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		<title>Actualitté - Une page de caractère</title>
		<link>http://www.actualitte.com/</link>
		<description>La dimension humoristique - Actualitté - Une page de caractère</description>
		<language>fr</language>
		<copyright>Copyright 2012 Actualitte. Tous droits réservés.</copyright>
		<managingEditor>contact@actualitte.com (contact actualitte)</managingEditor>
		<webMaster>contact@actualitte.com (contact actualitte)</webMaster>
		<pubDate>Sat, 26 May 2012 10:39:24 +0200</pubDate>
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			<title>Actualitté - Une page de caractère</title>
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					<item>
				<title>Le Bon, La Brute et le Truand : la winchester, toujours à portée de main...</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Dans le lointain, entre deux pitons rocheux, le soleil de la fin de journée s'enfonce dans les gorges du canyon. Ses éclats orangés et rouges irradient l'étendue désertique. Jack et James (que vous aviez oubliés <a href="http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/le-bon-la-brute-et-le-truand-la-chronique-aux-essences-de-cactus-1831.htm">depuis la semaine dernière</a>, parce que vous n'avez pas de coeur) poursuivent avec le long chemin qui les mènera vers leur frère, capturé par cette raclure de Old Timer. </strong></p>
<p> </p>
<p><strong>La route sera longue, et tous deux savent combien le temps joue contre eux. Leur chevauchée à travers l'Ouest, avec deux cents têtes bétels, pour payer la rançon d'un frère amoureux de la mauvaise fille. Une fille Old Timer, mise enceinte par un bouseux de des montagnes, misère. Hier, sur la route, il a fallu jouer du colt contre les coyotes et les crotales, pour sauver sa peau… Avancer, dans cet ouest maudit, crachant un bout de chique, plus par désespoir de ne jamais retrouver le jeune Steven… Heureusement qu'on leur propose un peu de lecture.</strong></p>
<p> </p>
<p>Petit interlude musical…</p>
<p> </p>
<p style="text-align: right;"> </p>
<p> </p>
<p>… et en route pour les sauvages épopées...</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Le Bon, </strong></span></p>
<p> </p>
<p>ouvrira les portes d'un salon moderne, où les filles ne dansent plus au son du banjo ni du piano, dans les vapeurs frelatées de whisky et de bière… Ici, Madame Lisa vous ouvre la porte de sa maison close. Jean-Pierre Saccani nous invite en Suisse, à passer le seul d'une maison peu banale, loin des horloges et des chocolats. </p>
<p> </p>
<p>Pourtant, tout ici est douceur et ordre, « calme, luxe et volupté », comme dirait Baudelaire.</p>
<p> </p>
<p>Madame Lisa. Patronne du plus grand salon érotique de Genève, cette prostituée française à l'optimisme indéfectible, y a ouvert, en toute légalité, un lieu où se croisent les habitués... et les autres. Autant de questions rarement posées, autant de réponses. </p>
<p> </p>
<p>Mais comment aborder la prostitution, au travers de questions de société, et par le prisme d'un regard qui n'est ni racoleur ni larmoyant...</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/portes-ouvertes-sur-une-maison-close-9782246793786.html">Portes ouvertes sur maison close, Grasset, 16 €</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/portes-ouvertes-sur-une-maison-close-9782246793786.html">à retrouver dans notre librairie, avec Decitre</a></p>
<p><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/portes-ouvertes-sur-une-maison-close-9782246793786.html"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782246793786FS.gif" alt="" width="301" height="475" /></a></p>
<p> </p>
<p><strong><span style="font-size: medium;">La Brute</span></strong></p>
<p> </p>
<p>pour ne pas changer, ce sera une nouvelle macabre, avec la disparition de Matthew, âgé de cinq ans. Morbide, et lugubre. Particulièrement quand on plonge dans le cabinet de la psychanalyste Frieda Klein, qui vit les drames de ses patients. Pour exemple, Alan, reste très étrange. Dans ses rêves, c'est un petit garçon qui lui rend visite, un très jeune garçon, aux cheveux roux, qui pourrait être Matthew… mais qui serait peut-être aussi son fils. </p>
<p> </p>
<p>Curieusement, cette description correspond trait pour trait au petit Matthew. Frieda aurait-elle reçu sur son divan les confidences d'un kidnappeur d'enfant, d'un tueur peut-être? Elle avertit le commissaire Karlssonen charge de l'affaire, mais il refuse de la prendre au sérieux... Persuadée qu'elle doit découvrir la vérité et retrouver Matthew, Frieda va essayer de percer les pensées les plus intimes d'un psychopathe. </p>
<p>Pendant que près de là, dans les ténèbres, un petit garçon effrayé se demande si quelqu'un ne viendra jamais le délivrer de son cauchemar...</p>
<p> </p>
<p>Ce premier ouvrage d'une série de huit, dont la psychanalyste sera la ligne rouge, alterne entre l'enquête d'un policier, Karlsson, que la disparition de Matthew va littéralement bouleverser. </p>
<p> </p>
<p>Et entre-deux, des séquences qui nous font découvrir la vie du garçon. Troublant, mais pas vraiment de haute voltige, il méritait tout de même de figurer dans notre liste.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://admin.actualitte.com/%20http:/librairie.actualitte.com/livres/lundi-melancolie-9782265090774.html">Lundi mélancolie, de Nicci French, traduit par Marianne Bertrand, chez Fleuve noir, 20,50 €</a></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://admin.actualitte.com/%20http:/librairie.actualitte.com/livres/lundi-melancolie-9782265090774.html">à retrouver dans notre librairie, avec Decitre</a></strong></p>
<p><a href="http://admin.actualitte.com/%20http:/librairie.actualitte.com/livres/lundi-melancolie-9782265090774.html"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782265090774FS.gif" alt="" width="295" height="475" /></a></p>
<p> </p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Le Truand</strong></span></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>voire escroc, le tome 4 de l'Élysée République n'est pas vraiment une panacée. Certes, le milieu politique est complètement pourri, truffé d'intrigants et de conspirateurs, avec des manipulations au plus haut niveau, mais le souffle divin de la série s'épuise un brin.</p>
<p> </p>
<p>Le trait est réaliste, certes, pas toujours très bien ficelé, pour ceux qui ne le connaissaient pas encore. Et si les personnages ont de la gueule, ils sont avant tout servis par une suite d'intrigues qui s'enferme. La course à la présidentielle aurait peut-être mérité de s'achever un peu plus tôt, que l'on abandonne quelques pans de l'histoire.</p>
<p> </p>
<p>Montfaure joue à merveille de son nouveau rôle de victime pour regagner des points dans les sondages, une perquisition policière au domicile de Kérel est imminente et même ses amis politiques du RDS, le parti dont il est encore officiellement le leader, s'apprêtent à le lâcher. Une déroute annoncée ? Ce serait bien mal connaître Kérel et sa proverbiale opiniâtreté… Politique et thriller, un cocktail imparable pour Élysée République… et l'aventure continue !</p>
<p> </p>
<p>Enfin… vivent les terroristes…</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/elysee-republique-tome-4-9782203050204.html">Elysée République, Tome 4, Pouvoir présidentiel, de Le Gall et Frisco, chez Casterman, 10,95 €</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/elysee-republique-tome-4-9782203050204.html">à retrouver dans notre librairie, avec Decitre</a></p>
<p><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/elysee-republique-tome-4-9782203050204.html"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782203050204FS.gif" alt="" width="361" height="475" /></a></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/le-bon-la-brute-et-le-truand-la-winchester-toujours-a-portee-de-main-1837.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/le-bon-la-brute-et-le-truand-la-winchester-toujours-a-portee-de-main-1837.htm</guid>
				<author>ng@actualitte.com (Nicolas Gary)</author>
				<pubDate>Fri, 25 May 2012 16:40:14 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>Voyage sans famille, en terres d'exil (Rêves oubliés)</title>
				<description><![CDATA[<p><span>Eté 1936. Ayant compris que la conversation haineuse des deux hommes assis au bar du restaurant où il déjeune, l'avait pris pour cible, Aïta s'enfuit par une porte arrière de l'établissement, préférant éviter la confrontation avec ces énergumènes dont l'un est ostensiblement armé.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Aucun doute la dessus, sa vie est en danger dans cette ville d'Aranjuez où il dirige une usine de céramiques, dans cette Espagne en pleine ébullition.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Alors, Aïta abandonne toute sa vie et fuit vers Irùn pour y retrouver Ama, sa femme, et leurs trois enfants.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Mais, à son arrivée sur le lieu de villégiature habituel de toute la famille, Aïta découvre que Ama, elle aussi, a dû fuir de l'autre côté de la Bidassoa, en France, pour échapper, ainsi que tous les autres membres de la famille, et notamment ses frères pleinement engagés dans la lutte contre la dictature naissante, à une rafle imminente : le pays basque espagnol est en train de tomber aux mains du franquisme.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Alors, Aïta passe, lui aussi, clandestinement, la frontière et parvient à retrouver les siens.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Certainement un orage à laissez-passer ? Un peu de patience avant que ne revienne le temps d'avant ?</span></p>
<p> </p>
<p><span>Mais les nouvelles sont chaque jour les mêmes et l'attente se transforme peu à peu, insensiblement, quand Aïta comprend qu'il n'a plus d'alternative et qu'il doit trouver un travail, en exil.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Alors, pour toute cette famille maintenant déracinée, s'organise une nouvelle vie.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Ce livre est une nouvelle chanson d'exil, de séparation, de déchirement, d'abandon et de perte. Perte des racines, perte des repères, perte de l'identité accrochée à des souvenirs, perte des souvenirs eux-mêmes qui sont soudain devenus trop douloureux pour être appelés.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Perte de la terre au sens le plus terrien du terme pour Aïta, céramiste, qui façonnait l'argile de son sol natal.</span></p>
<p> </p>
<p><span><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/Leonor_de_Recondo.jpg" alt="" width="224" height="240" />L'exil n'est pas un  choix. Il n'est pas une option. Il est une épreuve que même le regroupement de toute cette famille restée unie dans ce grand bouleversement ne parvient pas à faire disparaître, seulement à minimiser. Parvenir à rester unis n'est qu'un peu de baume sur une plaie béante, sur une souffrance inconsolable.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Mais les enfants sont des branches neuves qui tendent leurs nouvelles feuilles bien haut vers le ciel, vers le soleil.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Leonor de RECONDO écrit avec douceur des pages pleines de tendresse, d'amour, de nostalgie, mais aussi de fureur, d'effroi et de cette folie qu'ont les hommes en eux. «<em> Pourquoi les idées sont-elles si dangereuses ?</em> » demande-t-elle sans trouver la réponse.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Le seul credo semble se ramasser dans ces mots : ensemble, unis, réunis ! Mais est-ce bien un abri ? Aïta, dans cet exil, trouvera une nouvelle terre qu'il cultivera. Ama ne cultivera que ses enfants autour d'elle. Et ces derniers vont prendre leur envol dans un nouveau terreau qui leur est offert pour y ancrer de nouvelles racines.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Qui peut dire qu'il n'est pas le descendant de l'étranger ou de l'exilé ? Et quand le corps retourne à la terre, n'est-il pas plus de celle qui l'accueille que de celle dont il n'avait plus que le souvenir ?</span></p>
<p> </p>
<p><span>De très belles pages.</span></p>
<div><span><br /></span></div>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/voyage-sans-famille-en-terres-d-exil-reves-oublies-1836.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/voyage-sans-famille-en-terres-d-exil-reves-oublies-1836.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Mimiche)</author>
				<pubDate>Thu, 24 May 2012 17:01:16 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>Des Chiffres et des litres, Page 99 : Escobar d'immeubles </title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Difficile de faire mieux, question titre, que <em>Les Anges s'habillent en caillera</em>, le précédent livre de Rachid Santaki. Alors que la Coupe du Monde de football 98 se prépare à grands coups de stade construit à la va-vite, l'auteur nous envoie au cœur d'un Saint-Denis où l'herbe se trouve plus dans les rues que sur la pelouse.</strong></p>
<p> </p>
<p><span>1998 : Suprême NTM, Taxi 1, et bientôt une Coupe du Monde qui fera croire au black-blanc-beur d'une France multiculturelle. C'est d'ailleurs Dominique Manotti, auteur et universitaire, qui signe la préface de <em>Des Chiffres et des litres</em> : une petite victoire. Des litres… de sueur ? </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Peut-être, mais pas en courant derrière le ballon rond, plutôt derrière les ronds tout court. « <em>Hachim est un ado brillant, bon élève, curieux. Passionné de culture Hip Hop, il se destine à une carrière de journaliste spécialisé. Pourtant, les logiques de son quartier, sa situation familiale et son admiration pour Houssine, bosse de Saint-Denis et figure paternelle, lui feront embrasser une autre voie.</em> » Il paraît que même Footix va bicrave de la pure.</span></p>
<p> </p>
<p><span><strong>Page 69 :</strong> Ça commence chez les condés, avec le capitaine Neterli, un flic « bad cop » qui se fait passer un savon par son supérieur : « <em>Je vous couvre, mais ma crédibilité est en jeu. Neterli, je vous demande d'arrêter vos dérapages.</em> » Le ton reste conciliant, mais masque mal une bavure du genre bien coulante. Le ton est juste, Neterli défend sa cause avec l'application du flic zélé et un peu flippant.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/rachid_santaki.jpg" alt="" width="251" height="300" />Petit flash-back, en un paragraphe bien taillé (même s'il est introduit par un regard sur « <em>une vieille photo usée par le temps</em> »…), façon skinhead pas sympa puisqu'il révèle que le représentant de la loi a fait un petit crochet « <em>par un pôle d'extrême droite dirigé par le père du commissaire Gaudier</em> ». Pour finir la page en beauté, Neterli se remet un peu de poudre dans un nez « <em>irrité</em> » : raciste et en poste à Saint-Denis, ça peut effectivement très vite fatiguer.</span></p>
<p> </p>
<p><span><strong>Page 99 :</strong> La zouz est michto et la musique d'ambiance : <em>Let Me know</em> d'Aalyah (sic, pas sérieux…), soit l'équivalent d'<em>Unchained Melody</em> pour les gangstas. Heureusement, Hachim rééquilibre le tout, en emballant rapidement pour se poser « <em>sur le même nuage que Sangoku </em>». </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>La « <em>violence du bitume</em> » s'éloigne pour mieux revenir et gâcher l'ensemble : « <em>BANG ! BANG !</em> », l'onomatopée fait beaucoup moins pour l'immersion que les quelques phrases haletantes, raccourcies à outrance, quelques impressions en mode sujet-verbe suffisent pour nous faire découvrir le fameux Houssine, mais aussi l'autre fidèle compagnon d'Hachim, Féroce, un canidé qu'on imagine aisément très affectueux. </span></p>
<p> </p>
<p><span>L'écriture, pas prétentieuse pour deux sous, capte l'attention comme un hippie en manque la verte, et, malgré quelques maladresses techniques ou narratives, présente bien les protagonistes. Flic ripoux et petits malfrats à l'existence à bout de souffle se croisent en essayant de ne pas vraiment se rencontrer. Quant à Footix, impossible de le croiser, mais on raconte qu'il se fait un fixe.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/des-chiffres-et-des-litres-9791090478022.html"><strong>A retrouver dans notre librairie, avec Decitre</strong></a></p>
<p><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/des-chiffres-et-des-litres-9791090478022.html"><span><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/des_chiffres_et_des_litres.jpg" alt="" width="319" height="475" /></span></a></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/des-chiffres-et-des-litres-page-99-escobar-d-immeubles-1835.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/des-chiffres-et-des-litres-page-99-escobar-d-immeubles-1835.htm</guid>
				<author>ao@actualitte.com (Antoine Oury)</author>
				<pubDate>Tue, 22 May 2012 15:05:01 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>Le retour d'Anna et Froga, en vadrouille entre les cases</title>
				<description><![CDATA[<p>À la maison, il y a<strong> un auteur de BD qui enterre tous les autres</strong>, qui fait l'unanimité auprès des petits comme des grands :<strong> c'est Anouk Ricard</strong>. Son univers complètement allumé combiné à son dessin enfantin dérident les vieux comme les plus jeunes.</p>
<p> </p>
<p>J'ai déjà parlé dans cette chronique de certains de ses albums tous publics comme<a href="http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/anouk-ricard-vol-au-dessus-d-un-nid-de-coucous-bouzon-1717.htm"><span> le formidable « </span><span><em>Coucous Bouzon</em></span><span> »</span></a>, je me fais donc un plaisir aujourd'hui de revenir sur sa série pour enfants «<em> Anna et Froga</em> » qui fait un tabac dès le plus jeune âge.</p>
<p> </p>
<p><strong>Oubliez les clichés sur la BD jeunesse</strong>, les histoires neuneus de cour de récré et les intrigues dont on devine la fin avant même d'avoir parcouru l'intro : Anouk Ricard a inventé des personnages aussi improbables qu'une petite fille sans parents dont les meilleurs amis sont une grenouille équipée de bottes en caoutchouc, un ver de terre tout-nu et un chat pas très malin qui ne porte qu'un t-shirt bleu clair.</p>
<p> </p>
<p>Ils sont flanqués de l'insupportable Bubu, gosse de riche trop gâté dont l'équipement haut de gamme ne masque en rien les multiples défauts, dont en tout premier lieu un ego nul autre pareil. </p>
<p><strong><br /></strong></p>
<p><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/anna-et-froga-en-vadrouille_ricard_sarbacane-366x455.jpg" alt="La couverture" width="198" height="247" /></p>
<p><strong>Le secret d'Anouk Ricard, c'est</strong> de laisser libre cours à son imaginaire enfantin sans prendre les gamins pour des imbéciles. Qu'elle raconte un voyage en ballon, un séjour dans une secte amaigrissante, un pique-nique dans l'herbe ou un voyage en train, on peut garantir que l'histoire n'aboutira jamais là où on imaginait qu'elle allait s'achever. La mauvaise foi de ses personnages, l'imbécillité de l'un et la naïveté des autres, les délires de l'auteur aussi, entraînent le récit dans des détours imprévus. À partir de situations aussi banales que la découverte d'un portable ou l'oubli d'une valise sur un quai, le récit prend la tangente et nous emmène en terre inconnue, en plein délire hilarant.</p>
<p> </p>
<p>Ajoutez à cela une lisibilité totale et une vivacité d'esprit déconcertante, assurée à la fois par un dessin d'une naïveté désarmante, colorié en grands aplats de couleurs tranchées, et par des dialogues redoutables où les personnages s'affrontent sans répit pour avoir le dessus.</p>
<p> </p>
<p>C'est déjà<strong> le cinquième tome des aventures d'Anna et Froga</strong> et celui-ci s'appelle « <em>En vadrouille</em> » car les héros finiront par se retrouver perdus à la dérive dans une montgolfière sans pilote. C'est une belle métaphore de ce projet éditorial, libre, échevelé, qui part là où il le souhaite, entraînant avec lui des lecteurs comblés.</p>
<p> </p>
<p><img style="vertical-align: middle; display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/anouk2.jpg" alt="page intérieure" width="234" height="302" /></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Entre chaque histoire courte, l'auteure insère <strong>une double page en rupture graphique avec les planches qui précèdent</strong>, mais qui prolonge l'épisode raconté. Un mécanisme tout simple, qui offre dès le plus jeune âge un sain recul par rapport au médium utilisé. Anna et Froga reviennent, dessinés autrement, observés sous un autre angle. Les lecteurs prennent alors conscience de la convention mise en place dans les pages de cases et de bulles. Sans le moindre discours pontifiant, les aventures d'Anna et Froga initient les plus jeunes à la matière même de la bande dessinée : les bulles, le dessin, les cases et leur caractère arbitraire.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><img style="vertical-align: middle;" src="http://actualitte.com/images/actualites/anouk3.jpg" alt="interpages" width="215" height="277" /></p>
<p> </p>
<p>Si vous n'avez pas encore découvert l'univers d'Anouk Ricard, <strong>il est plus que temps de vous y mettre</strong>. Et si vous la connaissez déjà, vous aurez constaté, tout comme moi, que cet album est aussi fou que les précédents. Pourvu que ça dure !</p>
