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Indignation face à la fermeture de 10 bibliothèques à Newcastle

On assure pourtant que c'est pour le mieux

Par Xavier Thomann,Le mercredi 14 novembre 2012 à 17:52:13 - 0 commentaire

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10 des 18 bibliothèques publiques de la ville britannique de Newcastle sont menacées. Du coup, plusieurs auteurs ont décidé de soutenir la campagne d'opposition à ces fermetures : on y trouve Philip Pullman, Julia Donaldson et Anne Fine. Le projet de la municipalité de faire des économies en coupant dans les bibliothèques est jugé « immoral » par ces écrivains.

 

 

Newcastle

 Newcastle, marcusjroberts, CC BY-NC 2.0

 

 

Le plan d'action de la ville sera annoncé mardi prochain, mais les informations qui ont filtré jusqu'à présent ne laissent rien augurer de bon. Seule la grande bibliothèque du centre ville devrait être épargnée, les autres courent le risque d'être fermées ou confiées à des volontaires. Une situation jugée admissible par de nombreuses personnes.

 

Les « indignés » ont fait parvenir une lettre à l'Hôtel de Ville pour exprimer leur mécontentement. Évidemment, les autorités publiques mettent ces fermetures sur le compte de la crise et de l'austérité forcée. Newcastle doit économiser 90 millions £ au cours des trois prochaines années, soit un tiers du budget total de la ville.

 

Parmi les auteurs décidés à faire valoir leurs arguments, on trouve David Almond qui a rappelé dans un papier du Evening Chronicle le rôle crucial joué par les bibliothèques municipales, indispensables à plus d'un titre. Elles sont « au cœur de notre culture » et « nous libèrent » en même temps qu'elles nous instruisent.

 

Les responsables locaux de la culture estiment qu'il n'y a pas lieu de s'indigner ainsi. Si l'on en croit Tony Durcan, directeur de la culture au conseil municipal, le projet n'est aussi terrible qu'il y paraît. Il assure que 96% de la population sera dans un rayon de 2,5km maximum de la librairie la plus proche. Il s'agit selon lui d'optimiser le système.

 

Est-ce à dire que la plupart des bibliothèques étaient inutiles ? En effet, si l'offre peut être la même avec 10 structures en moins, il y a bine des questions à se poser. Pourtant, on a du mal à croire que la situation sera identique, une fois la ville amputée de 10 bibliothèques. En tout cas, les intellectuels britanniques ne vont pas se laisser faire : « nous continuons à nous battre. »

 

Sources : BBC News , The Guardian , The Journal

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