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Grèce : une marche de la poésie contre l'austérité

À la rencontre de la poésie et du printemps dans les rues d'Athènes.

Par Nathalie Gentaz,Le jeudi 22 mars 2012 à 13:14:56 - 3 commentaires

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Certains diraient que la plume est plus puissante que l'épée. En Grèce, les auteurs se sont ainsi engagés contre les mesures d'austérité du gouvernement, à l'occasion de la journée mondiale de la poésie ce mercredi.

 

Poètes, écrivains, acteurs, artistes, éditeurs et de nombreux les citoyens grecs se sont réunis à Athènes pour manifester contre la crise, bien différente de celle tenue jusqu'à présent depuis 2009. À coup de vers et de récitations poétiques, les participants ont protesté avec des citations de célèbres poètes grecs pour rappeler la force de leur culture, dans un contexte économique fragilisé qui inquiète encore l'Europe.  

 

« Ça fait 2000 ans que les Grecs écrivent de la poésie dans la même langue, aucun autre pays ne peut en dire autant. Et avec les mots de la poésie, on peut dire qu'on s'oppose à toutes les mesures qu'on nous impose », explique à l'AFP Alexandre, un lycéen de 17 ans brandissant le slogan « Si le printemps n'arrive pas, invente-le », tiré de l'œuvre du poète grec Odysseas Elytis, Nobel de littérature 1979.

  

 

 

Au cours de cette journée, des récitations poétiques, des danseurs et des groupes de musique rythmaient la marche des poètes dans la capitale.

 

Les organisateurs, soit Le Cercle des Poètes, les revues Poetix et Poiitika, la maison d'édition Mikri Arktos et les librairies-centres culturels Iano, ont voulu encourager l'esprit créatif des auteurs et artistes du pays, et, tout au long de cette marche, faire des poèmes leurs slogans, des poètes leurs références, des vers leurs drapeaux, « ces vers qui peuvent faire naître une autre réflexion, un autre avenir à travers notre présent et notre passé ».

 

Ainsi, loin des habituels slogans contre les mesures d'austérité imposées par le gouvernement, les participants arboraient plutôt des pancartes de vers de poètes grecs, tels Manolis Anagnostakis ou Séféris, ou encore des rimes grecques en rapport avec la situation politique et économique du pays : « Va plus vite que la décadence », « quand tu entends le mot « ordre », ça sent la viande humaine », «  j'ai peur des hommes qui, se sentant coupables, cherchent à trouver des fautes chez les autres » et plein d'autres.

 

Une manifestation poétique permettant de « montrer une autre image du pays à l'étranger et de rappeler aux Grecs eux-mêmes que la force de la culture, de la création peut nous aider à sortir de la situation où nous sommes », explique le poète Yorgos Chouliaras, l'un des initiateurs du projet.

 

 

 


Sources : Business Week , LA Times

Pour approfondir

Mots clés :
Grèce - printemps - poésie - Crise



Réactions

Publié par paul d'Aubin

 

Ulysse aimé des Nymphes et traqué par Poséidon.


Parti à contre coeur, ayant même contrefait le fou, pour se soustraire à la guerre et élever ton fils Télémaque, tu dus partir à Troie, et sus t'y montrer brave mais surtout fin stratège.
La guerre fut bien longue, pas du tout comme celle que chantaient les Aèdes. L'ennemi ressemblait tant à nos guerriers Achèens, courageux et aussi sûrs de leur droit que nous l'étions du notre.
Que de sang, que de peine ! Tu vis périr Patrocle, ne pus sauver Achille; et les morts aux corps déchiquetés par le épées se substituèrent aux coupes de ce vin si enivrant qu'est la réthorique guerrière et à la funeste illusion d'une victoire facile.

Ulysse tu eus l'idée de bâtir ce grand vaisseau dont la proue figurait une tête de cheval. Ainsi les Achèens purent entrer dans le port forteresse si bien gardé. Mais quand la nuit noire et le vin mêlés ôtèrent aux courageux Troyens leur vigilance et leur garde, vous sortirent alors des flancs du bateau et vous précipitèrent pour ouvrir grands les portes aux guerriers Achéens.
La suite fut un grand carnage de guerriers Troyens mais aussi de non combattants et même de femmes. Et Troie, la fière, la courageuse ne fut plus ville libre et les survivants de son Peuple connurent l'esclavage.

Aussi quand Troie fut conquise et que ses rue coulèrent rouges du sang vermeil de ses défenseur, mais aussi de nombreux civils, tu songeas à retourner chez toi, car tu étais roi, et ton fils Télémaque aurait besoin de toi et Pénélope t'aimait. Les souvenirs d'émois et de tendres caresses faisaient encore frissonner la harpe de ton corps de souvenirs très doux.
C'est alors que tu dus affronter la Déesse Athéna et ton double, tous deux vigilants, a tester ta sincérité et ta constance. Oh, toi Homme volage et point encore rassasié de voyages et de conquêtes. L'étendue de la mer te fut donnée comme le théâtre même de ta vérité profonde. (...)
Paul d'Aubin - Toulouse- mars 2012

Écrit le 06/04/2012 à 17:42

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Publié par Paul Arrighi ( d'Aubin)

 

Les Mainotes à Paomia puis Cargése :


Poésie sur le thème: "Les Arbres dans l'île"

Les deux Oliviers de Paomia



Ridés, bossus, ces deux oliviers ressemblaient au passeur de l'Acheron,
veillant aux portes du fleuve de l'enfer.
Ce n' étaient pourtant que des pousses venues de Sparte,
Replantées sur la terre Corse, pour nourrir une colonie d'émigrés.