<p> </p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/anna-et-froga-tome-5-en-vadrouille-9782848655291.html"><strong>Retrouver Anna et Froga dans notre librairie</strong></a></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/anna-et-froga-tome-5-en-vadrouille-9782848655291.html"><strong>avec Decitre</strong></a></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/anna-et-froga-tome-5-en-vadrouille-9782848655291.html"><strong><img src="http://actualitte.com/images/actualites/librairie_actualitte_decitre.jpg" alt="" width="220" height="76" /></strong></a></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/le-retour-d-anna-et-froga-en-vadrouille-entre-les-cases-1834.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/le-retour-d-anna-et-froga-en-vadrouille-entre-les-cases-1834.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Nicolas Ancion)</author>
				<pubDate>Tue, 22 May 2012 14:48:01 +0200</pubDate>
				<category>Critiques BD</category>
			</item>			<item>
				<title>Du soufre au coeur : Un peu de whisky, dans un monde de fous</title>
				<description><![CDATA[<p><span><em>Du soufre au cœur</em>  est un de ces livres qui se dérobe et se cabre à chaque mot. En se cramponnant à ces lignes comme à des bouées de sauvetage pour affronter la tempête qui gronde sous le crâne du narrateur. Celui-ci s'en va séjourner dans un hôpital afin de soigner son addiction à l'alcool et aux jolies filles. À ses yeux, le dépaysement est mineur. On se dit qu'il y a longtemps déjà qu'il se prend pour l'albatros de Baudelaire dont il a lui-même coupé les ailes, alors la camisole est parfois le meilleur remède, au nom de la grâce. Parce qu'il lui reste une cervelle en chamade, et c'est bien suffisant pour voyager dans ses souvenirs, et (sur)vivre dans un monde stérilisé. </span></p>
<p> </p>
<p><span>Tout tremble dans ce livre, les verres de martini-gin, les lèvres sur les gencives, les mots sur les choses. Déchitequée, disloquée, perdue entre le passé et le présent, parfois privée de liens de causes à effets, la langue cherche à capturer le sens d'une vie trop alcoolisée pour la morale. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>L'écrivain recolle les débris d'une pensée, pour fabriquer une mosaïque à mille reflets, criarde par endroits, effacée par d'autres, enroulant ses motifs répétitifs jusqu'au vertige. Ne sachant jamais s'il est ivre ou sobre, rêveur ou somnambule, s'il est corps ou esprit, s'il cherche à se souvenir ou à oublier, le malade du Val-de-Grâce, avance et recule dans un magma de phrases percutantes, à la fois immédiates et dandyesques. Peut-être est-ce là le talent d'Arnaud Le Guern, l'auteur, qui écrit d'une plume douce, et tranchante à la fois. Une langue cicatricielle. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Il dissout sa langue dans l'alcool, son héros dans les mots, afin de ne faire plus qu'un avec la phrase. </span></p>
<p> </p>
<p><span>Le héros se souvient de la cruauté du quotidien, dans cette microsociété où règne le chaos et où l'absolu, tant recherché, n'a guère sa place. On le dit « <em>détenteur de l'usage de l'amour fou </em>», et par conséquent, personne n'est à sa hauteur. Son désir d'excès se fond alors dans l'alcool. </span></p>
<p> </p>
<p><span>« <em>C'est dur avec toi. Tu n'es pas facile à vivre. Toujours dans l'excès. D'alcool, d'amour, de mélancolie, de joie, de colère. J'aimerais parfois que tu sois normal, pas absent ou perdu dans tes pensées. J'aimerais que tu arrêtes de rudoyer celle qui t'aime, que tu cesses de hurler sur des moulins à vent</em> ».</span></p>
<p> </p>
<p><span>C'est le Musset des temps modernes : il a trop aimé, passionnément. Il a fini par se brûler ?</span></p>
<p><span>Le désir, revient, comme un thème récurrent. Comme la décrépitude du monde, le confort des institutions, ou la folie.  Mais où commence la folie ? Alors, il y a ces questions du docteur qui surgissent également, en boucle : </span> « <em>Pourquoi le gin ? », « Pourquoi la couleur blanche liée à l'alcool ? », « Pourquoi ce besoin de séduire ? », « Pourquoi cette violence qui, souvent affleure chez vous ? »</em></p>
<p> </p>
<p><span><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/arnaud_le_guern.jpg" alt="" width="263" height="350" />Les déviances et les souvenirs se succèdent dans un grand tourbillon sensoriel, où les souvenirs se mêlent aux divagations et fantasmes. Les images surgissent, la mer : fin de la terre, et l'éternité. Cette richesse thématique et la puissance de ces images mélancoliques et crépusculaires cachent une quête, incessante, du beau, latent. Comme ces derniers mots: <em>« Puis tu as ajouté : « la beauté ce n'est pas tout dans la vie…"Après tu as éclaté de rire. Tu as évoqué ma prétention de sale gosse poseur, ma débilité à chercher le beau partout. Tu as cru bon de préciser : « C'est ça la raison de notre échec. La beauté, ça manque de sécurité pour une fille !</em> ». </span></p>
<p> </p>
<p><span>On découvre derrière chaque ligne une profonde exigence de vie. En mouvement, comme amoureux de l'amour, à la fois précis et ému, le narrateur papillonne dans ses pensées à la recherche du vrai. Il revit ses souvenirs avec Elsa. Et il vit son idylle avec Djamila. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>La blessure et la ressource. Le passé et l'avenir. L'un et l'autre se télescopent dans le présent, dont le propre est de nous tirer, toujours en même temps, vers l'avant et vers l'arrière. C'est cette mobilité de l'existence qui est au centre de ce roman, et qui tourne la tête autant qu'elle nous éclaire, un peu comme sous les effets de l'alcool ! L'auteur réussit à donner du relief à ces mots, nous vivons le livre, au sens propre du terme et sans modération.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Seule la fugacité de ce monde sera capable de réveiller une conscience, et l'éclairer comme une lampe frontale. Le héros de ce conte moderne s'en apercevra. Comme toujours, il est inutile de donner la fin, mais parfois, l'urgence de la vie peut réanimer un cœur, et l'enivrer, sans whisky. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/du-soufre-au-coeur-9782753805750.html"><span>Retrouver ce livre dans notre librairie</span></a></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/du-soufre-au-coeur-9782753805750.html"><span>avec Decitre</span></a></p>
<p><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/du-soufre-au-coeur-9782753805750.html"><span><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/librairie_actualitte_decitre.jpg" alt="" width="220" height="76" /></span></a></p>
<div><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/du-soufre-au-coeur-9782753805750.html"><span><br /></span></a></div>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/du-soufre-au-coeur-un-peu-de-whisky-dans-un-monde-de-fous-1833.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/du-soufre-au-coeur-un-peu-de-whisky-dans-un-monde-de-fous-1833.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Virginie Troussier)</author>
				<pubDate>Mon, 21 May 2012 18:30:36 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>C'est le plus grand des voleurs, Oui, mais c'est un gentleman...</title>
				<description><![CDATA[<p><span>Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître... mais qu'ils peuvent découvrir en lisant <strong><em>Le Vicomte </em></strong>(Casterman) de Rodolphe et Jacques Ferrandez ! Un album qui rassemble à peu près toute l'œuvre commune de ces deux hommes, débutants dans la BD à la fin des années 70.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p style="text-align: right;"><span><a href="http://www.bdfugue.com/"><em><strong>La Chronique BD, avec </strong></em></a></span></p>
<p><a href="http://www.bdfugue.com/"><em><strong><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/BDfugue/BDfugue.jpg" alt="" width="203" height="40" /></strong></em></a></p>
<p><strong><em><br /></em></strong></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Dispersés entre différents éditeurs lors de leur dernière parution il y a trente ans, ces récits empruntant au genre du polar, du récit historique, de la chronique de mœurs ou de la science-fiction sont donc réunis aujourd'hui dans un beau volume augmenté d'un dossier et d'une longue interview des auteurs. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Des suppléments qui nous transportent à une époque où de telles histoires courtes - l'équivalent des nouvelles pour la littérature générale - se trouvent dans les pages de prestigieuses revues comme <strong><em>Pilote</em></strong>, <strong><em>Métal Hurlant </em></strong>ou <strong><em>(À suivre)</em></strong>. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<table border="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/le-vicomte-et-autres-recits"><img id="image" title="le vicomte et autres récits" src="http://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782203045507_1_75.jpg" alt="le vicomte et autres récits" width="216" height="280" /></a></p>
<p style="text-align: right;"><em><strong><a href="http://www.bdfugue.com/le-vicomte-et-autres-recits">Le vicomte et autres récités</a></strong></em></p>
<p style="text-align: right;"><em><strong><a href="http://www.bdfugue.com/le-vicomte-et-autres-recits">de Rodolphe et Ferrandez</a></strong></em></p>
<p style="text-align: right;"><em><strong><a href="http://www.bdfugue.com/le-vicomte-et-autres-recits">sur BDfugue.com</a></strong></em></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span>Pourtant, Rodolphe et Ferrandez s'engagent très vite dans le projet d'une histoire complète, <strong><em>L'homme au bigos</em></strong>, première mouture des <strong><em>Enquêtes du commissaire Raffini</em></strong>, mais on leur conseille de faire leurs gammes avec des récits brefs. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Les revues ont des lignes éditoriales très typées... et autant de fortes personnalités à leur tête : Jean-Pierre Dionnet et Philippe Manoeuvre aux commandes de <strong><em>Métal Hurlant</em></strong>, c'est la garantie d'une ambiance assez, heu... rock'n roll, on peut le dire !!! </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Réalisées pour les numéros thématiques de <strong><em>Métal Hurlant</em></strong>, les histoires<strong><em> </em></strong>sont du coup fort diverses, et peuvent étonner quand on lit ce que nous propose Ferrandez aujourd'hui, qu'il s'agisse des <strong><em>Carnets d'Orient </em></strong>ou de l'excellent <strong><em>Alger la noire </em></strong>(Casterman). </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Dans ces années 80, il navigue entre un fantastique à la Bilal, de la SF très Moebius, et la noirceur de Tardi... Autant de défis très formateurs et très enrichissants pour un auteur qui se cherche. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Changement de ton avec <strong><em>Le Vicomte</em></strong>, chroniques sur le thème de l'escroquerie, publiées dans le journal <strong><em>Pilote </em></strong>: ambition littéraire et profondeur psychologique y trouvent leurs sources dans la vie d'escrocs célèbres.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<table border="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/incidents-de-la-nuit-les-integrale-1"><strong><img id="image" title="les incidents de la nuit ; intégrale t.1" src="http://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/2/8/2862.jpg" alt="les incidents de la nuit ; intégrale t.1" width="188" height="280" /></strong></a></p>
<p style="text-align: right;"><em><a href="http://www.bdfugue.com/incidents-de-la-nuit-les-integrale-1"><strong>Les incidents de la nuit</strong></a></em></p>
<p style="text-align: right;"><em><a href="http://www.bdfugue.com/incidents-de-la-nuit-les-integrale-1"><strong>de David B.</strong></a></em></p>
<p style="text-align: right;"><em><a href="http://www.bdfugue.com/incidents-de-la-nuit-les-integrale-1"><strong>sur BDfugue.com</strong></a></em></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span>Rodolphe avoue sa fascination pour les escrocs "de haut vol", alliant l'élégance à l'intelligence. Des Sherlock Holmes à leur manière, dont le talent pour analyser les individus est ici utilisé pour les gruger. Les tribulations du Vicomte retracent le parcours de toute une vie, depuis les coups flambants de sa maturité jusqu'aux arnaques minables d'une vieillesse misérable...</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Il y a une certaine nostalgie dans le constat fait par Rodolphe et Ferrandez, amenés à se pencher sur leurs travaux de jeunesse : pour un auteur d'aujourd'hui, l'alternative semble être le blog ou l'histoire complète, et la pression est plus grande, l'incertitude matérielle éprouvante. La convivialité, l'émulation entre dessinateurs se croisant dans les bureaux des magazines n'est plus possible, ceux-ci ayant à peu près tous disparu !<strong> </strong></span><span><strong><br /> <br /> </strong></span><span><strong>Mais jetez un coup d'œil à celui-ci...</strong></span><span><br /> <strong><br /> </strong></span><span><strong><em>Les incidents de la nuit </em></strong>de David B. (L'association) jadis parus en trois volumes dans l'épatante collection "Mimolette" nous reviennent sous forme d'une intégrale inachevée, hélas ! C'est le David B. du début des années 90 et du <strong><em>Cheval blême</em></strong>, partant de ses rêves et de son quotidien pour nous plonger dans un univers follement inventif, stupéfiant d'érudition et de liberté !!! </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Avant la notoriété que lui apporte quelque temps plus tard <strong><em>L'ascension du haut mal...</em></strong></span></p>
<p><span><strong><em><br /></em></strong></span></p>
<p>Une chose amusante, alors que l'on annonçait la sortie <a href="http://www.actualitte.com/actualite/monde-edition/les-maisons/arsene-lupin-une-ultime-aventure-un-dernier-amour-34174.htm">d'un inédit d'Arsène Lupin</a> aux éditions Balland.</p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/c-est-le-plus-grand-des-voleurs-oui-mais-c-est-un-gentleman-1832.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/c-est-le-plus-grand-des-voleurs-oui-mais-c-est-un-gentleman-1832.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Thierry Saint-Solieux)</author>
				<pubDate>Sat, 19 May 2012 10:42:01 +0200</pubDate>
				<category>Critiques BD</category>
			</item>			<item>
				<title>Le Bon, La Brute et le Truand : la chronique aux essences de cactus</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Entre deux poignées de lard, qui cuisaient au milieu de quelques haricots, dans une timbale métallique remplie d'eau, Jack et James n'avaient rien de mieux pour améliorer leur ordinaire. Un pain de maïs, ils auraient tué pour un pain de maïs. Même une aile de vautour, ou un gigot de coyote... La faim qui vous tient et ne vous lâche plus, cinglante, éprouvante. </strong></p>
<p><strong><br /></strong></p>
<p><strong>Mais quand on a volé la moitié des têtes de bétail du ranch d'Old Timer, pour payer la rançon et retrouver un petit frère qui avait mis enceinte la mauvaise fille, on ne fait pas la fine bouche. On mange ce qui traîne, en espérant arriver à temps...  </strong><strong>Tout au plus reste-t-il le son de l'harmonica pour se remémorer les bons vieux jours, près de la rivière qui coulait entre les branches... Jack reposa son Stetson, passa sa main dans les cheveux... Ah, l'harmonica...   </strong></p>
<p> </p>
<p style="text-align: right;"></p>
<p> </p>
<p> Et au loin, comme une mélopée venue des étendues désertiques...</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Le Bon</strong></span></p>
<p> </p>
<p>de la semaine, une fois n'est pas coutume sera une Bonne, et une super Bonne, tout qualificatif physique mis de côté. En effet, si nos parents avaient vibré à l'évocation simple de fantômette, leurs petits-enfants peuvent désormais trembler à l'idée que Zigomette, justicière masquée, traîne dans le quartier.</p>
<p> </p>
<p>On regrettera, alors que le lecteur est désormais hilare, le prénom de Zigomette, rapidement transformé en Zigounette, par un enfant âgé de 7 ans, proche d'un membre de la rédaction. Toutefois, la lecture de l'ouvrage est conseillée à partir de 10 ans, on excusera la plaisanterie scatologique de cette chère tête blonde. </p>
<p> </p>
<p>Zigomette, donc, a, comme toute héroïne, une double vie. Et dans la sienne, elle est Clara Zeller, qui en a assez des garçons insupportables et odieux. Surtout quand le chef de leur bande, un certain Alexis, accessoirement cousin de Clara, sème la terreur auprès des filles… passablement nunuches au demeurant. </p>
<p> </p>
<p>Petit texte rapide et plaisant, ces aventures ont quelque chose de mignon, qui plaira aux coeurs sensibles, et adolescentes en manque de repères fiables. Attention, pas vraiment un chef d'oeuvre non plus.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/les-aventures-de-zigomette-tome-1-tout-commence-par-un-z-9782809807233.html">(publié chez Galapagos, 9,95 €, par Pénélope Pastel)</a></strong> </p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/les-aventures-de-zigomette-tome-1-tout-commence-par-un-z-9782809807233.html">Retrouver les aventures de Zigonette, dans notre librairie</a></strong></p>
<p><strong><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/les-aventures-de-zigomette-tome-1-tout-commence-par-un-z-9782809807233.html"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782809807233FS.gif" alt="" width="286" height="475" /></a></strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>La Brute</strong></span></p>
<p> </p>
<p>ils sont légion, les brutes du jour, que Mustapha Kessous décrit avec patience et efficacité. Des brutes qui ne pensent qu'au dépassement d'elles-mêmes, aux performances et aux records. Les sportifs qui vivent avec la perspective des jeux Olympiques sont des surhommes et surfemmes. Taillés dans des rocs, ils courent, sautent, voltigent, se dépassent, nagent, lancent, recourent, ressautent, et ainsi de suite, durant toute leur vie.</p>
<p> </p>
<p>Avec le dernier exemple du Jamaïcain Usain Bolt, qui a survolté les stades, et continue de pulvériser des records, l'intérêt pour les sportifs, sorte de bêtes de somme perfectionnées, grandit. </p>
<p> </p>
<p><em>"Les Jeux olympiques sont l'un des plus grands spectacles mondiaux. Nous venons y contempler les Dieux du stade accomplir des exploits, vivre des tragédies, rechercher le geste parfait. Nous y observons aussi - le sport n'est pas hors du monde - les enjeux géopolitiques et économiques, les progrès techniques, et puis les mesquineries, la corruption, le dopage, etc. Un concentré de notre société et des destins individuels mêlés."</em></p>
<p> </p>
<p>Mais les JO sont aussi l'occasion d'histoires humaines, de solidarité et de triomphes… des droits. Autant d'histoires à découvrir, dans les 100 ici contées...</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/les-100-histoires-des-jeux-olympiques-qsj-3951-9782130606291.html"><strong>(publié chez PUF, 9,20 €, coll. Que sais-je ?)</strong></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/les-100-histoires-des-jeux-olympiques-qsj-3951-9782130606291.html"><strong>Retrouver Les 100 histoires des jeux Olympiques, dans notre librairie</strong></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/les-100-histoires-des-jeux-olympiques-qsj-3951-9782130606291.html"><strong><img src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782130606291FS.gif" alt="" width="310" height="475" /></strong></a></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Le Truand</strong></span></p>
<p> </p>
<p><span>sont des truands aujourd'hui, à la recherche desquels il faudra partir, bon gré, mal gré. « </span><em>Tu es fan des innombrables séries où l'intuition le dispute à la preuve, l'équipe de choc au flic solitaire, la police scientifique au profiler - l'innoncence à l'impunité. La question "à qui profite le crime ?" ne laisse aucun doute, et tu as l'intime conviction que le crime n'a plus de secret pour toi. Mais as-tu déjà entendu parler de la théorie de la phérnologie, de l'importance du Q.Q.O.C.Q.P., de la G.A.V., du wash-wash ou bien des zozors ? Si le crime ne paie pas, il faudra en revanche te payer cher pour que tu révèles tout ce que tu vas découvrir dans cet abécédaire.</em> <span>»</span></p>
<p> </p>
<p>Cette sorte de documentaire-dictionnaire-encyclopédie des forces policières contre les forces du mal, fait découvrir tous les mots des enquêtes, avec un lexique complet, expliquant tout ce qu'il faut savoir. Un détective privé, la Crim', fichiers ou encore Crime contre l'humanité, tout est expiré intelligemment, pour permettre aux plus jeunes de comprendre mieux… les séries dont ils s'abreuvent sur petit écran. </p>
<p> </p>
