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Internet sans pitié pour les auteurs plagiaires
Ils ont intérêt à marcher droit (d'auteur)
Par Antoine Oury,Le jeudi 01 mars 2012 à 10:53:08 - 0 commentaire
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Internet main dans la main avec le copyright ? Pour beaucoup, l'idée est attirante, mais inconcevable. Et pourtant, la toile vient de démasquer une auteure plagiaire qui avait allégrement pioché dans quelques créations. Il est vrai que l'enquête n'a pas été très difficile (la plagiaire s'était contentée de changer les noms et les lieux), mais c'est une affaire bouclée pour Inspecteur Internet.
Ce fut un véritable crêpage de chignons virtuel : un combat digne des plus grands, qui a commencé avec une accusation lancée par l'auteure Liz Fielding sur son blog personnel. Spécialisée dans la romance, elle a enfilé les gants pour défendre ses droits, bafoués d'après elle par Kay Manning, qui aurait pillé sans vergogne sa nouvelle The Cinderella Valentine pour « écrire » La Maison Romance, publiée sur Smashword.

« Je ne sais pas qui est Kay Manning, mais elle n'a pas écrit cette histoire : j'en suis l'auteure », a affirmé Fielding, ajoutant que « Ce qu'a fait Kay Manning, c'est simplement changer les noms des personnages, les lieux et quelques petits détails. » L'accusée a d'abord invoqué une simple erreur d'archivage, puisqu'elle a expliqué s'être trompée de dossier en classant la nouvelle dans son ordinateur, croyant donc qu'elle faisait partie de ses propres écrits (!).
« Si j'avais vraiment voulu "voler", vous pensez franchement que je l'aurais mise en accès libre ? Qu'est-ce que j'en aurais tiré ? » concluait Manning pour sa défense, après avoir retiré sa nouvelle de Smashword.
Malheureusement pour elle, Elizabeth Chaldwick, une auteure de fiction historique, ne s'est pas arrêtée là : en observant méthodiquement la page recensant les écrits de Manning sur Goodreads, elle a mis à jour une ribambelle de plagiats éhontés, où Manning utilisait à nouveau sa méthode de changements « mineurs », modifiant simplement les noms des personnages.
Sous une telle avalanche de coups, Kay Manning tombe comme Mohamed Ali après un crochet du gauche de Joe Frazier, et avoue finalement la supercherie : « Je m'excuse auprès de tous les auteurs, éditeurs et maisons d'édition que j'ai volés. Je n'ai aucune excuse. Tous les distributeurs ont été avertis, et les contenus que je n'ai pas pu retirer moi-même le seront bientôt par les tiers. »
Dans un exercice d'autocritique qui n'aurait pas déplu à Mao, elle termine par un pathétique « je suis une voleuse, une plagiaire, pas une auteure. » Il y a une vie après le plagiat (qu'elle se mette en contact avec PPDA ou Macé-Scaron, ils ont des tuyaux), peut-être pourra-t-elle s'inspirer de son histoire pour écrire, cette fois, sa propre nouvelle ?
Sources : The Guardian , Smart Bitches Trashy Books , Liz Fielding blog
Pour approfondir
Mots clés :
plagiat -
Kay Manning -
romance -
blog
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