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Sans métadonnées, les livres restent rivés à l'étagère

Qu'ils soient papier ou numérique

Le mercredi 19 juin 2013 à 10:29:33 - 0 commentaire

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Avec le volume de livres produit chaque année, classification et organisation sont les maîtres mots qui gouvernent l'industrie du texte. Le cabinet d'étude Nielsen, spécialiste du secteur culturel, a entrepris d'évaluer le lien entre les métadonnées et les ventes des ouvrages, en se basant sur les 100.000 meilleures ventes britanniques.

 

 

Folders Vs Metadata

John Norris, CC BY-SA 2.0

 

 

Nielsen a en fait examiné les BIC de chaque ouvrage : en gros, la carte d'identité des titres, constituée par 11 éléments, au minimum. ISBN, titre, éditeur, date de publication, disponibilité, prix net, réglementation en matière de diffusion... Des informations de base, certes, mais indispensables pour repérer chaque ouvrage. En plus, une image pour afficher la couverture de l'ouvrage sur les différents supports est plus que bienvenue, comme le montre le tableau ci-dessous...

 

 

 

 

De gauche à droite, on constatera que des informations manquantes ou l'absence d'image impactent véritablement les ventes, tandis qu'une image, ou, encore mieux, un BIC complet, assurent des chiffres bien plus élevés (entre + 268 et 473 %).

 

Et, contrairement aux idées reçues, de bonnes métadonnées ne sont pas un prérequis pour des ventes en ligne, mais bien pour le commerce physique des livres : l'optimisation des métadonnées augmente ainsi de 124 % les ventes physiques, tandis que leur absence a finalement un impact moindre sur les ventes en ligne.

 

D'autres éléments, plus détaillés, peuvent entrer dans le champ des métadonnées : leur ajout permettra également d'optimiser les ventes, proportionnellement au nombre de métadonnées supplémentaires ajoutées. Cette fois, l'accumulation d'information profite essentiellement aux ventes en ligne.

 

 

 

 

La fin de l'étude est légèrement plus consensuelle, puisque Nielsen tente de vendre son propre outil BookData Enhanced Service aux éditeurs, qui permet d'envoyer des métadonnées enrichies aux libraires. Mais, quoi qu'il en soit, la principale conclusion, 98 % d'échanges commerciaux supplémentaires pour les livres bien référencés, devra être soigneusement gardée sous la main.

Pour approfondir

photo Oury Antoine

   

Rédacteur en chef adjoint. Créateur du Juke-Books littéraire. Sensible aux questions sociales. A l'écoute sur http://www.coupdoreille.fr

 

Mots clés :
métadonnées - ventes de livres - ISBN - Nielsen



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