<p><span>« </span><em>Se partageant entre le lectorat adulte et la littérature jeunesse, Béatrice Nicodème est tombée dans le roman policier avec Conan Doyle et ne l'a plus quitté.</em> <span>» Elle est accompagnée pour ce livre de Charlotte Gastaut.</span></p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/mais-que-fait-la-police-9782354881610.html"><strong>(publié chez Gulf Stream, 12,50 €) </strong></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/mais-que-fait-la-police-9782354881610.html"><strong>Retrouver Mais que fait la police, dans notre librairie</strong></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/mais-que-fait-la-police-9782354881610.html"><strong><img src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782354881610FS.gif" alt="" width="316" height="475" /></strong></a></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/le-bon-la-brute-et-le-truand-la-chronique-aux-essences-de-cactus-1831.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/le-bon-la-brute-et-le-truand-la-chronique-aux-essences-de-cactus-1831.htm</guid>
				<author>ng@actualitte.com (Nicolas Gary)</author>
				<pubDate>Fri, 18 May 2012 17:24:41 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>Ces petits chaperons qui rougissent au fond des bois</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Un romancier, certainement comme tout romancier devant sa page blanche, peine à écrire les phrases de son roman.</strong></p>
<p> </p>
<p><span>Et ce ne sont pas les trois petites délurées qui l'entourent qui vont arranger les choses en l'empêchant d'attraper l'inspiration au vol et en l'attirant vers d'autres préoccupations.</span></p>
<p> </p>
<p><span>En fait, elles vont surtout l'inciter à s'égarer dans d'autres terres inspiratrices en lui demandant de leur raconter tour à tour des «<em> contes à faire rougir les petits chaperons</em> ».</span></p>
<p> </p>
<p><span>Ainsi, pour échapper (vraiment ?) à leur babillage intrusif, le romancier capitule et se laisse aller à des interprétations très personnelles et à une relecture un peu décalée de contes anciens ou Pinocchio et la Mère Michel font, vous excuserez l'expression, mais elle est dans le ton de l'ouvrage, la nique à Blanche Neige ou au Grand Méchant Loup !</span></p>
<p> </p>
<p><span>Voilà effectivement des contes à ne pas mettre entre toutes les mains et certainement de nature à faire rougir des petits chaperons.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Quoique !?</span></p>
<p> </p>
<p><span>Existe-t-il encore des petits chaperons susceptibles de rougir à ces traits ?</span></p>
<p> </p>
<p><span>Ce qui est certain, c'est qu'on peine un peu à croire que l'auteur totalement débridé de ces contes a pu, comme l'indique la quatrième de couverture, être éditeur à la Bibliothèque Rose…</span></p>
<p> </p>
<p><span>À moins que cela ne soit afin de contrebalancer !?</span></p>
<p> </p>
<p><span>En aucune manière il ne fait dans l'image ou la suggestion : les mots sont crus et seront très certainement taxés de pornographiques par nombre de lecteurs y compris les plus avertis.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Le jeu est dangereux ! </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/enard.jpg" alt="" width="222" height="220" /></p>
<p><span>Il peut faire basculer de la lecture amusée et gourmande d'une version revue, corrigée et franchement paillarde des contes qui ont bercé toute éducation, voire de la délectation pure et simple lors de cet épisode rendu culinaire par l'une des protagonistes, à une aversion certaine quand les ébats mettent en scène une Alice encore à l'aube de sa puberté : sans vouloir jouer les bégueules, il m'a semblé que cela frisait la pédophilie. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Les contes n'avaient absolument pas besoin de cela me semble-t-il.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Abstraction faite de cet écart, même si le fil conducteur reste très près de la ceinture (juste quelques centimètres au dessous), voilà un exercice gouleyant qui revisite Perrault, Carroll et les autres dans une danse endiablée.</span></p>
<p> </p>
<p><span>La Fontaine n'a vu qu'une face de la pièce lancée en l'air ! Jean Pierre ENARD nous montre l'autre maintenant avec une version de « Comment l'esprit vient aux garçons » !</span></p>
<div><span><br /></span></div>
<div><span><br /></span></div>
<div style="text-align: right;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/contes-a-faire-rougir-les-petits-chaperons-9782912667830.html"><strong>Retrouver ce livre dans notre librairie</strong></a></div>
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				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/ces-petits-chaperons-qui-rougissent-au-fond-des-bois-1830.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/ces-petits-chaperons-qui-rougissent-au-fond-des-bois-1830.htm</guid>
				<author>ng@actualitte.com (Nicolas Gary)</author>
				<pubDate>Wed, 16 May 2012 13:48:08 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>Désert solitaire, une autre histoire du progrès</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Vers la fin des années 1950, Edward ABBEY a obtenu un emploi de ranger dans le Parc National Américain du Sud Est de l'Utah : le <em>Arches National Monument</em>. Pendant six mois, il a arpenté le territoire dont il était devenu le gardien et le guide pour les touristes venus admirer, en marge des grandioses canyons du Colorado, les nombreuses arches naturelles taillées par les temps et l'érosion dans les rochers.</strong></p>
<p> </p>
<p><span>Installé dans un campement rustique, à l'entrée du Parc, il a d'abord dû apprivoiser son environnement, gagner son territoire sur les souris et les serpents à sonnettes avant de commencer à découvrir un espace nouveau et grandiose, semi-désertique, magnifique et dangereux.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Après avoir pris les consignes auprès du responsable du Parc, dans la petite ville de Moab, il a commencé une vie de solitaire entrecoupée d'heures d'affluence touristique au cours desquelles il a dû jongler entre pédagogies et fermeté, entre le guide et le ramasseur de déchets !</span></p>
<p> </p>
<p><span>Toutes ces heures de solitude lui ont permis, d'une part de pénétrer au fond de cet immense jardin désertique où il n'avait rien à craindre des voisins, d'autre part de s'adonner à l'exégèse naturaliste d'un milieu beaucoup plus complexe que l'acception commune du mot « désert » ne peut le laisser supposer, enfin laisser son âme et son esprit divaguer avec ceux des anciens occupants de ces lieux pour disserter sur la nature humaine : vaste programme.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Entre deux expéditions dans le Parc où il admire une effervescence botanique qui profite de toute condition favorable pour exploser, où il fouille le moindre petit canyon abrupt pour y découvrir le filet d'eau autour duquel la vie foisonne et éclate avec abondance avant que le sable n'avale ce liquide primordial et transforme un peu plus loin un lit asséché en dangereux sables mouvants, où seuls les genévriers sont une alternative au chapeau, il laisse son esprit flâner et s'interroger, s'inquiéter même de cette empreinte irréversible que l'homme est en train d'infliger à son milieu sans espoir de retour.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Comme ces routes innombrables qui ont permis à des files ininterrompues de voitures d'arriver sans effort à des sites sauvages et remarquables jusqu'alors seulement accessibles à pied ou à cheval. Comme ces barrages destinés à la production électrique, à l'irrigation ou à la navigation de plaisance qui ont noyé des canyons admirables. </span></p>
<p> </p>
<p><span>C'est un hymne vibrant à la protection de la nature. C'est un plaidoyer apeuré pour la préservation des espaces naturels, leur sauvegarde et leur maintien. Un plaidoyer pour l'effort individuel méritoire et indispensable pour gagner l'accès aux merveilles du monde.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Très largement misanthrope le bonhomme ! Mais assumant totalement son propos avec une culture infinie, une connaissance immense du vivant, une extraordinaire pénétration du, et par, le milieu ambiant.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Des pages magnifiques autour du cycle de la vie. Sur la peur qui, toute sa vie, poursuivra le lapin jusqu'au moment où il s'abandonnera dans les serres de la chouette qui l'en remerciera en le mangeant.</span></p>
<p> </p>
<p><span><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/edward_abbey_2.jpg" alt="" width="220" height="326" />Des pages prémonitoires sur l'aménagement du territoire. Sur l'imbécillité du tourisme de masse qui préfère dévorer dix Parcs à toute vitesse en quinze jours plutôt qu'un seul en profondeur et en flânant. Sur l'incohérence des choix politiques qui dépensent des millions dans des routes et suppriment l'entretien des sentes pédestres ou les emplois destinés à cet entretien et à la pédagogie.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Des pages enthousiasmantes sur l'homme et la nature. La nature qui n'est pas un luxe, mais un besoin et une thérapie sinon une philosophie, par certains côtés romantiques certes, mais « la vision romantique est une part nécessaire de toute la vérité » que tue « le rut du commerce ».</span></p>
<p> </p>
<p><span>Avec Edward ABBEY et comme lui, je confirme que «<em> je (ne suis) pas opposé à l'humanité, mais seulement à l'anthropocentrisme </em>», que « j<em>e (ne suis) pas opposé à la science (…) mais aux mauvais usages de la technoscience, du culte de la technique et de la technologie </em>». Et même si je ne suis pas prêt, comme lui, à «<em> tenter ma chance dans un conflit thermonucléaire plutôt que de vivre dans un (…) monde </em>» «<em> totalement urbanisé, totalement industrialisé et sans cesse plus peuplé </em>», je peux comprendre l'écho que son histoire a pu avoir, à sa parution, à la fin des années 1960 !</span></p>
<p> </p>
<p><span>C'est un magnifique ouvrage, plein d'humanité et de culture.</span></p>
<p> </p>
<p><span>C'est certainement un incontournable de la réflexion indispensable que devra avoir l'Homme s'il ne veut pas voir les pires scénarii de la science-fiction l'asservir.</span></p>
<div><span><br /></span></div>
<div><span><br /></span></div>
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				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/desert-solitaire-une-autre-histoire-du-progres-1829.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/desert-solitaire-une-autre-histoire-du-progres-1829.htm</guid>
				<author>ng@actualitte.com (Mimiche)</author>
				<pubDate>Tue, 15 May 2012 14:39:28 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>Zéro heure à Phnom Penh, Page 99 : Inspecteur lent à la détente</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Premier roman du Canadien Christopher G. Moore traduit en France, <em>Zéro heure à Phnom Penh</em> suit l'enquête du détective Vincent Calvino (pas de rapport, a priori, avec Italo) dans les rues de Phnom Penh, la capitale du Cambodge. Si le temps s'y est arrêté, impossible de savoir pour l'instant si c'est à cause de la densité de population ou du génocide qui mit à terre le pays dès le mois d'avril 1975…</strong></p>
<p> </p>
<p><span>Page 69 : Ça commence fort, avec un début d'interrogatoire dans un restaurant local : « <em>Ouais, une bière pour lui, et des pâtes aussi</em> » commande Calvino, révélant à la fois ses attaches généalogiques et sa bienveillance vis-à-vis de ses amis.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>… Ou plutôt de ses indics, ce qui n'est pas forcément du pareil au même : face à la suspicion de son invité, le détective révèle un réseau ténu d'informateurs : « <em>Carlo</em> » lui a déjà révélé la véritable identité du bonhomme en face de lui… et la teneur de ses activités passées, pas vraiment conformes à la loi.</span></p>
<p><span>Rien ne vaut un bon vieux chantage pour faire cracher le morceau : ce Calvino fait penser au Stanley White de <em>L'Année du dragon</em>. Comme dans le polar de Robert Daley, le détective jongle avec les nationalités et les milieux sociaux sans faire de chinoiseries : Del, l'interrogé, « <em>avait l'accent des ouvriers de la côte Est. L'âpreté aussi des gens de New York, pour qui l'habit fait la plupart du temps le moine.</em> » </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Même s'il porte le costume des « <em>vestons-cravates </em>», Calvino n'est de toute évidence pas un enfant de chœur, lui qui fut endurci par les rues de son Brooklyn natal.</span></p>
<p> </p>
<p><span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_G._Moore"><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/220px-Christopher_G._Moore_2006.jpg" alt="" width="220" height="331" /></a>Jeté sur la piste d'un voyageur disparu, Vincent Calvino pourrait bien lui-même devenir un <em>farang</em> dans un Cambodge secoué par les conflits ethniques. Et qui est ce mystérieux fumeur de cigare, soufflant des volutes sur la couverture ? Est-ce Calvino, dans ce cas new-yorkais/italo-asiatique ? Si oui, ce n'est pas demain qu'il pourra voter en France…</span></p>
<p> </p>
<p><span>Page 99 : Calvino, couvert de boue, fait un câlin à une prostituée : pas mal, on dirait un Sherlock Holmes décrit par Bukowski. On fait également la connaissance du Colonel Pratt (pas de rapport, a priori, avec Hugo), « <em>un ami</em> » qui accompagne le détective. Le compère est plutôt éloigné d'un Watson, et garde jalousement ses secrets… bien qu'ils puissent être utiles à l'enquête. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Décidément très délicat, Calvino évoque les exploits de la fille de joie « <em>que s'est payée le Gros Stuart</em> », mais se rattrape en la sauvant d'une noyade dans les rues à demi inondées de Phnom Penh. Calvino n'est pas Calvin : sans foi ni loi, il fait le héros « <em>juste pour voir</em> ». Mais passe à côté de la duplicité de Pratt, qu'il considère comme son collègue ? Pas très crédible, un détective avec des talents d'observation aussi faiblards, capable de se faire duper par le premier militaire venu… </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>La description du personnage et de ses faits et gestes claque comme un tir d'arme automatique, mais les munitions manquent singulièrement de vélocité. Si la leçon d'Histoire du Cambodge peut valoir le détour, encore faut-il que le professeur tienne la route.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
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<p><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/zero-heure-a-phnom-penh-9782822400862.html"><span><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/phnom_penh_page_99_refuse.gif" alt="" width="303" height="475" /></span></a></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/zero-heure-a-phnom-penh-page-99-inspecteur-lent-a-la-detente-1828.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/zero-heure-a-phnom-penh-page-99-inspecteur-lent-a-la-detente-1828.htm</guid>
				<author>ao@actualitte.com (Antoine Oury)</author>
				<pubDate>Mon, 14 May 2012 17:16:54 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>C'est l'histoire de trois Belges, partis à la conquête de l'Ouest</title>
				<description><![CDATA[<p><span><strong><em>Gringos Locos </em></strong>(Dupuis) fait partie de ces enfants conçus dans le bonheur... et accouchés dans la douleur ! Le bonheur de Yann et Olivier Schwartz, respectivement scénariste et dessinateur, amoureux fous de la période évoquée : les premières années de ce que l'on peut désigner comme un certain âge d'or de la BD franco-belge. La douleur de voir les descendants de Franquin et Jijé interdire la publication de l'album au tout dernier moment !!!</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p style="text-align: right;"><span><a href="http://www.bdfugue.com/"><em><strong>La Chronique BD, avec </strong></em></a></span></p>
<p><a href="http://www.bdfugue.com/"><em><strong><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/BDfugue/BDfugue.jpg" alt="" width="203" height="40" /></strong></em></a></p>
<p><strong><em><br /></em></strong></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Mais revenons aux faits : en 1948, Joseph Gillain dit Jijé (JG !), en charge à l'époque de <strong><em>Spirou et Fantasio </em></strong>et de quelques biographies édifiantes - <strong><em>Don Bosco</em></strong>, entre autres - est persuadé que les communistes vont prendre le pouvoir partout en Europe. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Afin d'échapper à une troisième guerre mondiale qui ne saurait tarder (!), le bouillant Joseph embarque sa femme, ses nombreux enfants et les débutants Franquin et Morris sur un bateau en partance pour l'Amérique. Arrivé là-bas, il achète une impressionnante - et légèrement poussive - Ford Hudson pour rejoindre les studios de Walt Disney sur la côte ouest, où leur talent vaut sûrement de l'or. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<table border="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/gringos-locos-t-1-gringos-locos-t1"><img id="image" title="gringos locos t.1" src="http://91.68.209.10/bmi/www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782800153001_1_75.jpg" alt="gringos locos t.1" width="210" height="290" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td>
<p style="text-align: right;"><em><strong><a href="http://www.bdfugue.com/gringos-locos-t-1-gringos-locos-t1">Gringos Locos par </a> <a href="http://www.bdfugue.com/gringos-locos-t-1-gringos-locos-t1">Yann et Schwartz</a></strong></em></p>
<p style="text-align: right;"><em><strong><a href="http://www.bdfugue.com/gringos-locos-t-1-gringos-locos-t1">sur BDfugue.com</a></strong></em></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span>Mauvaise inspiration : au lieu d'embaucher, l'oncle Walt est en train de licencier une partie de son personnel. Sans ressources, nos vaillants Belges se rendent au Mexique voisin pour remédier à leurs problèmes de visas et voir venir... Franquin évoque dans ses souvenirs cet épisode de sa jeunesse, en laissant entendre qu'il mériterait d'être raconté en détail. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Et il est vrai que cet incroyable voyage effectué dans des conditions matérielles et un état d'esprit peu banals fourmille d'anecdotes réjouissantes ! Déjà papas de l'excellent <strong><em>Spirou</em></strong> one-shot <strong><em>Le groom vert-de</em></strong>-<strong><em>gris</em></strong> (Dupuis)<strong><em>, </em></strong>Yann et Olivier Schwartz forment le tandem rêvé pour donner une vie de papier à tout cela. Lors de la prépublication de <strong><em>Gringos Locos</em></strong>, le scénariste dévoile ses sources, et elles paraissent inattaquables : les témoins directs ou indirects, mais dignes de foi, et le résultat de recherches minutieuses ou d'extrapolations crédibles. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Mais une citation tirée du film <strong><em>L'homme qui tua Liberty Valance, </em></strong>et placée en tête de l'album, est fort révélatrice : «<em> Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende !</em> » Yann et Schwartz marchent sur une ligne de crête bien étroite, entre biopic et fiction. C'est ce qui fait l'intérêt de leur travail, et c'est un moyen original et audacieux de rendre hommage à ces géants de l'imaginaire. C'est aussi le meilleur moyen de heurter les familles concernées !!! </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>D'abord <a href="http://www.actualitte.com/actualite/bd-manga-comics/univers-bd/les-gringos-locos-c-est-pas-pour-tout-de-suite-31191.htm">interdit de publication</a> puis <a href="http://www.actualitte.com/actualite/bd-manga-comics/univers-bd/gringos-locos-le-voyage-de-franquin-morris-et-jije-autorise-33559.htm">menacé de destruction</a>, <strong><em>Gringos Locos </em></strong>parait aujourd'hui flanqué d'un avertissement qui insiste sur son caractère de libre fantaisie, mais aussi d'un cahier supplémentaire très éclairant et assez touchant : un mal pour un bien, en somme...</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<table border="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/le-royaume-t-4-voulez-vous-m-epouser"><em><strong><img id="image" title="le royaume t.4 voulez vous m'epouser ?" src="http://91.68.209.12/bmi/www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782800152158_1_75.JPG" alt="le royaume t.4 voulez vous m'epouser ?" width="201" height="280" /></strong></em></a></td>
</tr>
<tr>
<td>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/le-royaume-t-4-voulez-vous-m-epouser"><em><strong>Le royaume, Voulez-vous m'épouser</strong></em></a></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/le-royaume-t-4-voulez-vous-m-epouser"><em><strong>de Benoït Feroumont</strong></em></a></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/le-royaume-t-4-voulez-vous-m-epouser"><em><strong>sur BDfugue.com</strong></em></a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span>Quelques photos du voyage, le point de vue d'Isabelle Franquin - très violent - et les souvenirs de Benoit Gillain, absolument passionnants ! Alors, tenons-nous là une bonne BD ? Oui, sans hésiter !!! Pour autant, je comprends la réaction des personnes concernées.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Pas lorsqu'elles contestent des détails vestimentaires, c'est anecdotique, mais lorsqu'elles ne retrouvent pas le caractère profond d'une personne aimée et admirée. Et puis, on frôle parfois le grotesque, dans cette accumulation hystérique de péripéties... Le mieux est, me semble-t-il, de le lire pour vous faire une opinion !</span><span><strong><br /> <br /> </strong></span><span><strong>Mais jetez un coup d'œil à celui-ci...</strong></span><span><br /> <strong><br /> </strong></span><span>Le dernier tome de la série <strong><em>Le royaume </em></strong>(Dupuis) de Fouremont vient de paraître, et c'est un bonheur sans mélange ! Dans ce royaume d'opérette, le roi et ses fils sont stupides, mais gentils, la reine acariâtre, et la princesse écervelée. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Les oiseaux sont très mal élevés, mais très copains avec Anne, la tavernière qui fait tourner en bourrique tout ce qui porte un pantalon. Sous un aspect a priori sommaire, le dessin est très vivant et les dialogues franchement bidonnants !!!</span></p>