Ces oliviers furent même bénis par des popes,
Puis soumis aux êtes brûlants, au scirocco dévastateurs,
Mais ils avaient tenus debouts avec leurs nervures noueuses,
et ni les entailles des hommes, ni le feu du ciel , ni les orages dévastateurs ne leur avait fait baisser rameux,

Grecs et Corses s'étaient affrontés pour cette terre si bien plantée et cultivée,
Mais ce n'était pas simple jalousies, ni rivalités de cultivateurs et de bergers,
Il s'agissait d' affaire d'honneur et de désaccords avec Gènes qui avait donné ce qui ne lui appartenait point.

Ils en vécurent, ces oliviers noueux, des saisons de félicité, de récoltes riantes d'olives et de figues,
Ils entendirent aussi les conques de guerre et les cris effroyables lors des sièges de Paomia.
Et puis un jour, les "mainotes" subjuguès sous le nombre durent quitter la terre qu'il avaient éveillées de leur sueur.

Ils s'en vinrent résider à Ajacciu, y exercèrent d'autres métiers en attendant des temps meilleurs.
Puis Marbeuf leur construisit Cargèse, plus près de la mer et les anciennes terres de Paomia furent désormais délaissées pour le pacage et les transhumances;
L'Eglise elle même et les pierres les maisons s'écroulèrent;
Mais jamais ne disparurent ces deux oliviers gardiens des lieux, véritables cerbères des temps antiques.
Ils veillaient désormais sur la quiétude des geais, des renards et des bandits ;
C'était un peu comme si l'esprit de l'ancienne Sparte et de Paomia la neuve s'était fécondée et avaient donné enfantement à ces deux Oliviers.

Paul Arrighi ( Juillet 2012)

Écrit le 04/09/2012 à 19:28

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Publié par Paul Arrighi

 

Le cri d'Alep,

Combien sont-ils réfugiés dans les caves
à tromper provisoirement la mort
en se promettant une vie meilleure, où leur voix soit entendue
ou en songeant au paradis promis aux martyrs ?

Et ce cinéaste kurde qui vivait à Paris et voulait voler des images à l'anonymat de la grande faucheuse.
Il est parti là-bas muni de l'espoir fou que parfois les images savent atteindre le cœur des hommes.
Certains les appellent des Djihadistes et tremblent pour leur propre liberté d'opinion, et pour les femmes qui sont traitées comme moins que rien par une masculinité égarée.

D'autres défendent tout simplement un même droit des gens pour tous les êtres sur la Planète
Pourquoi être né Arabe, Juif, Kurde ou noir, devrait-il à jamais vous rendre la vie plus précaire et vous priver du Droit de choisir vos gouvernants ?
Il fut un temps où des évêques catholiques bénissaient les armes des troupes de Franco et appelaient à libérer l'Espagne des «rouges».
Durant ce temps Orwell, Hemingway et bien d'autres quittèrent leur quiétude pour défendre l'Humanisme et l'Humanité aux prises avec le cri de «Viva la Muerte» fasciste.

Que l'on m'explique, aujourd'hui pourquoi, la circonstance de naître dans le croissant fertile devrait vous valoir la servitude à vie ?
Et de vivre dans le servage de régimes militaires et de tyrans corrompus ?
La question de la Religion ne masque-t-elle pas une comptabilité inégalitaire et sordide des hommes ?
Là, en terre d'Islam, vous seriez condamnés à courber le dos entre le bâton et les balles du policier ou la vision et les sermons réducteurs des théocrates et de ceux qui osent se nommer : "Le parti de Dieu"?
Qui ose ainsi trancher dans l'Humain et réduire le besoin et le souffle des Libertés à certains Peuples ; blancs et riches, de préférence ?

Allons mes ami(e)s, n'oublions pas le message universel des Hume, Paine, Voltaire qui permit à nos anciens de prendre les Bastilles.
Le Droit à la vie et à la liberté n'est pas d'un continent, ni d'une couleur de peau, ni d'une religion ; il est universel comme le sourire du jeune enfant à sa mère.
Assez de discrimination et d'hypocrisie ; dénonçons l'imposture des tyrans et les veules par trop intéressés qui nous voudraient taisant et tranquilles.
Il est un Monde nouveau qui ne demande qu'à grandir et à vivre si bien sûr, on ne le tue pas avant et l'on ne lui met pas le bâillon.
Ami(e)s ne te fait pas dicter ta conduite par ceux qui sont payés pour écrire que l'ordre immuable doit toujours se perpétuer.
Ose ouvrir les yeux même aux spectacles les plus insoutenables et entendre ce long chœur de gémissements qui est l'Humanité souffrante dont tu fais partie intrinsèquement, avec les mêmes Droits et devoirs.
C'est l'Humanité souffrante qui frappe, devant l'écran de ton téléviseur quand ta journée de travail finie tu t'assoupis et il est trop facile et fallacieux de te dire que des spécialistes vont régler les problèmes à ta place.
Hélas si tous raisonnent ainsi ; rien ne bougera et les Tyrans succéderont aux Tyrans comme les malédictions de Job.
Peut-être ta faible voix comme celle du rouge-gorge doit se mêler à la symphonie du Monde pour qu'enfin puissent tomber les préjugés entre les êtres et les murailles de Jéricho ?

Paul d'Aubin (Paul Arrighi)

Écrit le 23/08/2013 à 18:33

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