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Comment Apple n'a pas imposé sa politique tarifaire à Amazon
Le livre numérique était une question cruciale. Pour les éditeurs.
Par Clement Solym,Le jeudi 27 octobre 2011 à 10:22:52 - 1 commentaire
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Le plus grand conflit qui ait éclaté entre Apple et Amazon, dans le domaine du livre démarra à cet instant où Cupertino imposa aux éditeurs de travailler sous un contrat d'agence. Et imposa aussi aux autres revendeurs cette condition de commercialisation. Historique d'une vraie victoire à la Apple...
Le contrat d'agence, c'est un modèle qui permet à l'éditeur de fixer, contractuellement, le prix de ses ouvrages, rendant impossible pour un détaillant de le proposer à un tarif moindre. Et lors du lancement de l'iPad, qui n'a pas encore démontré toute sa puissance en matière de livre numérique, la question se posait : pourquoi vouloir fixer les prix ? Et surtout, pourquoi rendre les livres plus chers que la politique tarifaire d'Amazon ne les proposait ?
C'est qu'entre l'arrivée d'iTunes et la vente de musique numérique, et la mise au point de l'iBookstore, et des conditions de vente de livres numériques que l'on connaît, un gouffre sépare les deux pratiques.

Manifestement, la biographie de Walter Isaacson propose une réponse à ce qui fut, pour Amazon, un véritable scandale, et présenté comme tel auprès des consommateurs. C'est qu'avant l'iPad, les éditeurs se retrouvaient dans une situation où Amazon achetait en gros, et payait le prix de gros, pour certains ouvrages, revendant par la suite à perte. Et les maisons voyaient d'un très mauvais oeil cette situation.
La solution apportée par Jobs devenait alors limpide : vous fixez votre tarif de vente et nous prenons 30 %. « Et oui, le client paie un peu plus, mais c'est ce que vous souhaitez de toute manière. » Bien évidemment, assentiment général, et adhésion complète : enfin, la domination tarifaire d'Amazon allait prendre fin.
Mais la subtilité n'est pas là : avec le contrat d'agence, Apple a introduit une clause l'autorisant à vendre moins cher ses ebooks, dès lors qu'un autre revendeur proposerait le même livre, dans les mêmes conditions pour un tarif inférieur. Résultat, les éditeurs s'empressèrent d'aller trouver Amazon, lui mettant sous le nez un contrat d'agence à signer rapidement, sous peine de ne plus recevoir les fichiers, et de ne plus vendre de livres.
Ainsi, le contrat d'agence, vu par Apple, n'aura pas été imposé par ce dernier aux autres revendeurs, comme cela avait été cru, mais bien par les maisons, qui ont profité de l'aubaine pour remonter les prix, et imposer leur décision à tous les détaillants.
Juste assez pour ébranler l'arbre à livres numériques, où le gorille Amazon se tenait fièrement perché...
Sources : The Next Web
Pour approfondir
Publié par con-sommateur
Vraiment, merci Apple !
Non seulement ils vendent tout trop cher (à commencer par leurs propres produits) et ils arrivent même à faire grimper les prix chez la concurrence. Décidément Apple sera toujours le pire ennemi des consommateurs.
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