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Démantèlement d'un trafic de livres rares à la bibliothèque Girolamini de Naples

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Par Clément Solym,Le dimanche 12 août 2012 à 13:38:52 - 1 commentaire

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Tout livre portant l'estampille de la vénérable bibliothèque Girolamini de Naples peut-être porteur d'une histoire brûlante. L'ancien directeur de l'établissement, Marino Massimo De Caro, a été arrêté en mai par la police, accusé d'avoir dépouillé la bibliothèque qu'il avait la responsabilité de préserver, en volant les livres et les revendant sur le marché ouvert ou directement à des collectionneurs.

 

La chute du brigand a été précipitée par une visite inopinée du professeur d'histoire de l'art à l'université de Naples, Tomaso Montanari, par ailleurs collaborateur du quotidien italien Il Fatto Quotidiano. Arrivant sur les lieux, ce passionné de lecture a découvert des livres empilés sur des étagères à moitié vides, parsemées de canettes de soda et de déchets en tous genres.

 

 

Sans perdre un instant, Tomaso Montanari a immédiatement rédigé un article et lancé une pétition qui, en peu de temps, a été signée par des centaines d'intellectuels italiens s'interrogeant sur la légitimité de la nomination de Massimo De Caro.

 

Ce dernier est d'ores et déjà sous les verrous, accusé de détournements de fonds et de conspiration. Selon le procureur, l'homme a volé, durant les 11 mois qu'il a passé à la tête de l'institution, des centaines d'ouvrages. Les enquêteurs ont découvert plusieurs cartons contenant des livres de valeur, avec le sigle de la bibliothèque, dans des garages et des logements privées dans plusieurs villes, ainsi que dans plusieurs salles de ventes.

 

Le procureur de Naples, Giovanni Melillo, a indiqué avoir repéré jusqu'à présent 3 000 livres, dont certains bloqués à des ventes aux enchères. Il a expliqué que Massimo de Caro était à la tête d'un gang de criminel créé pour dépouiller les bibliothèques, dont l'accès est limité au public depuis plusieurs décennies. Seulement la moitié des 170 000 livres de la bibliothèques ont été référencés et les enquêteurs ont actuellement des difficultés à estimer avec précision le nombre exact de livres volés.

 

L'homme s'est défendu en affirmant avoir certes soustrait quelques ouvrages dans l'intention de les revendre, mais seulement pour payer la restauration des autres livres de la bibliothèque, sous-financée.

 

Selon The New York Times, la question est maintenant de savoir comment l'individu est arrivé à la tête d'un aussi prestigieux établissement, alors qu'il a été nommé par le ministre de la Culture italien Giancarlo Galan en avril 2011 et reconduit dans ses fonction par le successeur de ce dernier, Lorenzo Ornaghi, en décembre.

Sources : The New York Times

Pour approfondir



Réactions

Publié par moloch

 

Quel scandale ! Voler des livres rares ! Sans doute, ces livres étaient très anciens et devaient couter une fortune.

Écrit le 13/08/2012 à 18:02

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