il délivre un devis qui sera hyper détaillé : papier utilisé, nb de pages, format, couverture, broché/collé, coût du bat, de la livraison, etc. etc. etc. etc.
A l'auteur de savoir poser les bonnes questions. Le tout suite à un long travail d'investigations.
Pourquoi un auto-édité ne pourrait-il pas s'entourer d'excellents imprimeurs ? Pourquoi ces imprimeurs n'auraient-ils pas envie de travailler avec des auteurs auto-édités ? Ceux-ci montent leur maison d'édition et deviennent des éditeurs, petits, certes, mais éditeurs dotés d'un certain professionnalisme quand même. Par le travail, un auteur peut apprendre beaucoup sur le métier d'éditeur. L'auteur est aussi un homme/une femme qui est exigeant dans sa manière d'être et de travailler.
A ce niveau, un auteur "auto-édité'" s'apparente à un éditeur indépendant. Certains éditeurs indépendants publient aussi peu de livres par an.


L'article de Roger Gaillard ?
Unibook, Lulu.com etc. sont des "éditeurs" à compte d'auteur... Il suffit de lire attentivement leurs sites pour s'en rendre compte !
Ils ont bien compris qu'Internet leur permettait de gagner le gros lot. Ils ont un lien immédiat et interactif avec les auteurs. Ceux-ci pour être publiés sont prêts à croire n'importe quoi et n'importe qui, quitte à verser de l'argent puisque cela leur permet d'accéder à leurs rêves.

Ils oublient que l'édition, l'auto-édition demandent un véritable travail, une persévérance, une rigueur.

L'auteur qui veut vraiment s'auto-éditer :
- monte sa maison d'édition. Statut très particulier et facilité par d'anciennes lois (cf : le centre des impôts qui permet la création d'une telle maison d'édition : pas besoin de passer par les registres de Commerce.)
- demande son isbn auprès de l'afnil
- sollicite plusieurs imprimeurs pour des devis
- effectue son choix
- vend ses ouvrages par différents canaux accessibles.

Il y a plusieurs années, j'étais membre du Calcre, asso créée et gérée par Roger Gaillard. Le Calcre était censé défendre les auteurs.
Lors d'une réunion, la "haute direction" ne parlait qu'argent, argent, argent gagné...
Cela m'a écoeuré et j'ai quitté l'asso, sans regret.

Écrit le 24/04/2010 à 21:25

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