<p><span><strong><br /> </strong></span><span>Une BD jeunesse ni gnangnan, ni caricaturale : un des fleurons du <strong><em>Journal de Spirou </em></strong>d'aujourd'hui...</span><span><strong><br /></strong></span></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/c-est-l-histoire-de-trois-belges-partis-a-la-conquete-de-l-ouest-1827.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/c-est-l-histoire-de-trois-belges-partis-a-la-conquete-de-l-ouest-1827.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Thierry Saint-Solieux)</author>
				<pubDate>Sat, 12 May 2012 10:21:13 +0200</pubDate>
				<category>Critiques BD</category>
			</item>			<item>
				<title>Le Bon, la Brute et le Truand : dans le désert, personne ne t'entend bouquiner </title>
				<description><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>Ami, entends-tu le vol noir des crotales sur nos plaines ? (Faut un peu d'imagination...) Ami, entends-tu les cris sourds des rascals qu'on goudronne et qu'on plume ? Ohé, Cherokee, Comanches et Cheyenne,  c'est l'alarme. Ce soir, l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes. </strong></p>
<p> </p>
<p><strong>Et en attendant, coyotes à foie jaune, gringos chercheurs de pépites, et peaux-rouges solitaires cheminant sur leur monture se retrouvent chaque vendredi, au coin du feu de notre chronique. Viens, étranger, assieds-toi et écoute. C'est le chant des chroniqueurs, qui sous leur poncho cachent plus d'une arme...</strong></p>
<p> </p>
<p>Petit accompagnement musical, traditionnel et de rigueur :</p>
<p> </p>
<p style="text-align: right;"></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Et plongeons dans la poussière et le sable des étendues désertiques</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Le Bon</strong></span></p>
<p> </p>
<p><span>se décline cette semaine en 17 petits bons, soit autant de nouvelles écrites par Marie Causse, dans un ouvrage où s'entrecroisent les vies, les rencontres et les personnes. C'est un éloge de l'ordinaire, des gens simples et des simples gens, que l'on découvre si semblables à nous qu'ils nous ressemblent… au point qu'on les connaisse. Leurs tracasseries sont les nôtres, et leur quotidien terriblement proche de nos petites contrariétés. </span></p>
<p> </p>
<p><span>Mais il y a de belles choses dans cette petite vie, de petits plaisirs qui ravissent le coeur. Et font tant de bien...</span></p>
<p> </p>
<p>Les protagonistes de ces dix-sept nouvelles sont à des moments particuliers de leur vie : une demande en mariage qui n'a pas lieu, une femme qui danse le tango avec un homme alors qu'elle pense à un autre, une vieille dame qui repense à son amour de jeunesse, un présentateur météo souffrant de dépression saisonnière, une jeune fille qui essaie de s'habituer à la présence d'une araignée dans son appartement… Tous ces personnages se sont peut-être déjà croisés, ou ont tout simplement respiré les mêmes effluves, frissonné sous la même pluie ; et cette odeur de la ville mouillée les renvoie à des souvenirs, les enivre, et leur donne l'espoir de lendemains meilleurs, une fois la ville lavée. </p>
<p> </p>
<p><span>(13,90 € Editions de L'Arpenteur)</span></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><span><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/l-odeur-de-la-ville-mouillee-9782070137848.html">Retrouver L'odeur de la ville mouillée, dans notre librairie</a></span></p>
<p><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/l-odeur-de-la-ville-mouillee-9782070137848.html"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782070137848FS.gif" alt="" width="296" height="475" /></a></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>La Brute</strong></span></p>
<p> </p>
<p><span>est sentimentalement brutale. Dans la vie de Vincent, Raphaël, Marine, Sarah et Juliette et Paul, l'amour est omniprésent. On le cherche, on le recherche, on le traque, mais facilement, il vous échappe, fuyant et parfois versatile. </span></p>
<p> </p>
<p><span>Évidemment, tout n'est pas si facile. On ne s'assoit pas à la terrasse d'un café à regarder passer les uns et les autres, pour découvrir le grand amour. Et puis, à vouloir être heureux, on oublie parfois comment ce peut être bien plus simple. </span></p>
<p> </p>
<p><span>Roman léger, dans une digne lignée de chick-lit, c'est une comédie sentimentale, à la française… Brutalement attachant. (Grasset, 14,50 €)</span></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/des-amours-derisoires-9782246800309.html"><strong>Retrouver Des amours dérisoires, dans notre librairie</strong></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/des-amours-derisoires-9782246800309.html"><strong><img src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782246800309FS.gif" alt="" width="301" height="475" /></strong></a></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Le Truand</strong></span></p>
<p> </p>
<p><span>fera peur aujourd'hui. Si certains envisagent que Jack L'Éventreur ait pu être une femme, les tueurs en série n'auront jamais fini d'alimenter les imaginaires et les terreurs. </span></p>
<p> </p>
<p><span>Plongée directe dans l'esprit de ces criminels à part, les meurtriers sont mis à nu dans une enquête menée par Nadia Fezzani, journaliste de profession. Toutes les catégories professionnelles apportent ainsi leur pierre à l'édifice, pour tenter de brosser un tableau complet de ce qui peut se passer dans l'esprit de ces personnes. Truand, certes, assassins, sûrement… </span></p>
<p> </p>
<p>Au rythme de ses recherches, de ses correspondances et de ses rencontres en privé avec des meurtriers, elle raconte son incursion dans ce monde sordide où se mêlent fascination et horreur. Libres de toute censure, les déclarations des tueurs se succèdent, laissant parfois entrevoir des traces de folie, les cicatrices d'un passé tragique ou les raisonnements d'hommes qui semblent en tous points normaux…</p>
<p> </p>
<p><span>(Editions de l'Homme, 12 €)</span></p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/mes-tueurs-en-serie-9782761933599.html"><strong>Retrouver Mes tueurs en série, dans notre librairie</strong></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/mes-tueurs-en-serie-9782761933599.html"><strong><img src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/mo_9782761927536.jpg" alt="" width="301" height="452" /></strong></a></p>
<p> </p>
<p> </p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/le-bon-la-brute-et-le-truand-dans-le-desert-personne-ne-t-entend-bouquiner-1826.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/le-bon-la-brute-et-le-truand-dans-le-desert-personne-ne-t-entend-bouquiner-1826.htm</guid>
				<author>ng@actualitte.com (Nicolas Gary)</author>
				<pubDate>Fri, 11 May 2012 17:24:06 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>Trop près du soleil, aux ailes brûlées : Icare Trahi</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Le 30 mai 1832 au matin, le Père Joseph chemine tranquillement aux commandes de sa charrette tirée par Costaud lorsque, arrivé en vue du Moulin de Croulebarbe, au Petit Gentilly, il est interpellé par un ancien capitaine de la Garde nationale de Paris qui lui demande de l'aide pour emmener à l'hôpital un jeune homme victime d'un duel au pistolet.</strong></p>
<p> </p>
<p><span>Situation étonnante pour le Père Joseph : le duel s'est tenu, semble-t-il, sans témoin et sans médecin et personne n'est resté sur place pour prendre en charge le blessé.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Accouru donc auprès de ce dernier, le Père Joseph découvre avec effroi un visage qui le ramène un peu plus de vingt années plus tôt dans une maison de Bourg-la-Reine où venait de naître Évariste Galois. Un enfant que lui, le Père Joseph, avait alors surnommé « Icare Trahi ».</span></p>
<p>  </p>
<p><span>Ce livre est donc l'histoire romancée d'Évariste Galois, un jeune prodige des mathématiques, de l'analyse mathématique plus précisément, que la fougue et l'impatience empêcheront de devenir vieux sans pour autant l'empêcher, bien au contraire, de laisser, avec quelques notes fulgurantes, une empreinte remarquable pour cet Art, bien que non remarquée de son vivant par les Académiciens peu enclins, en fait, à donner sa chance à une jeunesse aussi rebelle.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Romancée est cependant cette vie, car, de toute évidence, les pièces manquent pour reconstituer complètement un puzzle difficile, dans une époque agitée, avec pour point focal un jeune homme débordant d'une énergie qu'il partagera entre son domaine de prédilection et des engagements politiques forts dans un paysage politique qui a bien du mal à se stabiliser.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Ce que j'adore dans les ouvrages de ce type, ce sont ces occasions qui me sont données de croiser, comme le personnage central du récit, tous ces noms illustres dont j'avoue, n'ayant que très peu de penchants pour l'Histoire académique, n'avoir jamais su faire le lien sinon entre eux, au moins entre les périodes qui les ont réellement vu se croiser. Des noms dont toutes les rues de toutes les villes portent la trace : de Lafayette à Blanqui en passant par Casimir-Perier, Dumas, Constant, Raspail et tant d'autres…</span></p>
<p> </p>
<p><span><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/jean_paul_auffray.jpg" alt="" width="219" height="293" />Car voilà comment j'aime l'Histoire : au travers de toutes ces anecdotes, oh certainement romancées et quelque peu éloignées, pour certaines, de la stricte réalité des faits qui ne parviendra, de toute façon, jamais jusqu'à nous.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Ce sont ces images d'un Paris disparu et pourtant encore caché dans certaines de ses ruelles, derrière certaines portes, dans certains bâtiments encore préservés.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Ce sont ces foules sans nom qui ont renversé les pouvoirs et surtout bien souvent versé leur sang pour que de nouveaux pouvoirs remplacent les précédents honnis. Sans changer vraiment le fond des choses. Le supplice du cercle sans fin de la « France d'en bas ».</span></p>
<p> </p>
<p><span>Je trouve que Jean Paul AUFFRAY a le ton juste pour nous raconter cette courte vie, dans une langue vivante et enjouée, dynamique, frisant la folie d'Évariste et de son temps, caracolant dans la politique versatile, rugueuse avec les voisins de geôle, enthousiaste dans ces élans qui lèvent les foules qui crient la révolution dans les rues.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Pourtant, le récit retrouve régulièrement son calme grâce au pas métronomique de Costaud qui fait opposition à toute l'agitation de ces années fiévreuses, qui apporte un peu de sérénité à cette vie qui s'en va alors qu'il tire la charrette du Père Joseph emmenant ce corps blessé vers l'hôpital. Entre un hier disparu et un aujourd'hui auquel ne finira par survivre que son œuvre, la silhouette d'Évariste Galois se dessine dans une époque folle. </span></p>
<p> </p>
<p><span>C'est un bel hommage qui lui est rendu. C'est une lecture enrichissante et agréable qui nous en fait le cadeau.</span></p>
<div><span><br /></span></div>
<div style="text-align: right;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/icare-trahi-9782878583922.html"><strong>Retrouver ce livre dans notre librairie</strong></a></div>
<div style="text-align: right;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/icare-trahi-9782878583922.html"><strong>avec Decitre</strong></a></div>
<div style="text-align: right;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/icare-trahi-9782878583922.html"><strong><img src="http://actualitte.com/images/actualites/librairie_actualitte_decitre.jpg" alt="" width="220" height="76" /></strong></a></div>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/trop-pres-du-soleil-aux-ailes-brulees-icare-trahi-1825.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/trop-pres-du-soleil-aux-ailes-brulees-icare-trahi-1825.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Mimiche)</author>
				<pubDate>Fri, 11 May 2012 13:08:12 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>Je me voyais déjà…, Page 99 : Un éternel incompris</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>« <em>Né au siècle dernier</em> » comme le rappelle Le dilettante, Sergueï Dounovetz, alias Chefdeville (et vice-versa) a dans ses bagages de quoi remplir les 285 pages de <em>Je me voyais déjà...</em> Autobiographique, le roman ? La couverture de l'ouvrage ne laisse pas vraiment planer le doute : quoi qu'il en soit, il faudra convaincre en deux pages.</strong></p>
<p> </p>
<p><span><strong>Page 69 :</strong> Chefdeville explique son projet à Cédric, un journaliste : « <em>C'est un truc perso, autobiographique, dans lequel je me déshabille un peu, mais point trop, chacun a sa pudeur.</em> » Décidément, ce Chefdeville nous rappelle quelqu'un…</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Comme Sergueï Dounovetz, Chefdeville se façonne à coup de petits boulots, et descends dans la rue pour vendre sa force de travail, côtoyant ponctuellement les plus grand(e)s : Mick Jagger, Bourvil, Philippe Noiret, Annie Girardot, l'auteur de polars Henry Joseph… Lui reste dans l'ombre, n'en démord pas malgré un statut d'« <em>intermittent du spectacle qui écrit</em> », comme le suggère maladroitement le journaliste qui lui fait face.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Grande gueule, Chefdeville ne se dégonfle pas et lui répond du tac au tac, avec une virtuosité bien sentie. Une réminiscence bien pratique de cours de boxe, un sport où sa vraie valeur ne fut pas reconnue : « <em>quand je touchais j'étais magique</em> », assure pourtant l'écrivain. Le journaliste, lui non plus, n'a pas l'air d'être réceptif à ses talents : un génie condamné à l'anonymat ? On dirait <em>En route pour la gloire</em>, mais écrit par un Woody Guthrie qui aurait pris la mauvaise direction. Peu importe : on est prêt à le suivre, tant le personnage est résolu dans son rôle de <em>looser</em> glorieux et fou : « <em>Question pourrie, réponse pourrie</em> » pense-t-il face au journaleux. La loi du talion a parfois du bon.</span></p>
<p> </p>
<p><span><strong>Page 99 :</strong> En parlant de lois, la page 99 revient sur l'éducation religieuse du sieur Chefdeville. Chef, né de mère et père laïcs, athées et communistes, a été baptisé « <em>à l'église de Bondy dans le 9-3</em> » pour éviter que « <em>les flammes de l'enfer ne [lui] lèchent le cul</em> ». Mais le bougre et ses géniteurs rouges ne se renient pas, le cœur tellement à gauche qu'il palpite dans leurs biceps : « <em>si le cureton avait un peu mieux regardé, il aurait vu les notes du Temps des cerises sur la partition, et reconnu la famille Peppone.</em> » Du sang d'ouvrier italien coule dans les veines, et irrigue un hédonisme inséparable de la libération sexuelle façon sixties. S'il retourne dans un lieu de culte, c'est pour y chiper un cierge, histoire de s'amuser avec dame Micheline, qui « <em>refusait de baiser dans le noir.</em> » </span></p>
<p> </p>
<table border="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td>
<p><img style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://www.ledilettante.com/include/gen-thumbail.asp?Photo=images/auteurs/238.jpg&amp;tx=250&amp;ty=250&amp;q=90" alt=" Chefdeville" width="250" height="250" /></p>
<p style="text-align: right;">© LouisMonier</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span>Pour sûr, c'est un autre refrain que <em>Rien ne s'oppose à la nuit</em>…</span></p>
<p> </p>
<p><span>Mais « <em>même en s'arrangeant avec ses origines, en les cachant ou en les bricolant, d'une manière ou d'une autre elles ressurgissaient toujours</em> », et la « <em>moitié feuj</em> » de Chefdeville finit par interférer avec sa volonté souveraine quand son oncle lui enfonce une kippa entre les deux oreilles. L'anecdote, qui suit directement l'évocation des ébats adolescents, n'en est que plus grave : « <em>ce geste me choqua durablement</em> », avoue Chefdeville dans un bel élan de jugement rétrospectif digne de Rousseau et son ruban dans <em>Les Confessions</em>.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Puisque toute autobiographie forge une légende soumise à caution, Sergueï Dounovetz/Chefdeville a choisi de privilégier la fiction, sans que celle-ci ne soit forcément synonyme de distanciation. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Exercice d'autofiction (c'est dit) réussi, mais gare au reflet de Narcisse : faudrait pas finir comme le Beig' d'<em>Un roman français</em>…</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/je-me-voyais-deja-9782842636975.html">Retrouver ce livre dans notre librairie</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/je-me-voyais-deja-9782842636975.html">avec Decitre</a></p>
<p><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/je-me-voyais-deja-9782842636975.html"><span><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/valide_chefdeville_2.jpg" alt="" width="323" height="475" /></span></a></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/je-me-voyais-deja-page-99-un-eternel-incompris-1824.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/je-me-voyais-deja-page-99-un-eternel-incompris-1824.htm</guid>
				<author>ao@actualitte.com (Antoine Oury)</author>
				<pubDate>Thu, 10 May 2012 13:59:55 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>La vie avant l'homme, Margaret Atwood</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Voici l'histoire d'un couple en apparence moderne, libre et ouvert. Elisabeth collectionne les relations adultères sans que Nate, son mari,  ne s'en émeuve ou en souffre vraiment car, de toutes façons, entre sa relation avec Martha, une amie de sa femme et son  activité de création de jouets en bois, il est vite dépassé. L'essentiel est de garder « <em>la notion de pouvoir compter l'un sur l'autre </em>», d'être « raisonnable » en somme. Une entente pacifique en apparence. </strong></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>En apparence seulement. Car, en filigrane, se dessine une guerre impitoyable entre deux êtres finalement pathétiques, pas très heureux, souvent indécis. <strong>Un couple finalement qui ne fait pas rêver, attire davantage la pitié que la sympathie du lecteur</strong>. Peu épargné par son auteur féroce et souvent drôle, il reste, dans l'ensemble, attachant, même si, ça et là,  il exaspère et insupporte, ennuie aussi de temps à autre mais traduit avec acuité, l'incommunicabilité entre les êtres.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Elisabeth est ébranlée par le suicide de <strong>son dernier amant et se tourne vers des hommes dont elle sait pertinemment qu'ils ne lui conviennent pas</strong>  (« <em>c'était un peu comme de coucher avec une grosse tranche de fromage à la crème de Philadelphie, et ma foi, raisonnablement active</em> », dira-t-elle à propos d'une relation sans suite). </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Elle se sent perturbée, désagréablement troublée, lorsque son mari rencontre une jeune paléontologue, dont il s'éprend. Elle se sent plus contrariée qu'elle ne l'aurait imaginé, assume mal ce changement.   A l'aube de la quarantaine, <strong>elle est vite dépassée par des questions existentielles qui l'assaillent et ne trouveront, d'ailleurs pas de réponse</strong>. L'introspection, quand elle ose se confronter à elle-même,  est  décidemment trop douloureuse, si contraignante.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Nate, « un corps nonchalant qui lui pend aux épaules comme un cintre » quant à lui, est brusquement déchiré entre Elisabeth, avec qui pourtant il ne partage plus grand-chose (sexuellement du moins) et Lesje, sa jeune et nouvelle amante. <strong>Ses hésitations, son incapacité à choisir rendent les deux femmes malheureuses et agacent prodigieusement le lecteur</strong>. Sa faiblesse énerve et l'auteur s'en moque savoureusement d'ailleurs. « <em>Il ne peut jamais prévoir l'avenir, même quand c'est dégagé. C'est un genre de difformité. Les gens franchissent les portes, lui se cogne la tête</em> ». </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Enfin, la jeune paléontologue, timide, et maladroite dans cette relation amoureuse ne facilite pas l'harmonie. «<em> Elle n'éprouve assurément aucune envie de jouer le rôle de l'Autre femme dans quelque triangle banal et conventionnel</em> ». </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Aussi le trio presque ridicule à certains moments, présenté selon les chapitres à travers le point de vue des trois protagonistes (à tour de rôle), semble englué dans ses états d'âme, incapable de se projeter,  ni d'apprécier le moment présent. Comme une histoire vaine, stérile en définitive présentée avec un cynisme acéré et réellement drôle mais dans l'ensemble, il flotte une impression de léger ennui. Les pages se tournent sans entrain ni réelle vivacité ; <strong>parfois même l'esprit s'égare, quitte ce « drame » psychologique et perd vite le fil des sentiments</strong>.  </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span><strong>Heureusement que le style décidemment enlevé et piquant,  avec parfois « une expression à vous dessécher les testicules », délivre ça et là des éclats de rire</strong> au lecteur et permet l'achèvement du livre sans trop de peine.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/la-vie-avant-l-homme-9782221130605.html"><span><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/librairie_actualitte_decitre.jpg" alt="" width="220" height="76" /></span></a></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/la-vie-avant-l-homme-margaret-atwood-1823.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/la-vie-avant-l-homme-margaret-atwood-1823.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Cécile Pellerin)</author>
