Le monde de l'édition > International > Actualité

L'Australie voit d'un très mauvais oeil le procès fait à Apple

Susceptible de rendre la concurrence plus agressive

Par Antoine Oury,Le vendredi 13 avril 2012 à 17:17:52 - 0 commentaire

Zoom moins Zoom plus Signaler erreur Imprimer Envoyer à un(e) ami(e)

12

L'Australian Bookseller Association a exprimé par la voix de son président Jon Page son désaccord avec la procédure judicaire du Departement of Justice américain à l'encontre d'Apple et de cinq éditeurs. (voir notre actualitté) L'association estime que le contrat d'agence mis en cause a permis d'éviter le monopole d'Amazon sur l'édition australienne.

 

S'inscrivant dans la ligné de sa cousine américaine, l'Australian Bookseller Association a vivement critiqué le réglement proposé par le DoJ, et a défendu le contrat d'agence mis sur pied par Apple et cinq éditeurs majeurs : « C'est presque un modèle de prix fixes, mais c'est un modèle qui essaye d'endiguer les tarifs agressifs. Sur le court terme, les consommateurs penseront être gagnants, mais bientôt il n'y aura plus de marché, parce que c'est impossible de vendre les produits à perte » a déclaré Jon Page.

 

 

Il fait référence au très décrié contrat de mandat d'Amazon, qui permet à l'entreprise de définir elle-même le prix des ebooks. Le leader du e-commerce est particulièrement redouté en Australie, surtout après le rachat de The Book Depository. (voir notre actualitté) Le monopole d'Amazon sur le marché du livre est constamment remis sur le tapis depuis le début du procès, et John Sargent, le directeur éxecutif de MacMillan, a rejeté la proposition du DoJ en déclarant qu'elle ne ferait que « rendre à Amazon un monopole qu'il s'entête à construire. »

 

L'American Booksellers Association a donné le mot d'ordre dès l'annonce des propositions du DoJ, que trois éditeurs sur cinq ont accepté : « Nous pensons que le DoJ a tort sur toute la ligne », s'est inquiété Oren Teicher, PDG de l'American Booksellers Association. Comme un ultime pied-de-nez, Amazon a annoncé dès la révélation des propositions de la DoJ son intention de réduire le prix de ses ebooks best-sellers, de 14,99 $ à 9,99 $. Pas de répit pour la concurrence.

Sources : The Australian , Market Day , New York Times

Pour approfondir



Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

Suivez-nous

Désinscription

Les blogs de la rédaction

L'Académie Balzac et chapitre.com, Partenaires à la recherche de nouveaux auteurs

« L'édition oublie qu'elle doit tout aux auteurs et elle laisse les nouveaux partir chez Amazon Publishing. Il est...

Et maintenant, une page de publicité : « Spot », 35ème nouvelle du Projet Bradbury

La publicité fait, qu'on le veuille ou non (en général, c'est plutôt "ou non"), partie intégrante de...

Pourquoi écrivez-vous, Olivia Elkaim ?

  . Olivia Elkaim est l'auteur de trois romans : Les Graffitis de Chambord (Grasset, 2008), Les Oiseaux noirs de...

Sondage

Les éditeurs et la promotion des livres : paroles d'auteur

 

 

 

 

 

 

 

Voir les résultats

 

© 2007 - 2014 - actualitté.com