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Comment John Grisham a perdu 6 millions $

Depuis, ça va mieux, rassurez-vous

Par Clément Solym,Le mercredi 04 avril 2012 à 12:20:36 - 0 commentaire

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Avant de devenir John Grisham, John n'était que Grisham. Et en 1989, il fallait une boule de cristal bien polie pour devenir la carrière que le bonhomme allait connaître dans l'édition. D'autant que, 1989, c'est l'année de la chute du mur de Berlin ou encore la rencontre entre Gorbatchev et Bush père... Autant d'événements à peu près éclipsés par la réussite de John Grisham.

 

Aujourd'hui, le romancier se souvient, dans The Daily Beast, de cette époque. Auteur inconnu, dans une maison d'édition inconnue, avec A Time to Kill, son premier manuscrit sous la main, et un tirage à 5000 exemplaires. « À l'époque, il n'y avait pas de bonne librairie dans ma petite ville natale. Mon idée était d'acheter un millier de livres, faire une grande rencontre dans la bibliothèque, et faire venir tous mes amis. » Un peu d'argent facilement gagné. « C'était mon grand plan. »

 

Tous les livres de John Grisham

à retrouver en librairie

John Grisham, à l'époque, était avocat, dans un petit cabinet, à temps complet. Et ce ne sont pas 1000, mais 1500 exemplaires que l'éditeur finit par lui envoyer. Mais sans place pour les stocker, John se souvient qu'il a fallu les empiler un peu partout : dans l'entrée, dans le bureau de la secrétaire, dans les couloirs, dans le bureau... bref, partout. 

 

Après une petite explication, 500 exemplaires du livre repartent à l'éditeur, et en route pour la petite sauterie en bibliothèque. Mais à la fin de la surprise-partie, il lui reste 882 exemplaires sur les bras. Et retour à la case départ : stocker les livres dans le bureau du cabinet d'avocats, qui ont fini par servir à tout, même à caler des portes... Sic.

 

Entre temps, quelques-uns étaient vendus, pour 10 ou 5 $, parfois même à des clients du cabinet d'avocat... Et ce n'est qu'avec le temps, plusieurs dédicaces en bibliothèque, que John est parvenu à se débarrasser de tout le stock. Sauf que le livre ne s'est pas vendu par la suite, et qu'il n'y a plus jamais eu de copies imprimées.

 

« Ces 5000 livres étaient les uniques et seules premières éditions de A Time to Kill. Ce livre a aujourd'hui une valeur de 4000 $. J'en ai eu 1500 exemplaires dans mon cabinet d'avocat, à un moment précis. Donc, c'est ma grande erreur, cela représente à peu près 6 millions $, d'après mon calcul. »

 

Depuis, Doubleday a racheté les droits, et réédité le livre en 1991, avec plus de 20 millions d'exemplaires vendus depuis. 

Pour approfondir



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