				<pubDate>Wed, 09 May 2012 17:03:59 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>Ça remue. Ça canarde : Freaky Fridays, avec un tueur aux trousses</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Depuis que son mari Joe est mort, un vendredi 13, il y a quelques années, Hélène Robinson coule une vie paisible dans une petite maison normande à proximité de Deauville.</strong></p>
<p> </p>
<p><span>Malgré une franche antipathie pour leurs proches voisins, les Devauchelle, Joe et Hélène avaient pris en affection la petite dernière, Gaëtane, une enfant un peu attardée qui s'était attachée à eux. Avec son chien Adrianus, Gaëtane aimait bien rendre visite aux deux retraités anglais de la maison voisine et, après la disparition de Joe, Hélène avait poursuivi avec une certaine tendresse cette relation.</span></p>
<p> </p>
<p><span>C'est pour cela qu'elle se faisait une joie d'apporter à ses voisins la commande qu'elle avait reçue d'eux puisque, comme le lui avait suggéré Joe, elle s'occupait à préparer de succulentes pâtisseries pour un réseau fidèle, mais restreint de clients. Un plaisir, une occupation et un petit loisir en même temps qu'une petite source de revenus complémentaires.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Alors, passant par la cuisine, à l'arrière de la maison, Hélène a amené le gâteau d'anniversaire de Gaëtane à Suzanne qui travaille pour les Devauchelle et, invitée par la maîtresse de maison, s'apprête à rejoindre toute la famille dans le salon tout au bout du couloir.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Mais alors qu'elle s'était retournée pour attendre Gaëtane dans ce long couloir, Hélène perçoit des « flops, flops » très caractéristiques d'armes automatiques équipées de silencieux et voit, dans le salon, les différents membres de la famille ainsi que la pauvre Suzanne qui la cache aux yeux des agresseurs masqués, s'affaisser les uns après les autres avec de grosses taches rouges sur leurs vêtements.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Avec une surprenante agilité, notre retraitée sexagénaire s'éclipse avec Gaëtane et son chien, planque ces derniers au fond de la niche dans le jardin et s'échappe après avoir entendu quelques échanges (en russe,) entre les agresseurs.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Voilà Mamie Hélène, trahie par sa carte de visite dans le carton d'emballage du gâteau, partie pour une cavale époustouflante avec des tueurs à ses trousses.</span></p>
<p> </p>
<p><span><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/aubert_site_brigitte.jpg" alt="" width="280" height="421" />Et je n'exagère pas en disant époustouflante. C'est vrai que, au volant de sa Kangoo, le départ précipité de Mamie Hélène va se transformer en une course poursuite assez haletante dans la quelle Brigitte AUBERT dévoile peu à peu toutes les ficelles de l'intrigue : un peu de politique-fiction (pas si fiction que cela très certainement), un peu d'entourloupes mafieuses, un peu de services secrets et d'agents doubles (ou plus), un peu de manipulation et beaucoup d'imagination.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Ça remue. Ça canarde. Tout le monde trompe tout le monde. Les bons sont plus méchants que les méchants. Mais les méchants ne sont pas bons pour autant. Et un retraité peut en cacher un autre !</span></p>
<p> </p>
<p><span>De rebondissements en surprises, le scénario nous conduit dans les arcanes d'un trafic d'armes et d'influences où les pruneaux font mal au ventre et les pétards ne sont pas tous mouillés…</span></p>
<p> </p>
<p><span>Le dynamisme de l'histoire est incontestable et la narration est tout à fait au niveau : alerte, surprenante, parfois décalée, sans fioritures, mais d'une entraînante fraîcheur.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Mon seul regret est un final un peu alambiqué, manquant de crédibilité et de consistance, tournant court et peu explicite.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Dommage de gâcher, dans les cinq dernières pages, le plaisir d'une lecture qui ne s'était aucunement démenti jusqu'alors.</span></p>
<div><span><br /></span></div>
<div style="text-align: right;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/freaky-fridays-9782353060542.html"><strong>Retrouver ce livre dans notre librairie</strong></a></div>
<div><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/freaky-fridays-9782353060542.html"><strong><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/librairie_actualitte_decitre.jpg" alt="" width="220" height="76" /></strong></a></div>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/ca-remue-ca-canarde-freaky-fridays-avec-un-tueur-aux-trousses-1822.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/ca-remue-ca-canarde-freaky-fridays-avec-un-tueur-aux-trousses-1822.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Mimiche)</author>
				<pubDate>Mon, 07 May 2012 12:02:19 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>Sacco et Vanzetti : les rues de New York ne sont plus sures</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Faites le test comme je l'ai fait : si vous prononcez les noms de Sacco et Vanzetti, votre interlocuteur se met à chanter "Here's to you, Nicola and Bart... " menaçant par là de mettre à mal une météo déjà bien instable ! </strong></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Vous pouvez espérer échapper au désastre si vous êtes uniquement entourés de gens qui chantent juste. Ce qui, au regard des statistiques, est peu probable... Eh oui, par la grâce d'un film, et de la magnifique chanson interprétée par l'immense Joan Baez, ces deux noms nous sont familiers.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p style="text-align: right;"><span><a href="http://www.bdfugue.com/"><em><strong>La Chronique BD, avec </strong></em></a></span></p>
<p><a href="http://www.bdfugue.com/"><em><strong><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/BDfugue/BDfugue.jpg" alt="" width="203" height="40" /></strong></em></a></p>
<p><strong><em><br /></em></strong></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>L'histoire de ces anarchistes italiens exécutés aux États-Unis en 1927 est certes connue dans le monde entier, mais les détails de cette incroyable machination judiciaire vous sont livrés aujourd'hui, non pas dans un livre ou un documentaire télévisé, mais dans une bande dessinée, <em>American Tragedy </em>de Florent Calvez (Delcourt). </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<table border="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/american-tragedy-histoire-sacco-vanzetti"><strong><img src="http://actualitte.com/images/actualites/bdfugue_sherman_sacco.jpg" alt="" width="226" height="300" /></strong></a></td>
</tr>
<tr>
<td>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/american-tragedy-histoire-sacco-vanzetti"><strong><em>American Tragedy</em>. </strong></a></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/american-tragedy-histoire-sacco-vanzetti"><strong><em>L'histoire de Sacco &amp; Vanzetti</em></strong></a></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/american-tragedy-histoire-sacco-vanzetti"><strong><em>sur BDfugue.com</em></strong></a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span>De nos jours, un vieil homme dispute une partie de dames avec son petit-fils, dans un parc de New York. Le grand-père déclare au jeune homme que le 27 août est pour lui une date anniversaire. Devant son étonnement, il entreprend de lui raconter un épisode de son enfance, un moment de sa vie où il fréquente un certain Vanzetti... et nous plongeons avec eux dans une époque marquée par des tensions politiques extrêmes. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Aux USA, l'instabilité économique qui succède à la guerre de 14-18 encourage les revendications syndicales. Des millions de grévistes réclament la hausse des salaires et de meilleures conditions de travail. Des affrontements violents se déroulent dans les grandes villes, suivis d'attentats anarchistes. La répression décidée par le gouvernement s'abat aussi bien sur lesdits anarchistes que sur les communistes ou socialistes, et l'opinion publique amalgame dans un réflexe de défiance les "rouges" avec les immigrés fraîchement débarqués sur le sol américain. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Dans ce contexte xénophobe, Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti sont arrêtés suite à des braquages où deux convoyeurs de fond perdent la vie. Condamnés à mort sans preuves formelles, ils meurent sur la chaise électrique malgré une intense mobilisation internationale et les aveux tardifs d'un troisième homme. Pour relater cette affaire complexe, Florent Cavez utilise un mode de narration très pertinent : le jeune homme est une sorte de "candide" peu concerné au début par le sujet, à qui il faut tout expliquer de manière très factuelle et détaillée. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Omniprésente, une voix off relate les faits, en revenant aux évènements déclencheurs du mouvement anarchiste et en s'attardant sur certains épisodes plus dramatiques. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>On ne peut ainsi lui reprocher d'être distant ou même froid, alors que son travail s'apparente pourtant à celui d'un biographe objectif : il ne prend pas nettement parti et conduit même à s'interroger sur le degré de culpabilité des différents protagonistes !</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<table border="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.bdfugue.com/sherman-t-6-le-pardon-jeannie"><img src="http://actualitte.com/images/actualites/bdfugue_sacco.jpg" alt="" width="200" height="280" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/sherman-t-6-le-pardon-jeannie"><strong><em>Sherman Tome 6 : Le pardon</em>. </strong></a></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/sherman-t-6-le-pardon-jeannie"><strong><em>Jeannie</em></strong></a></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/sherman-t-6-le-pardon-jeannie"><strong><em>sur BDfugue.com</em></strong></a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span>Graphiquement, on peut rapprocher cet album du <em>Reanimator </em>paru dans la même collection de romans graphiques... mais le sujet n'a rien à voir !!! Je dois dire que j'apprécie beaucoup le travail de Florent Calvez : un bel éclectisme qui nous mène de la fantaisie des <em>Aventures extraordinaires de Nelson Lobster </em>au touchant hommage rendu au théâtre classique dans <em>Sept personnages</em>, en passant par la fantaisie historique de <em>Jour J </em>- déjà une évocation de l'anarchie - tous édités chez Delcourt.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Allez, je ne vous oblige pas à chanter, mais je vous encourage à lire les paroles qui tiennent lieu de refrain dans la chanson interprétée par Joan Baez. Ce sont les mots bouleversants qu'adresse Vanzetti au juge Thayer, cet ignoble magistrat aveuglé par la haine et la bêtise...</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span><strong>Mais jetez un coup d'œil à celui-ci...</strong></span><span> </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Sixième et dernier volume dans la série <em>Sherman </em>(Le Lombard) de Stephen Desberg et Griffo : le tout-puissant Jay Sherman est poursuivi par la haine tenace et destructrice d'un mystérieux individu qui tue son fils, anéantit sa fortune et menace sa fille. Tour à tour suspectés, aucun de ses nombreux ennemis n'est le coupable ! </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Sherman doit remonter le fil de sa vie pour comprendre, et vite, car le temps presse... Dessin impeccable, scénario bien construit avec des fausses pistes successives : de la très bonne BD grand public !!!</span></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/sacco-et-vanzetti-les-rues-de-new-york-ne-sont-plus-sures-1821.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/sacco-et-vanzetti-les-rues-de-new-york-ne-sont-plus-sures-1821.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (thierry Saint-Solieux)</author>
				<pubDate>Sat, 05 May 2012 10:48:24 +0200</pubDate>
				<category>Critiques BD</category>
			</item>			<item>
				<title>Le Bon, la Brute et le Truand : laissez parler la poudre (d'escampette)</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Toi qui, assoiffé, viens t'abreuver à l'eau du cactus gorgé, fontaine miraculeuse pour le despérado privé de sa mouture par de tristes sires ; </strong><strong>toi qui fais claquer tes éperons sur tout plancher de saloon où le piano se tait soudaine ; </strong><strong>toi qui parcours l'ouest avec un cigarillo machouillé depuis des semaines, en quête de verts pâturages, mais qui, secrètement, est à la recherche de l'or noir ; </strong><strong>toi qui as toujours préféré les sombres héroïnes aux sombreros…</strong></p>
<p> </p>
<p><strong>Cette chronique est faite pour toi, cette chronique est la tienne...</strong></p>
<p> </p>
<p>Petit accompagnement musical, traditionnel et de rigueur :</p>
<p> </p>
<p style="text-align: right;"></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Et plongeons dans la poussière et le sable des étendues désertiques</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Le Bon</strong></span></p>
<p> </p>
<p>de la semaine sera, n'en déplaise à ces dames, <em>UNE</em> bonne, et pas des moindres. Avec ses réflexions effleurant le ras des pâquerettes, sa logique si futile et superficielle de l'existence qu'elle fait espérer en l'intelligence artificielle, <em>Mademoiselle f</em> mérite avant tout notre respect, le plus profond et sincère.</p>
<p> </p>
<p>Cette cruche à peine dégourdie est un puits de petites piques et de commentaires mi-désabusés, mi-sarcastiques, certes, mais toujours tendres et drôles. Serge Dehaes sort là une petite gourde, écervelée, mais gentiment. Loin de l'Agrippine râleuse et étouffante, Mademoiselle f est la maîtresse dont les maris rêvent… pour leurs pires ennemis. </p>
<p> </p>
<p>Rien de simple, si ce n'est le fil de ses envies, rien de compliqué, sinon le choix de ses tenues, rien d'impossible, sinon de perdre 3 kg avant l'été. Publiée au Lombard, cette merveille de potiche est un must-have, avec des dessins qui tiendraient volontiers en une case… mais ce n'est pas demain la veille qu'on la casera, la miss… (Le Lombard, 12 €)</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/mademoiselle-f-9782803631339.html">Retrouver Mademoiselle f, dans notre librairie, avec Decitre</a></strong></p>
<p><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/mademoiselle-f-9782803631339.html"><strong><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782803631339FS.gif" alt="" width="356" height="475" /></strong></a></p>
<p> </p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>La Brute</strong></span></p>
<p> </p>
<p>est assez peu recommandable, cette semaine, puisqu'elle navigue "Entre chien et loup", un titre publié chez Yggdrasill, et signé de Morgil et Torta. Ce premier tome, avec des loups-garous démoniaques, des vampires détestables de prétention et un héros solitaire, gambadant sur les chemins à la recherche de créatures maudites à massacrer est un bon titre.</p>
<p> </p>
<p>Clairement, s'y retrouvent les bons éléments qui proposent un univers médiéval cohérent, avec des monstres, des gentils bien identifiés - c'est facile, ce son les neuneus humains - des vampires bien perfides - sales bêtes - et un héros tourmenté par une famille pas toujours très facile à accepter. </p>
<p> </p>
<p>Protecteurs apparents des humaines, les vampires sont ici des sauveurs, accueillis à bras ouverts, que Korgan, le héros, a refusé de rejoindre. Les humains en viennent même a accepter sans rechigner les sacrifices envers leurs nouveaux protecteurs. Korgan, chasseur de monstres, refuse la passivité de ses congénères et décide de chasser démons et vampires. Face à lui se dresse 4e Clan, un groupe de trois vampires extrêmement puissants. (10,95 €)</p>
<p> </p>
<p>Du tout bon</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/entre-chien-et-loup-tome-1-sais-tu-ce-que-tu-es-9782759508105.html">Retrouver Entre chien et loup, dans notre librairie, avec Decitre</a></strong></p>
<p><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/entre-chien-et-loup-tome-1-sais-tu-ce-que-tu-es-9782759508105.html"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782759508105FS.gif" alt="" width="355" height="475" /></a></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Le Truand</strong></span></p>
<p> </p>
<p>Sera cette semaine incarnée par toute une société. Les plus jeunes, d'aujourd'hui, plus encore que jamais, ne se souviennent probablement pas du tout de Sacco et Vanzetti, auxquels Aragon avait dédié tout un poème. Dans les années, aux États-Unis, deux immigrés italiens vont incarner tout ce que la chasse aux sorcières pouvait signifier. Le pays lutte contre le communisme redouté, fait face à des attentats perpétrés par des groupes qualifiés d'anarchistes.</p>
<p> </p>
<p>Bref, pas vraiment le moment d'avoir le profil idéal pour servir de bouc émissaire. C'est pourtant ce qui va arriver aux deux bonhommes, accusés de deux brasages, pour lesquels ils seront condamnés au cours de deux procès distincts, et en juillet 27, les deux hommes n'ont plus qu'à se préparer à la peine de mort.</p>
<p> </p>
<p>La chaise électrique emportera ces deux victimes du système, dont la mémoire ne sera lavée de tout soupçon qu'en août 1977. Florent Calvez fait ainsi paraître chez Delcourt, pour 14,95 €, l'affaire authentique de cette sombre affaire. On trouve même trace du troisième homme, Madeiros, souvent occulté. Toute une société qui se met à chercher des victimes expiatoires - seuls contre toute une armée de truands…</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/american-tragedy-9782756015842.html"><strong>Retrouver American Tragedy, dans notre librairie, avec Decitre</strong></a></p>
<p><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/american-tragedy-9782756015842.html"><strong><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782756015842FS.gif" alt="" width="358" height="475" /></strong></a></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/le-bon-la-brute-et-le-truand-laissez-parler-la-poudre-d-escampette-1820.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/le-bon-la-brute-et-le-truand-laissez-parler-la-poudre-d-escampette-1820.htm</guid>
				<author>ng@actualitte.com (Nicolas Gary)</author>
				<pubDate>Fri, 04 May 2012 16:50:22 +0200</pubDate>
				<category>Critiques BD</category>
			</item>			<item>
				<title>Juste une Ombre, Karine Giebel</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Notre Chronique p.69- p.99 : deux pages passées au crible, pour donner un avant-goût du livre, en quelques lignes.</strong></p>
<p> </p>
<p><em>"Douleur (...). Tu vas comprendre ce que ce mot veut dire, mon ange."</em></p>
<p> </p>
<p>Cloé, femme d'affaires aux dents longues, est suivie par une ombre. Menaçante, vêtue de noir, sous une capuche cachant son visage, l'Ombre s'est manifestée un soir où elle rentrait chez elle. C'est juste une ombre, et pourtant sa vie a changé. </p>
<p> </p>
<p>"<em>Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t'imposer dans ce monde, y trouver ta place.</em></p>
<p><em>Et puis un jour...</em></p>
<p><em>Un jour , tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi.</em></p>
<p><em>A partir de ce jour là elle te poursuit. Sans relâche.</em></p>
<p><em>Juste une Ombre</em>".</p>
<p> </p>
<p><strong>Le sixième roman de Karine Giebel nous livre, dans ce sixième roman, une histoire angoissante et poignante. Le lecteur curieux, la peur au ventre, se dirige alors vers la page 69.</strong></p>
<p> </p>
