Culture, Arts et Lettres > Expositions > Actualité

Des livres blancs comme neige s'exposent à Boston

les fondus de l'imprimé ne resteront pas de glace

Le lundi 11 février 2013 à 15:59:03 - 1 commentaire

Zoom moins Zoom plus Signaler erreur Imprimer Envoyer à un(e) ami(e)

12

Une artiste au moins ne s'embarrasse pas du syndrome tant redouté de la page blanche. La sculptrice américaine Sarah Cohen, critique des effets néfastes de la consommation de masse sur la nature, expose actuellement à travers les rues de Boston une série de livres ciselés dans la neige. Une oeuvre éphémère qui n'est pas sans évoquer l'idée que le livre tel que nous le connaissons pourrait un jour fondre sous le soleil du numérique.

 

 

 

 

Sarah Cohen a pris l'habitude de transformer des icônes du consumérisme de masse, à l'aide de divers matériaux comme le verre, le caoutchouc, le silicone, le chocolat ou encore le plastique. Autant de matières qui lui permettent de dénoncer les dangers de la consommation à outrance.

 

L'artiste avait déjà transformé du plastique recyclé sous forme de livres, attachée à démontrer le rôle de l'activité humaine dans le réchauffement climatique, et la voici de retour avec un nouveau projet ayant trait aux ouvrages de papier.

 

Comme elle le présente : « Mes livres sont généralement fabriqués à partir de glace et la fonte, se référant aux calottes polaires, au réchauffement climatique et à la perte des livres causée par des technologies plus récentes comme le eReader. Tout est lié. Et tout comme la glace, les livres de neige vont disparaître également au fil du temps, représentant le fait que la permanence est toujours éphémère et que les livres peuvent également disparaître de la culture contemporaine. »

Sources : Book Patrol , Sarah Cohen (blog)

Pour approfondir

photo Helmlinger Julien

   

Journaliste ActuaLitté. Padawan de l'information, en passe de devenir Jedi.

 

Mots clés :
Art - Boston - Sarah Cohen - Sculpture de neige



Réactions

Publié par Aigline Dalbertmont - écrivain

 

Le concept du livre blanc vu sous cet angle est certes très poètique mais je suis en désaccord avec le message implicite que Sarah Cohen tente de véhiculer à travers l'éphémérité de son oeuvre : Arrêtons de culpabiliser les gens en leur faisant endosser la responsabilité du réchauffement climatique : arrêtons de servir les intérêts des lobbyings du développement durable ! Pourquoi ne parle-t-on pas des recherches des scientifiques sur le rôle du soleil ?

Écrit le 12/02/2013 à 07:04

Répondre | Alerter

 

Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

Suivez-nous

Désinscription

Les blogs de la rédaction

Dessins littéraires

Croquis de mémoire définit bien les textes de Jean Cau de ce volume : ce sont des souvenirs esquissés, sans souci de date, de...

La logique du grain de sable: Galtier-Boissière (1891-1966) ou de l'utilité des ensablés dans les commémorations, de Carl Aderhold

Les commémorations ont ceci de paradoxal que bien loin de nous ramener à l'événement commémoré, elle nous renforce...

Voyage au bout du livre #1 : L'éditeur, passeur professionnel

Voyage au bout d'une livre, c'est le titre de l'une des rubriques que je propose désormais sur la plateforme Les...

Sondage

Les éditeurs et la promotion des livres : paroles d'auteur

 

 

 

 

 

 

 

Voir les résultats

 

© 2007 - 2014 - actualitté.com