Le monde de l'édition > International > Actualité

L'argent public dépensé pour propager la bonne parole d'Obama

70.000 $ d'achats,

Par Clement Solym,Le vendredi 28 octobre 2011 à 10:31:07 - 1 commentaire

Zoom moins Zoom plus Signaler erreur Imprimer Envoyer à un(e) ami(e)

12

C'est tout de même une affaire de classe : d'un côté, un président à l'expression confuse et irritante pour les oreilles. De l'autre, un bonhomme classieux qui offre des livres... Certes les siens, et certes, aux frais du contribuable, mais tout de même, reconnaissons à Barack Obama un peu plus de charisme qu'au nouveau papa...


On apprend en effet que le Département d'État a injecté plus de 70.000 $ dans l'achat d'ouvrages qui furent envoyés à des bibliothèques clefs, un peu partout dans le monde. Et ces dernières ont reçu Dreams from my father, le livre autobiographique d'Obama et d'autres titres rédigés de la main du président.

 

 

Ainsi, l'ambassade américaine en Égypte avait dépensé 28.000 et quelques dollars, pour des achats de ce livre, en août 2009. Et six semaines plus tôt, ce fut une autre commande pour 9000 $ de livres, qui eut lieu. Même topo à Jakarta, en Indonésie, toujours pour l'ambassade étasunienne, qui a acheté pour plus de 3800 $ du livre Audacity of Hope.

 

L'exception culturelle obamienne ?

 

Une situation quelque peu étrange, et qui semble dévoiler une typicité d'Obama, puisque du temps des administrations de Clinton ou de Bush, aucun achat de ce genre ne fut entrepris. En revanche, le mois qui a suivi l'arrivée au poste de président, une série d'achats a été réalisée, pour propager la sainte parole du nouveau président.

 

Les associations de lutte contre les dépenses abusives de l'argent public sont montées au créneau : on parle de propagande, d'achats inappropriés, réalisés avec l'argent du contribuable, on parle de scandale, et ainsi de suite. Cependant, on oublie que dans le cas des diplomates, les livres servent aussi de moyen d'échange, et de communication, pour faire passer des idées et mieux se faire comprendre de son interlocuteur.

 

Et pour le territoire américain lui-même, l'achat de livre par le Département d'État n'est pas rare. Sauf que n'acheter que les titres du président en poste, c'est effectivement plus délicat.

En outre, face au 250.000 $ dont Barack a fait cadeau à des organisations caritatives ua cours de l'année passée, ces 70.000 $ semblent une goutte d'eau. Mais en l'état, les questions restent. Et personne à la Maison Blanche n'a souhaité y répondre.

 

Et en outre, si le président a empoché des droits d'auteur sur ces ventes, cela représenterait 7000 $ d'argent de poche, pas tout à fait anodin, pour le contribuable moyen...

 

Espérons simplement que les livres n'ont pas été achetés à Amazon...

Sources : via The Christian Monitor , The Washington Time

Pour approfondir



Réactions

Publié par Kolka

 

Je vous trouve bien indulgent avec Obama... Je ne vois pas où est l'élégance dans cette pratique... Ce serait arrivé en France, auriez-vous trouver le "bonhomme classieux" ??? J'en doute !

Écrit le 29/10/2011 à 11:10

Répondre | Alerter

 

Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

Suivez-nous

Désinscription

Les blogs de la rédaction

La traversée du chien, Pierre Puchot

Quatrième de couverture : « Elle se tient là, à trente kilomètres de Paris, cette immense ville-cité de la Grande Borne, [...]

Aperçu sur la littérature dite « populiste » – Un article à paraître en Roumanie

Chers lecteurs de Roumanie, Une pluie épaisse comme une soupe tombe depuis plusieurs jours sur Paris. On se croirait en automne. [...]

Devenir son propre livre : « La boucle du relieur », 48ème nouvelle du Projet Bradbury

Je ne m'en cache pas. D'ailleurs, ce n'est plus un secret pour personne : même si je suis fier d'avoir [...]

Sondage

Les éditeurs et la promotion des livres : paroles d'auteur

 

 

 

 

 

 

 

Voir les résultats

 

© 2007 - 2014 - actualitté.com