<p>Philippe Martins, collègue et rival de Cloé, découvre que son patron s'apprête à lui laisser la main. Ce dernier lui explique son choix. Cloé, découvre-t-on, est trop centrée sur elle-même pour ce poste. "<em>Les autres ne sont pour elle qu'autant d'ennemis potentiels ou, dans le meilleur des cas, des esclaves à utiliser</em>". On découvre que la victime apparente de l'histoire est aussi un bourreau à ses heures perdues. </p>
<p>Le patron lui a pourtant fait croire que la place serait pour elle. Martins trouve ce stratagème choquant, mais son boss a besoin d'elle jusqu'au bout, précise-t-il.  On sent qu'ici se noue un point essentiel de l'intrigue. Cloé est particulièrement investie dans son travail, on pressent le potentiel dramatique de la situation qui se trame dans son dos.</p>
<p> </p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/Juste_un_ombre.gif" alt="" width="155" height="250" /></p>
<p> </p>
<p><strong>Plutôt alléchant... Que se passe-t-il plus loin, page 99?</strong></p>
<p> </p>
<p>Alexandre, flic désenchanté aux pratiques peu appréciée de ses pairs, rentre à son domicile pour retrouver Sophie, sa femme. Celle-ci est suivie par une auxiliaire de vie. Le combat qu'il mène pour son travail se poursuit aussi chez lui. Sa femme est gravement malade.</p>
<p>Il enlève son blouson, pose son arme. Et revêt l'habit de l'époux attentionné, faussement joyeux, cachant à grand-peine sa douleur qui éclate en larmes amères sous la douche. Cet homme est sous pression, et sur le point de perdre la femme qu'il aime. Sera-t-il capable de le supporter? Va-t-il se venger à sa façon?</p>
<p>L'intrigue et le rythme de ce nouveau roman semblent pensés pour nous tenir en alerte, pour nous laisser constamment dans l'attente du pire. Très angoissant, c'est un thriller réussi, qui plairait certainement aux amateurs de <em>Scream</em>.</p>
<p> </p>
<p>Karine Giebel sera l'invitée de Quai du Polar à Lyon, du 30 mars au 1er avril 2012.</p>
<p> </p>
<p><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/juste-une-ombre-9782265096493.html" target="_blank"><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/librairie_actualitte_decitre.jpg" alt="" width="220" height="76" /></a></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/juste-une-ombre-karine-giebel-1819.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/juste-une-ombre-karine-giebel-1819.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Fanny Pradier)</author>
				<pubDate>Fri, 04 May 2012 13:51:47 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>ll pleut des étoiles dans notre lit</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Ce petit livre est une aubaine pour les lecteurs amoureux de littérature nordique mais pas forcément initiés à la lecture de poésies. Il permet, de façon concise mais diablement alléchante, d'approcher des auteurs contemporains, de se faire une idée de leur écriture, de découvrir cinq ambiances nordiques particulières sans ressentir un seul instant, que la poésie puisse être réservée aux seuls initiés. </strong></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Les textes choisis par André Velter composent un mélange sensible, ouvert,  suffisamment diversifié pour séduire  au-delà des seuls amateurs de poésie. Si le Grand Nord vous attire, laissez-vous porter sans appréhension par les mots de  <strong>Tomas Tranströmer</strong> ou de <strong>Jan Erik Vold</strong>, voyagez sans crainte aux côtés d'<strong>inger Christensen</strong> et de <strong>Pentti Holappa</strong> et échappez-vous jusqu'en Islande avec <strong>Sigurdur Pálsson</strong>. C'est certain, à l'issue de ce petit ouvrage, vous profiterez de la bibliographie proposée pour prolonger le voyage en Scandinavie, voire même jusqu'en Finlande…</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>S'il s'avérait nécessaire de trouver quelques similitudes entre les cinq poètes réunis dans ce recueil, la Nature, le rythme des saisons et la particularité de l'hiver, sombre et long pourraient être des éléments communs mais chacun, à sa manière, a su les mettre en forme. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Ainsi, chez Inger Christensen, danoise, <strong>le mouvement de la nature s'exprime à partir de constructions mathématiques</strong>, linguistiques et alphabétiques. Le corps de ses poèmes est rigoureusement défini.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>« <em>Comme une mer gris ardoise</em></span></p>
<p><em>Plaine d'hiver mon cerveau</em></p>
<p><span><em>Dans l'espace</em> »</span></p>
<p> </p>
<p><span>Pentti Holappa, autodidacte, <strong>profondément mélancolique</strong>, se sert des détails du quotidien pour exprimer ses doutes et ses angoisses.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>« <em>L'hiver si long, par les glaciers l'âme dérive,</em></span></p>
<p><em>Salle de hautes voûtes blanches où vibre le vide,</em></p>
<p><span><em>Touchant au froid absolu, la mer devient plus lente. </em>»</span></p>
<p> </p>
<p><span>Le dernier prix Nobel de littérature, Tomas Tranströmer, psychologue de profession et poète en parallèle, est un homme ordinaire qui écrit justement sur l'ordinaire, le quotidien, <strong>qu'il transforme en images et métaphores parfaitement maîtrisées</strong>.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>« <em>La Suède est un bateau qu'on a tiré</em></span></p>
<p><em>A terre, dégréé. Ses mâts se dessinent âprement</em></p>
<p><em>Sur le ciel crépusculaire. Et le crépuscule dure plus longtemps</em></p>
<p><span><em>Que le jour.</em> »</span></p>
<p> </p>
<p><span>Jan Erik Vold, oscille entre jazz et poésie, profondément moderne, inclassable sans doute et indomptable. Se moque des convenances, souvent en rupture.<strong> Une poésie rythmée, presque scandée, avare de mots</strong>.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>« <em>Rien</em></span></p>
<p><em>Ne vient</em></p>
<p><em>De rien, comme quand un ruisseau</em></p>
<p><em>Devient</em></p>
<p> </p>
<p><em>Une rivière</em></p>
<p><em>Qui</em></p>
<p><em>Se jette</em></p>
<p><em>Dans l'océan, d'où</em></p>
<p> </p>
<p><em>L'eau</em></p>
<p><em>Monte</em></p>
<p><em>En vapeur, tombe</em></p>
<p><em>En flocons</em></p>
<p> </p>
<p><em>De neige et redevient</em></p>
<p><em>Ruisseau</em></p>
<p><em>Rivière</em></p>
<p><em>Océan, tu sais – De</em></p>
<p> </p>
<p><em>Rien</em></p>
<p><em>En</em></p>
<p><em>Rien, comme si rien</em></p>
<p><span><em>Ne s'était passé</em> »</span></p>
<p> </p>
<p><span>Pour finir, le poète et auteur dramatique islandais Sigurdur Pálsson,<strong> qui a longtemps vécu en France</strong>, et a même écrit une comédie musicale sur Edith Piaf.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>« <em>Enfin une douce pluie</em></span></p>
<p><em>Après la bourrasque de grêle du Vendredi Saint</em></p>
<p><em>Douce pluie et temps calme</em></p>
<p><em>Les semelles de caoutchouc donnent des baisers qui claquent</em></p>
<p><span><em>Au trottoir</em> »</span></p>
<p> </p>
<p><span>« <em>La poésie donne des droits</em> », écrit Pentti Holappa. Hâtez-vous de les prendre ! « <em>Le sentier du poème et de la saga est toujours ouvert et libre</em> » ajoute Sigurdur Pálsson.<strong> Aussi empruntez-le. Sans hésiter. Avec bonheur</strong>.  Puis de nouveau.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/il-pleut-des-etoiles-dans-notre-lit-9782070447060.html"><span><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/librairie_actualitte_decitre.jpg" alt="" width="220" height="76" /></span></a></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/ll-pleut-des-etoiles-dans-notre-lit-1818.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/ll-pleut-des-etoiles-dans-notre-lit-1818.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Cécile Pellerin)</author>
				<pubDate>Wed, 02 May 2012 14:49:57 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>Morts ou quasi : de l'inconvénient d'avoir un pied dans la zomb</title>
				<description><![CDATA[<p><span>Allons bon, encore une histoire de zombies ! Mais un peu... comment dirais-je... particulière... Une histoire de zombies français du troisième âge !!! Des vieilles dames terriblement acariâtres, du genre Tatie Danielle : la méchanceté, ça conserve. À moins qu'il n'y ait une autre raison, plus scientifique, à leur résurrection !?! </span></p>
<p> </p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: small;"><a href="http://www.bdfugue.com/"><em><strong>La Chronique BD, avec </strong></em></a></span></p>
<p><a href="http://www.bdfugue.com/"><em><strong><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/BDfugue/BDfugue.jpg" alt="" width="203" height="40" /></strong></em></a></p>
<p><em><strong><br /></strong></em></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p> </p>
<p><span>Mais pour la connaître, il vous faut lire <em>Ma vie posthume </em>(Glénat) de Hubert et Zanzim qui mélange avec brio le quotidien, le fantastique - et même l'horreur - avec le polar. En plus, c'est drôle ! Donc, Emma Doucet est une enquiquineuse hors catégorie qui n'a plus goût à rien depuis que son mari, son cher Pierre, est mort. </span></p>
<p> </p>
<p><span>Elle fume beaucoup : cela horripile Annie, son aide ménagère qui décide de cacher ses cigarettes au sommet d'une armoire. En tentant de les récupérer, Emma chute lourdement. Reprenant conscience, elle s'étonne de n'avoir rien de cassé : c'est bien connu, passé un certain âge, si l'on n'a pas mal quelque part, c'est que l'on est mort !!! </span></p>
<p> </p>
<table border="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: right;"><em><strong><a href="http://www.bdfugue.com/ma-vie-posthume-t-1"><img id="image" title="ma vie posthume t.1 ; ne m'enterrez pas trop vite" src="http://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782723483599_1_75.jpg" alt="ma vie posthume t.1 ; ne m'enterrez pas trop vite" width="205" height="280" /></a></strong></em></td>
</tr>
<tr>
<td>
<p style="text-align: right;"><em><strong><a href="http://www.bdfugue.com/ma-vie-posthume-t-1">Ma vie posthume,  Hubert et Zanzim</a></strong></em></p>
<p style="text-align: right;"><em><strong><a href="http://www.bdfugue.com/ma-vie-posthume-t-1">sur BDFugue.com</a></strong></em></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span>Lorsqu'Annie découvre une curieuse tache rouge au pied de l'armoire, la vieille dame se rend compte que ses vêtements sont ensanglantés et que sa poitrine est trouée : elle est donc bien morte, et qui plus est assassinée d'une balle en plein cœur... </span></p>
<p> </p>
<p>Elle peut continuer à vivre, euh pardon, à non-vivre normalement, en étant libérée du souci de manger et dormir, mais obligée de dissimuler sa situation à son entourage. </p>
<p> </p>
<p><span>S'étonnant accessoirement de la faible différence entre l'état de vivante et celui de morte, elle cherche à rassembler ses esprits pour faire le bilan de son existence et comprendre les circonstances de son décès : qui peut bien lui en vouloir à ce point ? Et pourquoi ? </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Il y a bien cette garce de Line, une allumeuse dans sa jeunesse, du genre à exciter tous les hommes rencontrés... Et pas vraiment une amie, depuis. </span>Ah non, elle est déjà au cimetière ! Ou alors la nièce, Marie-Paule, qui lorgne sur l'héritage ? Oui mais de là à tuer... </p>
<p> </p>
<p><span>Dans la tête d'Emma, embrumée par la sénilité qui pointe son nez et un état post-mortem fort perturbant, les souvenirs se mélangent : sa jeunesse rebelle dans un petit village avec des parents à la mentalité étriquée, sa rencontre avec Pierre, leur vie heureuse dans le petit pavillon au jardin luxuriant... Étonnamment luxuriant, ce jardin situé sur le terrain d'une ancienne mine comblée en catimini par la municipalité... </span></p>
<p> </p>
<table border="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.bdfugue.com/walking-raides"><img id="image" title="walking raides" src="http://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782356484055_1_75.jpg" alt="walking raides" width="183" height="260" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td>
<p style="text-align: right;"><strong><a href="http://www.bdfugue.com/walking-raides">Walking Raides, de </a></strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><a href="http://www.bdfugue.com/walking-raides">José Miguel Fonollos</a></strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><a href="http://www.bdfugue.com/walking-raides">sur BDfugue.com</a></strong></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p> Bon, je n'en dis pas plus, le premier tome de cette histoire - qui doit en compter deux - est riche de promesses !!! Une histoire cocasse et grinçante, très originale : rien d'étonnant puisque signée Hubert,  dont il faut lire le sulfureux <em>Miss pas touche</em>, et Zanzim, son compère pour le savoureux album de <em>La sirène des pompiers </em>(tous deux chez Dargaud dans la collection "Poisson Pilote").</p>
<p> </p>
<p><span><span><em>Ma vie posthume </em>est aussi une très belle et touchante histoire d'amour, par-delà la mort...</span><span> </span></span></p>
<p><span><span><br /></span></span></p>
<p><span><strong>Mais jetez un coup d'œil à celui-ci...</strong></span><span> </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Ne quittons pas les zombies, qui ont de toute manière une fâcheuse tendance à taper l'incruste : <em>Walking Dead </em>(Delcourt) vous connaissez. Et <em>Walking Raides </em>(12 Bis) ? </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Eh oui, tout succès engendrant sa parodie, cette épatante histoire de zombies est passée à la moulinette de l'humour potache par José Miguel Fonollosa. L</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>e dessin est grotesque à souhait et le ton général est à la grosse déconnade entre potes. Je ne suis pas sûr que cela résiste à plusieurs lectures, mais en attendant, je me suis bien amusé...</span></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/morts-ou-quasi-de-l-inconvenient-d-avoir-un-pied-dans-la-zomb-1817.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/morts-ou-quasi-de-l-inconvenient-d-avoir-un-pied-dans-la-zomb-1817.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Thierry Saint-Solieux BDfugue)</author>
				<pubDate>Sat, 28 Apr 2012 12:15:54 +0200</pubDate>
				<category>Critiques BD</category>
			</item>			<item>
				<title>Le Bon, la Brute et le Truand : entre les cactus et le désert, la chronique</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Plus vive qu'un cobra prêt à charger, plus meurtrière qu'un troupeau de buffles un jour de soldes chez Cuir Center, plus vive qu'un Siou sans un sou en poche, voici venir la chronique du vendredi. Posez les winchesters, rangez les colts, la poudre n'aura pas besoin de parler aujourd'hui. Et surtout, n'oubliez pas : sous les cactus, les gêneurs… Et les vautours pour surveiller qu'on ne les déterre pas.</strong></p>
<p> </p>
<p>Petit accompagnement musical, maintenant traditionnel et de rigueur :</p>
<p> </p>
<p></p>
<p> </p>
<p> Et plongeons dans la poussière et le sable des étendues désertiques</p>
<p>  </p>
<p> </p>
<p><span style="font-size: large;"><strong>Le Bon</strong></span></p>
<p> </p>
<p>du jour friserait même l'excellence, puisqu'il s'agit du livre d'Adam Lashinsky sur la firme la plus célèbre et type des nouvelles technologies, Apple. Avec Inside Apple, les éditions Dunod publient un ouvrage d'analyse et d'enquête richement documenté sur les envers du décor si épuré d'Apple. (16 €)</p>
<p> </p>
<p>La traduction du texte est assurée par Erwan Jegouzo.</p>
<p> </p>
<p>Innovation, prises de risques savamment calculés (ou pas), Apple est une firme emblématique, et c'est toujours avec une certaine curiosité que l'on plonge dans ses entrailles. Soutenue jadis (déjà) par le mythique Steve Jobs, qui parviendra bien à devenir un demi-Dieu à un moment ou un autre, Apple est devenu tout à la fois symbole de secret, de mystique et d'excellence. </p>
<p> </p>
<p>Mais la Pomme n'a pas que des côtés bien lisses.</p>
<p> </p>
<p><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/inside-apple-9782100579648.html"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782100579648FS.gif" alt="" width="254" height="400" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/inside-apple-9782100579648.html">Retrouver Inside Apple dans notre librairie,</a></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/inside-apple-9782100579648.html">avec Decitre</a></strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><span style="font-size: large;"><strong>La Brute</strong></span></p>
<p> </p>
<p>va avoir quelque chose de très brutal. Revenant sur l'année 2011, et les révoltes qui ont agité le monde arabe, Alexandre Aller décide de plonger dans l'histoire, remontant à 1989 pour arriver en 1992. Un voyage historique, qui parcourt l'Afrique du nord pour découvrir des enjeux importants. (publié chez Grasset, 17 €)</p>
<p> </p>
<p>La vision politique est parfois brutale, l'évolution et la transition ne se sont pas vraiment déroulées dans le plus grand calme, c'est le moins que l'on puisse dire. </p>
<p> </p>
<p>Les forces montantes de la démocratie n'ont pas encore donné pleinement. Les forces provisoirement dominantes de l'islamisme non plus. Il nous faut donc analyser, confronter, comprendre, tout en mesurant que les combats décisifs sont à venir. L'Islam n'est pas "un empire dans un empire", mais une partie dolente, vibrante, mais aussi inventive et originale de notre Humanité toujours plus unique et solidaire, même à son corps défendant. </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/le-jour-ou-l-histoire-a-recommence-9782246790280.html"><strong><img src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782246790280FS.gif" alt="" width="253" height="400" /></strong></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/le-jour-ou-l-histoire-a-recommence-9782246790280.html"><strong>Retrouver Le jour où l'histoire a recommencé </strong></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/le-jour-ou-l-histoire-a-recommence-9782246790280.html"><strong>dans notre librairie, avec Decitre</strong></a></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><span style="font-size: large;"><strong>Le Truand</strong></span></p>
<p> </p>
<p>relève carrément du contrebandier, option désopilant manipulateur de jeux de mots crasseux et de calembours volant parfois au ras des bases de pyramides. Le Pire, ami…</p>
<p> </p>
<p>Ce tout petit livre cumule quelque 150 plaisanteries grivoises, graveleuses ou simplement bêtes et méchantes, pour faire honneur à l'esprit gaulois qui préside aux destinées de nos compatriotes depuis la nuit des temps.</p>
<p> </p>
<p>Pour 2,99 €, First propose ici un ouvrage de bandit de grands chemins, adepte du bon mot dans les soirées de l'ambassadeur, mais uniquement lorsque les enfants sont couchés, et que la maîtresse de maison est trop ivre pour se souvenir d'avoir ri - si faire se peut - à des plaisanteries fines. </p>
<p> </p>
<p>Saluons toutefois quelques homophonies intéressantes…</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/les-momies-ca-ne-fait-plus-bander-et-autres-jeux-de-mots-rigolos-9782754032339.html"><strong><img src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782754032339.jpg" alt="" width="290" height="400" /></strong></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/les-momies-ca-ne-fait-plus-bander-et-autres-jeux-de-mots-rigolos-9782754032339.html"><strong>Retrouver Les momies, ça ne fait plus bander</strong></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/les-momies-ca-ne-fait-plus-bander-et-autres-jeux-de-mots-rigolos-9782754032339.html"><strong>dans notre librairie, avec Decitre</strong></a></p>
<p> </p>
<p> </p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/le-bon-la-brute-et-le-truand-entre-les-cactus-et-le-desert-la-chronique-1816.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/le-bon-la-brute-et-le-truand-entre-les-cactus-et-le-desert-la-chronique-1816.htm</guid>
				<author>ng@actualitte.com (Nicolas Gary)</author>
				<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 16:29:01 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>Maisons d'écrivains et d'artistes, Hélène Rochette</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Le souvenir pourtant lointain que je garde de la visite de la maison de Victor Hugo à Villequier est exceptionnel car il m'émeut encore aujourd'hui ; il est resté marqué nettement dans mon esprit au même titre d'ailleurs que celui de la maison de Pierre Loti à Rochefort s/mer ou encore celui plus récent de l'appartement de Strindberg à Stockholm.   </strong></p>
<p><span><br /></span></p>
<p>Ce sont des endroits encore pénétrés par la vie, par une ambiance précieuse, authentique, où rien ne semble définitivement figé, des endroits prêts à renaître.  <strong>Les émotions vives ressenties lors de telles visites sont propres à ces maisons car elles affleurent la personnalité même de l'artiste</strong>, permettent de l'approcher au plus près et cette proximité, si sensible, touche parfois plus que la lecture de l'œuvre elle-même, aide en tout cas, à mieux la connaître, à mieux la comprendre aussi parfois et à faire de l'auteur, un être, soudainement, plus familier, presque intime. Il devient accessible.</p>
<p> </p>
<p>Pénétrer dans ces intérieurs, découvrir les objets du quotidien, les paysages qui entourent ces demeures, développent l'imaginaire du lecteur. <strong>Nul besoin d'être fétichiste pour apprécier un bureau, un accessoire ténu</strong>, un point de vue, une ambiance et savourer une délicieuse imprégnation de ce lieu, même sans connaissance préalable de l'artiste.</p>
<p> </p>
<p><span>La lecture de ce livre a presque ressemblé à un voyage tant la présentation des demeures est expressive, sensible et attachante. Plus qu'un guide touristique, ce livre est une réelle invitation à découvrir et à ressentir ces maisons particulières ;<strong> il est érudit et passionné, jamais ennuyeux ni trop complexe</strong>. Il suscite la curiosité, donne réellement envie de partir à la découverte de ces maisons, de lire ou de relire Hugo, Zola, Cocteau ou Vian. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>De regarder les peintures de Van Gogh, Delacroix ou Renoir avec un regard différent, de ressentir plus concrètement  comment l'existence de ces artistes est au cœur même de leur création et peut être alors de s'en imprégner davantage,<strong> d'approcher au plus près du pourquoi de la création</strong>. Car, c'est certain, ces maisons contiennent une part de l'auteur, une part de son œuvre ; elles sont œuvres d'art elles-mêmes.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Cet ouvrage au format souple et d'une taille adaptée au sac de voyage, présente uniquement des demeures accessibles au public (précisions des horaires et périodes d'ouverture, de l'accès). Toutes se situent à Paris et aux alentours (Ile de France et Normandie).  Pour chaque maison présentée, quelques données historiques sur son acquisition par l'artiste, <strong>des instants de sa vie liés à cet environnement sont relatés avec beaucoup de détails</strong> et de rigueur. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Les illustrations de Pascal Paillardet et les photographies parfois récentes, parfois d'époque offrent au lecteur <strong>une vision pittoresque des maisons, invitent au voyage</strong>, à la découverte artistique et  architecturale.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Préparez votre sac, déterminez votre itinéraire et sans hésitez,  visitez avec bonheur<strong> ce patrimoine culturel, souvent harmonieux, jamais ennuyeux ni hermétique</strong> car sa finalité originelle, d'abord purement pratique mais essentielle (à savoir, se loger)  lui confère un intérêt immédiat, accessible à tous sans initiation préalable.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/maisons-d-ecrivains-et-d-artistes-9782840967187.html" target="_blank"><span><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/librairie_actualitte_decitre.jpg" alt="" width="220" height="76" /></span></a></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/maisons-d-ecrivains-et-d-artistes-helene-rochette-1815.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/maisons-d-ecrivains-et-d-artistes-helene-rochette-1815.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Cécile Pellerin)</author>
				<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 15:59:02 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>1Q84 Livre 3, Haruki Murakami</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Près de mille pages plus loin et après six mois sans nouvelles de Tengo et d'Aomamé, la lecture de ce livre 3 revêtait un caractère d'urgence et allait enfin contenter une impatience exacerbée. </strong></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Décidemment ce choix éditorial d'espacer de quelques mois la parution de ce 3</span><span><sup>ème</sup></span><span> livre m'avait un peu agacée et  frustrée. Néanmoins, il eut été bien impossible de retarder plus longtemps encore cette attente. Sitôt paru, sitôt lu et sitôt déçue ? Sans doute pas mais <strong>l'attente avait éveillé une telle exigence, attisé tant de désirs</strong> qu'une pointe de déception était alors presque inévitable. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Passée, cette légère contrariété, éteinte après 100 pages à peine, ce livre 3 reste une lecture d'extase, délicieusement planante. C'est certain, il existe bien un risque de dépendance accrue à la substance Murakami ! <strong>Soyez donc prévenus mais lisez sans compter</strong>. L'état de bien être et de plaisir qu'il procure est si bénéfique à l'homme qu'il est à renouveler autant que possible. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Ce livre 3 fait entrer en scène un troisième personnage, Ushikawa, ancien avocat devenu détective. Le récit alterne ainsi entre Tengo, Aomamé et cet homme  avec « une tête à la Fukusuke, des cheveux frisotés et hirsutes et ses courtes jambes torses [qui] faisaient penser à des concombres. Il perturbe un peu l'harmonie ressentie dans les deux premiers livres. <strong>Il est le trouble de l'histoire « avec ses globes oculaires proéminents, un cou bizarrement boursouflé</strong>, des sourcils tellement longs et épais qu'ils semblaient sur le point de se rejoindre. »</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Il complique la rencontre entre les deux héros, met de la difficulté, semble si disgracieux mais devient vite incontournable par sa personnalité étrange. Il a été nommé par des membres de la secte des Précurseurs pour retrouver Aomamé, meurtrière de leur gourou. Pourtant recluse, dans un appartement, avec pour seul compagnon <em>A la Recherche du temps perdu</em>,<strong> il la retrouve, fouine avec talent,  impressionne par ses déductions et son sens de l'analyse fine</strong>. Au-delà de sa mission, il devient réellement dangereux mais sert aussi, malgré lui de connecteur subtil et utile aux deux héros.  </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>De son côté, Tengo, plus libre dans ses mouvements, poursuit l'écriture de son roman et passe quelque temps au chevet de son père, proche de la mort Fukaeri est moins présente, dans ce troisième opus, sans doute parce que son rôle d'union entre les deux protagonistes a été joué désormais. Chacun des deux héros mène une vie routinière,  bien réglée, presque calme, en parallèle, mais <strong>au tempo presque identique et l'attente ardente de voir leur chemins se rencontrer enfin, mène le lecteur, page après page, sans lassitude</strong>. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Le rythme est fluide, le doux balancement entre rêve et réalité, toujours agréable et enchanteur. Les moments de confusion où l'esprit du lecteur lâchait prise de temps à autre, semblent plus rares, <strong>même si la résurgence de l'image énigmatique du père en collecteur de la redevance à plusieurs reprises dans le roman déconcerte un peu</strong>. « <em>Je ne suis pas un de ces collecteurs ordinaires comme on en rencontre partout. Je n'abandonne jamais, tant qu'on ne m'a pas donné ce qui est dû. C'est quelque chose de bien établi. Comme les phases de la lune ou la vie et la mort des humains. Vous n'y échapperez pas. </em>» repète-t-il comme un leitmotiv.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Le lecteur est, cette fois-ci, omniscient et si la rencontre entre Tengo et Aomamé a lieu sans  véritable surprise, malgré quelques événements d'importance à découvrir, <strong>elle n'en demeure pas moins magique, tant espérée depuis le début du roman</strong>.  Et c'est  presque à regret d'ailleurs que le lecteur la contemple car  elle annonce son propre retrait de la féérie. L'histoire semble pouvoir continuer pour Tengo et Aomamé. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Le lecteur, lui, se retire, sans empressement, <strong>encore imprégné de vapeurs oniriques et poétiques</strong> et tout étourdi de devoir retourner vers le monde réel. Comme une brutale sensation de sevrage.</span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/1q84-livre-3-octobre-decembre-9782714449856.html" target="_blank"><span><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/librairie_actualitte_decitre.jpg" alt="" width="220" height="76" /></span></a></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/1q84-livre-3-haruki-murakami-1814.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/1q84-livre-3-haruki-murakami-1814.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Cécile Pellerin)</author>
				<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 15:04:22 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>Manifeste d'économistes atterrés Philippe Askenazy, Thomas Coutrot, André Orléan, Henri Sterdyniak</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>La dette, la crise, les « subprimes », la faillite des banques ou des états ! Tout cela fait partie de notre paysage quotidien depuis maintenant de nombreux mois.</strong></p>
<p> </p>
<p><span>Curieusement, à l'exception des l'extinction de la dette ou de la mise au pas des banques qui ont largement partagé les candidats à notre élection présidentielle ces derniers mois, il ne m'est pas apparu <strong>que les discours politiques de tous bords aient profondément creusé leur sillon dans les arcanes de l'économie</strong> et de la finance.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Peut être est-ce dû au caractère technique extrêmement complexe du sujet qui ne se prête certainement pas aux discours enthousiasmants des divers tribuns. Difficile, en effet, d'enflammer un auditoire en tentant de démêler les dogmes fondateurs de la BCE, l'influence des agences de notation ou encore l'emprise grandissante des marchés financiers dans la gestion de la dette des états. Pénétrer <strong>cet univers opaque, compartimenté, ramifié à l'extrême, interdépendant</strong> et à l'intérieur duquel la croyance en les vertus du système relève de la foi et certainement pas de la démonstration cartésienne objective n'est pas de nature à faire lever les cœurs !</span></p>
<p> </p>
<p><span>De plus, dans ce petit monde clos, hermétique et, pour ne rien arranger, largement dogmatique, <strong>il est bien difficile de séparer le bon grain de l'ivraie dans les assertions des uns et des autres</strong>. </span>Les Economistes Atterrés ne font pas exception à la règle et n'ont d'arguments que pour affirmer le bien fondé de leurs positions que leurs contradicteurs ne manqueront pas de vouer aux gémonies.</p>
<p> </p>
<p><span>Il n'empêche ! Ces positions sonnent clair à mes oreilles. </span>S'appuyant sur dix points énoncés comme autant de « fausses évidences », <strong>ils chamboulent allègrment les discours bien ancrés dans le néolibéralisme ambiant</strong> et agitent, à l'issue de leur plaidoirie, vingt deux mesures à mettre « en débat pour sortir de l'impasse ».</p>
<p> </p>
<p><span>Quand on a eu connaissance du coût des intérêts de la dette du pays, de sa part déterminante dans les politiques sociales taillées régulièrement à la hache, la mesure n°9 proposée (« réaliser un audit public et citoyen des dettes publiques, pour déterminer leur origine… ») apparaît (parmi toutes les autres au moins aussi pertinentes) <strong>saine et pleine du bon sens du père de famille en charge de la gestion de son patrimoine</strong> et de son avenir.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Point ne m'était nécessaire la lecture de cet ouvrage pour être convaincu du fait que, comme aurait pu le dire Esope, <strong>l'argent est la meilleure et la pire des choses</strong>.</span></p>
<p> </p>
<p><span>Le fait de voir détricotées diverses affirmations couramment entendues et entretenues ici ou là par les politiques et les médias est <strong>un utile complément au visionnage du film édifiant de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat</strong>, « <em>Les Nouveaux Chiens de Garde</em> ».</span></p>
<p> </p>
<p><span>En ces temps électoraux, je vous recommande fortement l'un et l'autre.</span></p>
<div><span><br /></span></div>
<div><span><br /></span></div>
<div><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/manifeste-d-economistes-atterres-9782918597261.html" target="_blank"><span><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/librairie_actualitte_decitre.jpg" alt="" width="220" height="76" /></span></a></div>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/manifeste-d-economistes-atterres-philippe-askenazy-thomas-coutrot-andre-orlean-henri-sterdyniak-1813.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/manifeste-d-economistes-atterres-philippe-askenazy-thomas-coutrot-andre-orlean-henri-sterdyniak-1813.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Mimiche)</author>
				<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 17:14:22 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>Olympe de Gouges, une femme hors du temps</title>
				<description><![CDATA[<p>Avec « <em>Olympe de Gouges</em> », <strong>Catel et Bocquet nous proposent une nouvelle biographie de femme extraordinaire,</strong> pour faire suite au succès considérable remporté par leur épais «<em> Kiki de Montparnasse</em> », déjà publié par Casterman. Loin de choisir la facilité, le scénariste et la dessinatrice changent d'époque et remontent le temps jusqu'au XVIIIe siècle, quand la France imprégnée de l'esprit des Lumières préparait la révolution de 1789.</p>
<p> </p>
<p><strong>Née à Montauban en 1748, guillotinée 45 ans plus tard à Paris</strong>, Marie Gouze a traversé un siècle où l'on brassait les idées et s'est mis en tête de défendre les siennes, bien en avance sur son temps. Éclairée par les textes de Rousseau puis par ceux de Voltaire, elle défend activement l'abolition de l'esclavage, à travers une pièce de théâtre, puis prolonge ce combat en rêvant d'un monde où les femmes, à leur tour, auraient droit à leur émancipation. Où elles pourraient jouer un rôle à part entière sur la scène sociale et dans la sphère politique, puis plus tard dans la révolution elle-même.</p>
<p> </p>
<p>Marie Gouze, fille naturelle d'un aristocrate dramaturge, comprend dès son plus jeune âge le fossé qui sépare sa mère de son vrai père, puis de l'abîme qui s'étend entre elle et le nouveau mari de sa mère. Elle qui apprécie la poésie et raffole du théâtre est obligée de se marier avec un homme qui ne goûte guère les choses de l'esprit, mais qui a le bon goût de mourir rapidement. <strong>Marie bénéficie alors de la liberté de pensée et d'action que lui procure son jeune veuvage, une situation plutôt exceptionnelle pour l'époque</strong>, qu'elle ne compte certainement pas abandonner en prenant un nouveau mari. La liberté est si précieuse à ses yeux que rien ni personne ne peut venir l'entraver. Ni le devoir ni l'amour. Marie Gouze vit en libertine, certainement, mais avant tout en femme libre, intelligente et combative. </p>
<p> </p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/OlympeInter.JPG" alt="Pages intérieures" width="380" height="348" /></p>
<p> </p>
<p>Elle montera à Paris, fréquentera les salons, les théâtres et les philosophes, sera jouée à la Comédie française et aura des enfants.<strong> Elle s'embarquera corps et âmes dans la Révolution</strong>. Mais elle tiendra tant à conserver sa liberté de pensée et de parole qu'elle aura bien du mal à censurer ses idées pour se conformer à la pensée politiquement policée qui suit rapidement la mort de Louis XVI. Elle finira décapitée comme tant d'autres, sous la Terreur, pour avoir proposé que les citoyens puissent se prononcer par référendum sur le destin de leur nation.</p>
<p> </p>
<p><strong>Féministe et polémiste, femme de tête et écrivain de conviction</strong>, celle qui choisit de se faire appeler<strong> Olympe de Gouges</strong> pour laisser derrière elle son passé provincial a défendu, en paroles, en écrits et en actes, bien des idées qui nourriront les combats féministes deux siècles plus tard. Rien que le fait d'avoir sorti cette personnalité de l'ombre suffirait à rendre ce livre remarquable. Mais la façon dont ce projet a été mûri l'est tout autant.</p>
<p> </p>
<p><strong>Rarement le roman graphique a-t-il été si proche du roman tout court et du roman historique, plus particulièrement.</strong> En 400 pages, les lecteurs ont le temps de s'immerger dans l'univers et dans l'époque, de rencontrer, d'oublier puis de retrouver les personnages secondaires, de s'intéresser à une anecdote puis à l'autre, sans être victimes de l'habituel rythme en 64 ou 48 planches. On comprend les stratégies de cour et de cénacles, les rapports de force et de séduction, les attitudes à la ville et les complots en coulisse. On entre de plain pied dans une période passionnante de l'histoire de France, où le débat d'idées pouvait entraîner rapidement des changements profonds dans la société elle-même.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://actualitte.com/images/actualites/Olympeinter2.jpg" alt="Pages intérieures" width="296" height="413" /></p>
<p> </p>
<p>On doit en tout premier lieu souligner le<strong> travail de dialoguiste de José-Louis Bocquet</strong>, qui a passé de longues heures dans les écrits de l'époque (les mémoires, les écrits polémiques et les pièces de théâtre, notamment) pour imprégner ses bulles du phrasé de l'époque, sans jamais compliquer la compréhension du texte.</p>
<p> </p>
<table border="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: right;"><em><strong><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/olympe-de-gouges-9782203031777.html"><img style="vertical-align: middle; display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/OlympeCover.jpg" alt="Couverture Olympe" width="182" height="260" /></a></strong></em></td>
</tr>
<tr>
<td>
<p style="text-align: right;"><em><strong><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/olympe-de-gouges-9782203031777.html">Retrouver </a></strong></em></p>
<p style="text-align: right;"><em><strong><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/olympe-de-gouges-9782203031777.html">Olympe de Gouges</a></strong></em></p>
<p style="text-align: right;"><em><strong><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/olympe-de-gouges-9782203031777.html">dans notre librairie</a></strong></em></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="padding: 0px; margin: 0px;">On imagine que, <strong>côté illustration, Catel a elle aussi potassé</strong> les planches de l'Encyclopédie, les vieilles gravures et peintures du 18e siècle pour détailler les costumes, les décors et les accessoires de cet album. On reconnaît ainsi au passage les attitudes des personnages des théâtres à découper imprimés à Epinal lors des scènes de théâtre et, à d'autres moments, les décors – notamment les bâtiments – rappellent les gravures de l'époque.</p>
<p style="padding: 0px; margin: 0px;"> </p>
<p>Le nombre impressionnant de planches ne doit en aucun cas rebuter les lecteurs, bien au contraire, c'est avec plaisir qu'on dépose l'album en cours de lecture, pour le retrouver plus tard. En effet, la vie d'Olympe est racontée en brefs chapitres qui se lisent d'une traite. Si le livre est long, il est sans longueurs.</p>
<p> </p>
<p>Et la simplicité du découpage, avec un grand maximum de neuf cases par page, rend la lecture d'autant plus fluide que les personnages sont aisément identifiables grâce à un jeu de traits et d'accessoires remarquable par sa simplicité. Un foulard ou un chapeau, une forme de visage et un nez suffisent souvent à reconnaître un des protagonistes.</p>
<p> </p>
<p>Et si vous n'en avez pas encore assez lu sur Olympe et ses contemporains, la bande dessinée est suivie d'une biographie chronologique puis d'une présentation détaillée de chacun des perosnnages historiques qui apparaissent dans le recit.</p>
<p> </p>
<p><strong>On peut parier que ce livre se retrouvera bien vite, comme « <em>Kiki de Montparnasse</em> », dans toutes les bibliothèques d'amateurs de bande dessinée éclairés</strong>. Et désormais, dès lors, familiers de cette impressionnante Olympe qu'ils n'oublieront pas de sitôt.</p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/olympe-de-gouges-une-femme-hors-du-temps-1812.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/olympe-de-gouges-une-femme-hors-du-temps-1812.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Nicolas Ancion)</author>
				<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 15:53:19 +0200</pubDate>
				<category>Critiques BD</category>
			</item>			<item>
				<title>Rideau pour De Cape et de crocs, entre Tex Avery et la commedia dell'arte.</title>
				<description><![CDATA[<p><span><em>ACTA EST FABULA</em>... Le rideau tombe sur la série <em>De Cape et de Crocs </em>(Delcourt) d'Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou. Une publication commencée en 1995 et prévue au départ en trois volumes... et voilà le dixième ! <em>AURI SACRA FAMES</em> ? Un délayage honteux motivé par l'argent ? Que nenni, que nenni !!! </span></p>
<p style="text-align: right;"><em><strong><br /></strong></em></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/"><em><strong>La Chronique BD, avec </strong></em></a></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/"><em><strong><img src="http://actualitte.com/images/actualites/BDfugue/BDfugue.jpg" alt="" width="203" height="40" /></strong></em></a></p>
<p style="text-align: right;"><em><strong><br /></strong></em></p>
<p style="text-align: left;">Si l'on doit choisir un mot pour caractériser <em>De cape et de crocs</em>, c'est : fantaisie ! Fantaisie des auteurs élaborant cette histoire dans l'esprit de l'improvisation théâtrale, selon l'humeur ou l'inspiration du moment. Fantaisie des personnages venant pour déclamer une seule tirade et en vrais cabotins, finissant par s'accaparer une scène entière.</p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Fantaisie d'un univers faisant se télescoper la folie visuelle d'un Tex Avery et l'invention verbale de la <em>commedia dell'arte</em>. Et bonheur de conclure par une belle fin qui nous laisse nostalgiques... mais sans regret : <em>ITE MISSA EST !!!</em> Souvenons-nous : au départ, Don Lope de Villalobos y Sangrin, loup espagnol, et Armand Raynal de Maupertuis, renard gascon, se lancent dans une course au trésor dans l'Europe du dix-septième siècle. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<table border="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: right;"><a href="http://www.bdfugue.com/de-cape-et-de-crocs/"><img src="http://actualitte.com/images/actualites/cape_et_crocs.jpg" alt="" width="209" height="290" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td>
<p style="text-align: right;"><em><strong><a href="http://www.bdfugue.com/de-cape-et-de-crocs/">De Cape et De Crocs </a></strong></em></p>
<p style="text-align: right;"><em><strong><a href="http://www.bdfugue.com/de-cape-et-de-crocs/">Alain Ayrole et Jean-Luc Masbou</a></strong></em></p>
<p style="text-align: right;"><em><strong><a href="http://www.bdfugue.com/de-cape-et-de-crocs/">sur BDfugue.com</a></strong></em></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span>De rebondissements en péripéties, ils vont jusqu'au bout du monde et même au-delà. Ils se lient d'amitié avec le lapin Eusèbe, rencontré sur un banc de galère : un peu gaffeur, mais plein de bonne volonté, il les tire plus d'une fois d'un traquenard. Ils croisent le Raïs Kader, corsaire Ottoman, qui leur prête main forte d'abord par intérêt puis par amitié, et le savant fou - mais génial - Bombastus. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Ils trouvent l'amour sous les traits respectifs d'Hermine, ardente gitane, et de la diaphane Séléné. Ils combattent le pirate Boney Boone - et ses hommes, au moins aussi bêtes que méchants - ainsi que le Capitan Mendoza, génie du mal. Ils explorent la lune et son royaume fantastique... Ouf !</span></p>
<p><span><br /> </span><span>Ce qui rend <em>De Cape et de Crocs </em>irrésistible jusqu'à cet ultime épisode, c'est la joyeuse érudition d'Ayroles et Masbou, qui leur permet de multiplier les allusions, parodies et pastiches, tant au niveau du dessin que du texte, et sans que cela devienne pédant ou assommant. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Les noms des deux principaux personnages sont une révérence au <em>Roman de Renart </em>mais leurs aventures évoquent plutôt Alexandre Dumas et ses mousquetaires, ou Robert-Louis Stevenson et ses pirates. L'évocation du royaume lunaire ? </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p>Cyrano de Bergerac, bien sûr (le vrai, pas celui d'Edmond Rostand) ou les voyages fantastiques de Jonathan Swift ! <em>De Cape et de Crocs </em>est aussi un hommage aux fabulistes Ésope ou la Fontaine : loup, renard, lapin, cigogne (pas de raton-laveur) doués de parole présentent des caractères typés jusqu'à l'exagération, pour fustiger les travers humains.</p>
<p> </p>
<p>Mais de plus, ils évoluent au milieu d'animaux et d'humains "normaux" créant ainsi une réjouissante absurdité et installant un climat burlesque. Ajouté au foisonnement du dessin, tout cela confine au "nonsense" !!! Et fort logiquement, cette bande dessinée qui est une véritable déclaration d'amour au théâtre classique est incarnée au fil des ans sur les planches - en bois, celles-là - par plusieurs troupes adaptant l'univers d'Ayroles et Masbou ou jouant <em>Le Médecin Imaginaire</em>, Impromptu en un acte et en vers écrit par Alain Ayroles. <em>De Cape et de Crocs </em>?</p>
<p> </p>
<table border="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.bdfugue.com/moi-en-mieux"><img id="image" title="moi en mieux" src="http://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782203032866_1_75.jpg" alt="moi en mieux" width="193" height="280" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td>
<p style="text-align: right;"><strong><a href="http://www.bdfugue.com/moi-en-mieux">Moi en mieux, de </a></strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><a href="http://www.bdfugue.com/moi-en-mieux"><em>Kyung</em>-<em>Eun Park</em>, <em>Antoine Ozanam</em></a></strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><a href="http://www.bdfugue.com/moi-en-mieux"><em>sur BDfugue.com</em></a></strong></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Une série à lire et relire, pour le plaisir et pour découvrir les détails qui vous échappent au premier abord ! Il y en a forcément... <em>DOCTUS CUM LIBRO !!!</em></p>
<p><span> </span></p>
<p><span><strong>Mais jetez un coup d'œil à celui-ci...</strong></span><span> </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Dans <em>Moi en Mieux </em>(Casterman) d'Antoine Ozaram et Kyung Eun Park, Valentin Choupeau, excellent pâtissier, mais piètre homme d'affaires trouve l'idée du siècle pour pallier la défection de son associé Maxime parti faire du business aux États-Unis : fabriquer un Golem qui bossera à sa place et lui permettra de passer plus de temps avec sa femme et ses enfants. </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Bingo ! </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>Sauf que le Golem est à ce point réussi qu'il lui pique sa place et le chasse littéralement de sa propre vie... Un thème classique du romantisme allemand et du fantastique d'Europe centrale délocalisé dans la province française et le commerce de détail !!! </span></p>
<p><span><br /></span></p>
<p><span>C'est plutôt rigolo, absurde et le dessin a du caractère. A découvrir !</span></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/rideau-pour-de-cape-et-de-crocs-entre-tex-avery-et-la-commedia-dell-arte-1811.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/rideau-pour-de-cape-et-de-crocs-entre-tex-avery-et-la-commedia-dell-arte-1811.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Thierry Saint-Solieux)</author>
				<pubDate>Sat, 21 Apr 2012 09:49:49 +0200</pubDate>
				<category>Critiques BD</category>
			</item>			<item>
				<title>Le Bon, la Brute et le Truand : chronique au bon air du désert (3)</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>Plus redoutée qu'un règlement de comptes à O.K. Corral, plus anxiogène qu'un regard sombre jeté sous un soleil de plomb, à l'abri de son Stetson, plus dangereuse qu'un crotale déposé dans la botte de celui que l'on souhaite éliminer... voici la chronique hebdomadaire. Trois titres, trois ambiances, pour trois fois plus de plaisir.</strong></p>
<p> </p>
<p>Petit accompagnement musical</p>
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<p>Et c'est parti pour les plaines du grand ouest librairien...</p>
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<p> </p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Le Bon</strong></span></p>
<p> </p>
<p>de la semaine, c'est le roman de Gordon Zola, publié au Léopard masqué (16 €), J'écluse. Adepte de la parodie, du calembour et de la bonne plaisanterie potache, Gordon renoue avec un roman historique déjanté, s'appuyant sur la triste histoire d'un officier du renseignement français, passablement alcoolique. Ce dernier dut mener l'enquête de sa vie pour reconstituer la vérité sur l'histoire D. </p>
<p> </p>
<p>C'est ce grand roman de la vérité dans lequel apparaissent tour à tour Edmond Rostand, Jules Verne, Émile Zola (l'autre), Gustave Eiffel, Félix Faure et bien d'autres personnages historiques...</p>
<p> </p>
<p>Un joli moment de plaisir et de « sévices textuels », pour amateurs éclairés et lecteurs désinhibés. </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.decitre.fr/livres/J-ecluse.aspx/9782358310178"><strong>À retrouver sur la librairie de Decitre</strong></a></p>
<p><a href="http://www.decitre.fr/livres/J-ecluse.aspx/9782358310178"><strong><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782358310178FS.gif" alt="" width="318" height="475" /></strong></a></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>La Brute</strong></span></p>
<p> </p>
<p>est entrée brutalement dans la rédaction avec un essai paru chez Grasset. Catherine Ternaux propose d'envisager un nouveau regard sur la sexualité... La polygamie, pourquoi pas (10 €), c'est une approche différente non seulement de notre société, mais principalement du divorce. Car pour lutter contre le divorce, la polygamie pourrait devenir une solution intéressante. </p>
<p> </p>
<p>« <em>Si la nature semble nous inciter à la polygamie, la culture, elle, se montre bien réticente.</em> » Approche assez décomplexée, difficile à accepter, mais largement discutée dans un livre qui met sens dessus dessous nos assurances et nos certitudes. </p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.decitre.fr/livres/La-polygamie-pourquoi-pas.aspx/9782246796565"><strong>À retrouver sur la librairie Decitre</strong></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.decitre.fr/livres/La-polygamie-pourquoi-pas.aspx/9782246796565"><strong><img src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782246796565FS.gif" alt="" width="321" height="475" /></strong></a></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Le Truand </strong></span></p>
<p> </p>
<p>de la semaine, est publié chez First, (4,95 €), et vous réserve de belles journées avec... la maman de votre être aimé. 200 histoires, spécial belles-mères. Évidemment, elles sont l'objet de toutes les mesquineries... parce qu'après tout elles le méritent bien. </p>
<p> </p>
<p>La légende veut que son auteur en ait épuisé plus de dix-neuf, avant d'avoir besoin de se lancer dans un exercice d'exorcisme, concrétisé dans ce petit livre. </p>
<p> </p>
<p>Citations et autres plaisanteries bien cruches... un petit texte dont on peut ne pas se priver. « <em>Pas de mer qui ne soit salée, ni de belle-mère qui soit douce.</em> » (Jacques Sidvé) </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.decitre.fr/livres/200-histoires-special-belles-meres.aspx/9782754035880">A retrouver sur la librairie de Decitre</a></p>
<p><a href="http://www.decitre.fr/livres/200-histoires-special-belles-meres.aspx/9782754035880"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/bon_brute_truand/9782754035880FS.gif" alt="" width="358" height="475" /></a></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/le-bon-la-brute-et-le-truand-chronique-au-bon-air-du-desert-3-1810.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/le-bon-la-brute-et-le-truand-chronique-au-bon-air-du-desert-3-1810.htm</guid>
				<author>ng@actualitte.com (Nicolas Gary)</author>
				<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 10:35:31 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>Pop et Kok, Julien Péluchon, Page 99</title>
				<description><![CDATA[<p><strong>La fin du monde paraît bien triste. Pop et Kok vivent au quotidien des situations désarmantes. Plus rien ne sera jamais comme avant.</strong></p>
<p><strong><br /></strong></p>
<p>"<em>Fin du XXIIe siècle. La Terre est dévastée. Tout n'est plus qu'éboulis, friches et terrains vagues contaminés où zonent barbares, zombies et bêtes sauvages. Pour survivre et s'élever socialement, Pop et Kok, deux irréductibles optimistes, sortes de Bouvard et Pécuchet de l'apocalypse, montent des petites entreprises minables qui échouent non moins minablement. Ils ont des amours lamentables, défendent leur peau contre les barbares</em>."</p>
<p> </p>
<p><strong>La page 69</strong>, assez courte, raconte les conséquences désastreuses de Kok et d'une femme avec laquelle il a couché. La rencontre est planifiée, comme pour ne pas gâcher ce bref moment de plaisir que les deux inconnus s'apprêtent à s'offrir l'un à l'autre. Cependant, le résultat est bien peu satisfaisant, puisque Kok en retire une maladie vénérienne carabinée. Cette aventure lui a appris à faire plus attention aux partenaires qu'il choisit, dans ce monde où le danger semble guetter partout, où personne n'est à l'abri des barbares et des zombies. Le lecteur est partagé entre dégoût et pitié, comprend à quel point, au-delà de la Terre, les relations entre les hommes sont dévastées elles-aussi. Les moments d'intimité s'enchaînent, comme s'ils étaient devenus, somme toute, trop insignifiants pour qu'on s'y attarde.</p>
<p> </p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/Pop_et_Kok.jpg" alt="" width="239" height="350" /></p>
<p> </p>
<p><strong>A la page 99</strong>, nous sommes le 11 décembre 2189. Pop, épris de Dominique, quitte sa maison pour la retrouver. Il arpente les rues de la ville, muni d'une carte datant d'avant le Souffle responsable de l'anéantissement de le Terre. On y voit les décombres de la ville de Rouen, où se déroule une partie de l'intrigue. L'initiative de Pop pour retrouver celle qu'il aime, avec qui il communique à l'aide de signaux de fumée, lui paraît trop complexe au bout de deux jours de marche. Il abandonne. Et dans cette décision, on sent qu'aimer a peut-être moins de valeur, l'effort n'est plus si important. A quoi bon, quand on risque de mourir étrangement, zombifié, de faim, ou criblé de flèches...</p>
<p> </p>
<p>Le roman de Julien Péluchon propose un tableau déconcertant, mi-comique mi-pathétique, de notre civilisation après l'apocalypse, aussi soudaine qu'étrange, et dont la raison importe finalement peu dans l'intrigue C'est le récit de la survie, où comment vivre comme avant quand la ville qu'on habite n'est plus qu'un amas de gravats et de ronces hallucinogènes. A mi-chemin entre un témoignage de guerre et de la science-fiction, ce roman ne se veut aucunement moralisateur, et donne à voir à quoi ressemble la recherche du bonheur après l'écroulement du monde tel que nous le connaissons.</p>
<p> </p>
<p><a href="http://librairie.actualitte.com/rechercher/result/?q=9782021055061+péluchon&amp;search-scope=7561"><img style="float: right;" src="http://actualitte.com/images/actualites/librairie_actualitte_decitre.jpg" alt="" width="220" height="76" /></a></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/pop-et-kok-julien-peluchon-page-99-1809.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/pop-et-kok-julien-peluchon-page-99-1809.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Fanny Pradier)</author>
				<pubDate>Wed, 18 Apr 2012 16:23:48 +0200</pubDate>
				<category>Critiques</category>
			</item>			<item>
				<title>Vincent Bernière ouvre les portes du "Château des ruisseaux"</title>
				<description><![CDATA[<p>Peut-on, au même moment scénariser le pire et le meilleur ? Poser la question, on s'en doute, c'est déjà y répondre. Car on n'aurait pas l'idée de s'interroger si on n'était précisément confronté à ce cas de figure. Les éditions Dupuis viennent de publier deux albums très différents tous deux scénarisés par Vincent Bernière. L'un est très bon, l'autre très décevant.</p>
<p> </p>
<p><strong>Un auteur</strong></p>
<p> </p>
<p>L'homme n'est pas un inconnu. Il avait déjà raconté dans un roman autobiographique appelé joliment appelé «<em> Shoot Again</em> » ses aventures dans les années 80 avec la drogue, le rock et la new-wave, publié par les éphémères éditions du Panama. Il est aussi à la tête de deux collections aux Editions Delcourt, l'une, Erotix, qui publie la BD érotique et l'autre, Outsider, qui traduit les classiques de la BD indépendante américaine. Mais on n'avait pas encore pu lire de BD imaginée par cet auteur.</p>
<p> </p>
<p>Fidèle à son parti-pris proche de l'autofiction, dans les deux titres, Bernière prend pour personnage principal un toxicomane qui tente de s'en sortir. On sait que l'auteur est passé par là, il est sevré depuis 1994 et fait de cette expérience la matière même de son imaginaire depuis qu'il publie.</p>
<p> </p>
<p><strong>Deux albums</strong></p>
<p> </p>
<table border="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: right;"><strong><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/les-stupefiantes-aventures-de-viny-k-tome-1-une-si-jolie-petite-gueule-9782800149301.html"><img src="http://actualitte.com/images/actualites/stupefiantes_aventures.gif" alt="" width="165" height="220" /></a></strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/les-stupefiantes-aventures-de-viny-k-tome-1-une-si-jolie-petite-gueule-9782800149301.html">A retrouver dans notre librairie</a></strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><a href="http://librairie.actualitte.com/livres/les-stupefiantes-aventures-de-viny-k-tome-1-une-si-jolie-petite-gueule-9782800149301.html">avec Decitre</a></strong></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Je ne m'étendrai pas sur «<em> les Stupéfiantes aventures de Viny K.</em> » dessinées par Erwann Terrier, car l'album rate à peu près tout ce qu'il entreprend. Oscillant entre la fiction et l'autobiographie, l'invention d'un héros reporter et celle d'un looser anti-héros, l'histoire qui part d'Europe pour pister un gourou serial baiseur au fond de l'Inde n'est ni crédible ni délirante, on ne s'inquiète pas pour les personnages et l'on se demande où tout cela va s'embourber à la fin. Oublions-la vite et venons-en à ce qui mérite toute l'attention.</p>
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<p>«<em> Le château des ruisseaux </em>», dans la collection Aire Libre chez Dupuis, est une belle réussite. Collant au plus près à une étape du parcours de Bernière, l'album raconte l'arrivée dans un centre de désintoxication de Jean et Marie. La démarche du lieu est aux antipodes de ce qu'ils connaissent au quotidien : dans ce château, on ne prend rien, ni substances illicites ni médicaments. On se soigne en groupe, en parlant, en échangeant, en se baladant à l'intérieur du parc.</p>
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<p>On rencontre les anciens, on accueille les nouveaux et on cherche à se défaire, petit à petit de ses vieilles habitudes ou de ses démons intérieurs. Les interdits sont nombreux : ni films ni télé, ni alcool ni histoires d'amour. On comprend qu'avec un régime pareil, le temps a bien du mal à passer. Mais si on parvient à tenir le coup deux mois avec ces contraintes, on résistera sans doute mieux aux tentations une fois sorti du château.</p>
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<p><strong>Dessiné caméra à l'épaule</strong></p>
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<p style="text-align: right;"><a href="http://librairie.actualitte.com/rechercher/result/?q=le+château+des+ruisseaux&amp;search-scope=7561"><strong><img src="http://actualitte.com/images/actualites/chateau_ruisseaux.gif" alt="" width="165" height="220" /></strong></a></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://librairie.actualitte.com/rechercher/result/?q=le+château+des+ruisseaux&amp;search-scope=7561"><strong>Le château des ruisseaux</strong></a></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://librairie.actualitte.com/rechercher/result/?q=le+château+des+ruisseaux&amp;search-scope=7561"><strong>dans notre librairie</strong></a></p>
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<p>Proche du documentaire, le récit prend le lecteur par la main et le guide dans cet univers clos et apaisant, il l'invite lui aussi à rencontrer les habitants des lieux, à se prendre d'affection pour eux, à redouter qu'ils ne rechutent ou que pire encore ne leur arrive. Il met en lumière les petits détails qui permettent à une personne de s'en sortir ou de rechuter. Il porte l'attention non pas sur les produits mais sur les faiblesses de ceux qui les consomment et les dynamiques qui les aident.</p>
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<p>Le récit est soutenu par le trait hyper réaliste de Frédéric Poincelet, aussi précis dans le rendu des attitudes que dans celui des visages. Réalisés à partir de modèles réels qui ont posé pour les différentes scènes, les dessins soulignent l'aspect documentaire et vraisemblable de cette histoire.</p>
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<p>L'album suit le discours intérieur de Jean mais se permet des scènes dialoguées et des plongées dans le journal intime du narrateur. Les dessins sans cases, les bulles en couleur, la mise en page très libre où les corps occupent toute la place montrent bien que l'enjeu essentiel de cette cure est dans les relations humaines. Relations avec les autres et relation à soi-même.</p>
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<p>Une belle leçon, qu'on parcourt avec beaucoup d'émotion.</p>
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<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://actualitte.com/images/actualites/CHATEAU-01-F-02.jpg" alt="" width="526" height="755" /></p>]]></description>
				<link>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/vincent-berniere-ouvre-les-portes-du-chateau-des-ruisseaux-1803.htm</link>
				<guid>http://www.actualitte.com/critiques/bd-manga-comics/critiques-bd/vincent-berniere-ouvre-les-portes-du-chateau-des-ruisseaux-1803.htm</guid>
				<author>contact@actualitte.com (Nicolas Ancion)</author>
				<pubDate>Tue, 17 Apr 2012 14:04:09 +0200</pubDate>
				<category>Critiques BD</category>
			</item>
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